
INTRODUTION
Bonjour à toutes et à tous,
Bienvenue sur ce blog dans lequel nous allons vous expliquer les tenants et les aboutissants de notre projet de deuxième année du cycle préparatoire à Polytech Angers.
Ce projet a constitué l’un des axes majeurs de notre 4ᵉ semestre de PeiP. Il représentait plus de 100 heures de travail dans notre emploi du temps, sans compter les nombreuses heures supplémentaires que nous y avons consacrées.
Comme vous avez pu le lire dans le titre, notre projet s’intitulait « Projecteur Son et Lumière ». À première vue, ce nom peut sembler assez vague. Laissez-nous vous expliquer plus concrètement en quoi consistait ce fameux projecteur.
Tout a commencé par une demande d’une enseignante de Polytech. Dans le cadre d’un projet artistique, elle avait besoin d’un dispositif capable d’illuminer une fresque murale. Mais ce n’était pas la seule contrainte. En effet, le projecteur devait également être capable de lancer automatiquement une description audio de l’œuvre dès qu’un spectateur s’en approchait.
Vous comprenez désormais mieux l’intitulé de notre projet et commencez peut-être à entrevoir les défis auxquels nous avons dû faire face durant ces 100 heures de travail. Alors installez-vous confortablement, on vous raconte tout !
I. Le cahier des charges
Avant de toucher au moindre composant ou d’écrire la première ligne de code, il a fallu définir précisément ce que notre projecteur devait être capable de faire. Ce document s’appelle un cahier des charges, et il a guidé toutes nos décisions tout au long du projet.
Le système devait détecter automatiquement la présence d’un visiteur dans un rayon de trois mètres et déclencher simultanément une animation lumineuse sur la fresque et un message audio-descriptif. Le tout devait fonctionner en totale autonomie énergétique pour pouvoir être déplacé facilement devant n’importe quelle partie de l’œuvre. Enfin vous vous en doutez, le boîtier devait résister aux conditions extérieures.
Un dernier point qui nous a particulièrement guidés était que nous devions pouvoir changer le message audio sans toucher au code. Il suffisait de remplacer le fichier sur une carte SD en bref assurer la simplicité d’utilisation pour n’importe qui.
II. Le choix des composants
- Raspberry Pi Pico 2
- Capteur PIR (infrarouge)
- LED High Power
- Lentille de focalisation
- Dissipateur thermique
- DFPlayer Mini
- Carte SD
- Haut-parleur Visaton FRS 8 M
- 3 accumulateurs




III. Le code et la platine d’essai
C’est probablement la partie qui nous a demandé le plus de patience. Avant de souder quoi que ce soit, tout a d’abord été testé sur une platine d’essai, aussi appelée breadboard. L’idée est simple : on branche les composants avec de petits fils sans rien souder, ce qui permet de corriger les erreurs sans abîmer le matériel.
Nous avons procédé par blocs. D’abord le capteur PIR seul, puis la LED, puis le module audio, et enfin l’assemblage de tout ça ensemble. Pour programmer la carte, nous avons utilisé CircuitPython qui est un langage dérivé de Python que nous connaissions déjà. Nous codions le programme via l’éditeur Thonny, parfaitement compatible avec le Pico.

Le capteur et la lumière
Lorsque le PIR détecte une présence, il envoie un signal qui déclenche l’allumage de la LED. Celle-ci ne peut pas être commandée directement par le Pico car ses broches ne délivrent que quelques milliampères, bien insuffisants pour alimenter une LED. On a donc intercalé un transistor MOSFET qui agit comme un interrupteur électronique : le Pico lui donne l’ordre, et lui se charge de laisser passer le courant vers la LED.
La partie audio : le casse-tête
Nous avons adopté le DFPlayer Mini. Ce petit module se pilote via une liaison série appelée UART : le Pico lui envoie de courtes instructions en code hexadécimal, et le DFPlayer s’occupe du reste. Trois commandes suffisent à tout gérer : lancer la lecture, régler le volume, et stopper la piste. Une fois codée, changer le message audio devient aussi simple que de remplacer un fichier sur une clé USB.

La synchronisation son-lumière : notre plus gros défi
Il nous restait un problème de taille : comment faire en sorte que la LED reste allumée exactement le temps de la lecture audio, ni plus ni moins. La solution est venue du DFPlayer lui-même. Ce module dispose d’une broche appelée BUSY qui indique en temps réel si une piste est en cours de lecture : elle passe à l’état bas pendant la lecture, et revient à l’état haut dès que c’est terminé. En branchant cette broche sur le Pico et en lui demandant de maintenir la LED allumée tant que BUSY est active, la synchronisation est devenue parfaite.

IV. L’électronique : souder sans trembler
Une fois tous les tests validés sur la breadboard, place à la soudure. Fini les petits fils amovibles : tout est désormais fixé de manière permanente sur une plaque de soudure. Cette étape est sans doute la plus stressante du projet. La moindre erreur est difficile à corriger et peut endommager un composant… Pour éviter les problèmes liés à l’alimentation nous avons décidé de créer deux rails, un de 12V et l’autre de 5V afin de pallier aux chutes de tension provoquées par l’allumage du haut parleur.


V. La conception mécanique : donner une forme au projet
En parallèle de tout le travail électronique, il fallait aussi concevoir le boîtier qui allait accueillir l’ensemble du système. Pour cela, nous avons utilisé SolidWorks, un logiciel de conception 3D que nous avions découvert lors de nos cours.

Une fois la modélisation terminée, les pièces ont été imprimées en PLA à l’imprimante 3D de l’école. Quelques ajustements manuels ont été nécessaires pour corriger de petits défauts d’impression, mais l’ensemble s’est assemblé de manière satisfaisante
Conclusion
Cent heures de projet, c’est long. Et en même temps, ça passe incroyablement vite quand on est dans le feu de l’action, à calibrer un capteur récalcitrant ou à souder un composant pour la troisième fois. Ce projet nous a appris que concevoir un système complet, de l’idée jusqu’au boîtier final, est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Chaque partie semble gérable seule mais c’est quand on les assemble toutes que les vraies difficultés apparaissent.
Merci à M. Sylvain Bignon et Mme Valérie Billaudeau pour leur encadrement et leur patience, ainsi qu’à toutes les personnes qui nous ont aidés le long de ce semestre.




















































































































