Table des matières #BUAPro

Mis en avant

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Voici une table par thème et auteurs, en complément des catégories retrouvées* pour faciliter l’expérience de tourisme bibliothéconomique en ligne. Pour le tourisme in situ (voire à distance), des visites BUApro sont organisées 1 fois par an en décembre.

En gras, les billets rédigés ou mis à jour en 2024

I. Thèmes

Espaces

Formation

OSINT4Fun : quels savoir-faire à l’heure de Perplexity ? [nouveau 2024]

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Handicap et bibliothèques : “la pente est raide…”

gif anime des 4 premières diapositifs donnant le titre de la présentation

J’ai encore dit oui. Mon goût d’apprendre des choses en acceptant d’en parler en public, alors même que je ne suis pas solide sur mes appuis, aura ruiné un nombre conséquent de mes nuits. Je continue à me méfier de l’ultracrépidarianisme et risque fort, en écrivant ce billet, de mettre en lumière la légendaire “poutre dans mon œil”. Puisse les quelques collègues qui passeront par là, plus fin·es connaisseurs et connaisseuses que moi sur la question que j’avais accepté de traiter, de ne pas s’en servir pour m’assommer mais plutôt m’aider à affiner et compléter mon propos et à souligner tout ce qu’il pouvait comporter de maladroit et d’inadapté afin que je l’amende.

Handicap et bibliothèque : vous avez 90 minutes

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OSINT4Fun : quels savoir-faire à l’heure de Perplexity ?

J’ai demandé à Perplexity – ma nouvelle amie, dont la capacité à résumer en 10 secondes des tas de trucs et de machins m’angoisse et me ravit – de me résumer, en un court paragraphe, ce qu’était Osint4fun. Voici ce qu’elle m’en a dit.

Résumons-nous

“OSINT4Fun est un projet pédagogique de l’Université d’Angers axé sur l’Open Source Intelligence (OSINT). Il propose des challenges et des ressources en plusieurs langues pour apprendre les techniques de recherche d’informations en sources ouvertes. Le projet a débuté, en novembre 2023 avec un calendrier de l’avent OSINT, qui a connu un succès inattendu avec plus de 15 000 visiteurs uniques et 85 000 validations de challenges.”

Un article de Jean-Philippe Nicoleau, publié par Ouest France le 5 décembre 2023 résume de manière enlevée l’improbable jeu de rencontres qui a rendu possible ce premier projet.

Alors, me direz-vous, puisque tout est déjà en ligne, ou reformulé gentiment par des machines qui après avoir détrôné le Catalogue, se mêlent désormais de frapper d’obsolescence nos compétences accumulées en une scolarité gavée d’épreuves de résumés et de notes de synthèse, pourquoi donc un billet écrit à la main par une humaine qui laisse des fôtes d’orthographe, comme dans les années 2000 ?

Pour raconter comment on peut utiliser ces petits jeux et challenges, au sein d’une équipe de bibliothèque, pour éviter que nos compétences de recherche documentaire ne rouillent complètement et pour faire de leur rafraîchissement un sport collectif.

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Nul n’est prophète en son pays

Maxime Szczepanski et moi sommes intervenus à la JE UX Design de l’ADBU les 18 et 19 novembre 2024. Nous sommes revenus le 18 novembre 2024 sur 10 ans d’organisation des journées de visites actives BUApro, à l’occasion des journées d’étude UX design de l’ADBU.

Nous en avons profité pour produire un petit guide pratique pour vous permettre d’organiser vos propres visites actives, car nous aussi à Angers, nous aimerions parfois aller jouer sur des terrains différents du nôtre !

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Sobriété et attractivité : la BU Belle Beille en transition(s)

Ce billet reprend les éléments présentés lors de la journée d’étude du congrès de l’ADBU de Dijon le 10 octobre 2024. Invité à parler avec Stéphane Amiard (Vice Président Patrimoine immobilier de l’Université d’Angers) des enjeux de transition(s) du campus démonstrateur de Belle Beille, j’en ai profité pour brosser ce qui, selon moi, constitue quelques enjeux majeurs des années à venir pour nos bibliothèques universitaires.

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Ma BU se fait une beauté

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Cette illustration n’est en rien une référence à la regrettable phrase prononcée par un ancien président de la République lors d’un déplacement à Argenteuil en 2005. Elle vous présente le meilleur ami des bibliothécaires de la BU d’Angers, affectueusement appelé Pollux, qui s’illustre chaque été (et aussi ponctuellement dans l’année universitaire) en entretenant sols, coussins, tissus, assises, bref, tout ce qui vieillit et se tache. Le neuf ne dure pas, c’est un fait.

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De la vertu d’écrire sur son stage un an (et des poussières) plus tard

[Billet rédigé par Elise L., conservatrice stagiaire DCB30 en 2021 – désormais conservatrice à l’université Sorbonne Nouvelle]

De la fin août jusqu’à la mi-décembre 2021, j’effectuai le traditionnel stage professionnel de quatre mois en tant que conservatrice-stagiaire à l’Enssib (promotion DCB 30). Mon choix s’était porté sur la bibliothèque universitaire d’Angers pour de multiples raisons (toutes, évidemment, meilleures les unes que les autres). Plus d’un an un peu tassé après la fin de ce stage, il est intéressant de se remémorer dans le détail cette expérience riche dont le souvenir a eu tendance à perdre un peu en épaisseur après ma prise de poste, le vortex des tâches quotidiennes durant cette première année en poste ayant tendance à aspirer énergie et hauteur de vue. Me replonger dans ce stage est donc un excellent moyen de prendre du recul, d’actualiser des apprentissages et d’interroger mes pratiques actuelles. Je ne reviendrai pas ici sur l’intégralité de mes expériences durant ce stage. Il s’agit plutôt, en revenant sur le cœur du sujet qui m’a occupé pendant quatre mois, d’éclairer ce que j’en retiens dans mon poste actuel.

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BUApro spécial réponse en ligne – novembre 2022

Site web de la BU d'Angers

Site web de la BU d’Angers

Depuis plusieurs années, nous organisons des visites professionnelles thématiques de la BUA d’Angers plusieurs fois par an, que nous voulons “utiles, utilisables et désirables” pour nos visiteuses et visiteurs, que ce soit en termes de dynamique d’équipe, si plusieurs personnes d’un établissement font le déplacement, qu’en matière d’échanges avec des collègues d’horizons variés.  Ces visites ne se limitent pas à la découverte des espaces et à un moment d’échange avec un ou deux professionnels de la BUA. Continuer la lecture

De bibliothécaire à conservatrice, un stage de transition

mon stage tgvElisabeth Collin-Canto (@ecollin7) a effectué un stage de 4 semaines au printemps 2021 à la BUA : c’était la première fois que nous accueillions une “bibliothécaire en transition”*, c’est à dire une collègue très expérimentée et très compétente en phase de “changement de corps BIB -> DCB”, pour utiliser les mots que l’administration emploie pour qualifier la métamorphose promotion d’un agent d’un “corps” à l’autre, en l’occurence celui de bibliothécaire à conservatrice. Nous la remercions chaudement d’alimenter la rubrique “Stages BUAPro”, d’enrichir notre collection de sketchnotes, après ceux d’Elodie C. et d’Anne G., et n’avons eu qu’à nous réjouir, encore une fois, d’avoir pu accueillir une professionnelle en devenir, qui nous a comme les autres, beaucoup apporté ! [N. Clot]

*quoique, Anne G., tout aussi compétente et motivée, se métamorphosait elle de BIBAS en BIB…

Planning stage BUA mars 2021

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Fontaine, je boirai de ton eau

fontaine_a_eau_BUAAmandine Jacquet m’a appris qu’un de nos dadas angevins, très répandu dans les bibliothèques ailleurs dans le monde, allait devenir obligatoire en France à compter du 1er janvier 2022. Tous les établissements recevant du public seront désormais tenus d’être équipés d’au moins une fontaine d’eau potable accessible au public (1) par tranche de 300 personnes accueillies.

J’en profite donc pour remettre en lumière cet extrait du billet de février 2019 qui parlait principalement de l’installation de nos distributeurs “sans gobelets”, mais aussi en passant de nos fontaines à eau, parce que c’est maintenant qu’il faut commencer à vous préparer à rendre ce service, nouveau peut-être pour vous et très apprécié des publics, dès janvier 2022.

De l’eau à volonté

Depuis 2010, nous offrons à nos usagers dans chaque BU un distributeur eau froide à 5°, eau chaude à 80°, qui garde l’incontestable mérite d’offrir un service gratuit moyennant un investissement à 1500 € –  après des tribulations nombreuses sur le choix du modèle. Si vous souhaitez mettre en place ce service, notez 4 choses importantes pour votre analyse des besoins :

  1. installation sur le réseau d’eau potable et contrat de maintenance et nettoyage 2 fois par an,
  2. gros débit (pour éviter les files d’attente) et espace de distribution confortable (au moins 35 cm entre la sortie d’eau et le socle),
  3. boutons poussoirs robustes,
  4. système d’évacuation performant +++, une personne sur deux rinçant son mug de la veille à même la fontaine, ce dernier constat s’appuyant sur des dizaines d’observations et la mort par asphyxie par excès d’arrosage d’un papyrus placé à proximité d’une fontaine à l’évacuation insuffisante.

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Eloge de l’emmental

Modèle de l'emmental : Se défendre face à une pandémie virale respiratoire  ou pourquoi un seul type d'intervention ne sufFIt pas à arrêter la contagion
Comment être sûr.e d’être #EnLieusûr à la BUA, au delà de l’affichage ?

J’ai commencé et interrompu l’écriture de ce billet plusieurs fois depuis l’ouverture du brouillon le 17 août 2020. Je le publie maintenant que plusieurs articles peer-reviewed publiés dans des journaux médicaux de premier rang, comme le Lancet, JAMA et le BMJ (1) apportent un gage de “scientificité” à une vision qui m’était parfois renvoyée comme nourrie exclusivement du hashtag #CovidIsAirBorne et bien trop pessimiste. 

Ces articles d’avril 2021 mettent en avant un changement de paradigme scientifique : là où ceux de la “transmission par le toucher et les objets contaminés” et des “postillons à moins de 1m” prévalent encore dans bien des esprits, notamment chez les collègues du monde des bibliothèques, nous embrassons à la BUA, depuis juin 2020, celui d’une “accumulation dans l’air ambiant d’aérosols potentiellement contagieux en milieu clos”.

En lieu sur

Les mesures de réduction des risques à prioriser étant bien différentes, selon la vision que l’on a des modalités principales de transmission, cela a son importance.

Contrairement à certaines, dont le point de vue est tout à fait respectable, nous n’avons jamais été partisanes de la fermeture totale des BU, mesure la plus efficace pour y empêcher à 100% la transmission virale. Dans la plus pure tradition de la culture de réduction des risques (3), nous sommes parties de l’idée que la BU pouvait jouer un rôle de “salle de consommation à moindre risque” de la sociabilité étudiante en période de pandémie.

Nous avons ensuite priorisé nos actions avec, en tête, la hiérarchie de modes de contagion suivante : aérosols +++  > manuportage +/- :

  1. Limiter l’effet Diamond Princess
  2. CovidIsAirborne : port du masque et détection du CO2
  3. Protéger l’équipe
  4. Mani pulite
  5. Choisir ses combats

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