Table des matières #BUAPro

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Voici une table par thème et auteurs, en complément des catégories retrouvées* pour faciliter l’expérience de tourisme bibliothéconomique en ligne. Pour le tourisme in situ (voire à distance), des visites BUApro sont organisées 3 fois par an en mars, juin et décembre.

En gras, les billets rédigés ou mis à jour en 2020

I. Thèmes

Traductions | Réflexions générales

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BUApro spécial collections – décembre 2021

playmobil bibliothèque

Depuis plusieurs années, nous organisons des visites professionnelles thématiques de la BUA d’Angers plusieurs fois par an, que nous voulons “utiles, utilisables et désirables”. Ces visites ne se limitent pas à la découverte des espaces et à un moment d’échange avec un ou deux professionnels de la BUA.

Elles vous permettent de repartir en ayant vraiment utilisé des méthodes UX pour vous faire une idée du fonctionnement et de la réception par le public des services de la BUA et d’échanger activement avec des participant·e·s de profils variés et une dizaine de collègues d’Angers.

À la veille de plusieurs mois de travaux structurants, nous nous intéressons en cette fin 2021 aux usages des collections, leur valorisation et leur mise en espace, avec l’aide d’une stagiaire conservatrice, Elise Leclère, et en partenariat technique avec le Userlab de l’université d’Angers qui devrait pouvoir nous prêter des dispositifs d’eye tracking mobile.

Ce BUApro permettra de collecter et d’exploiter :

  • des données et ressentis d’usages des collections et de leur signalétique et mise en valeur dans les espaces et sur le site web, au moment du lancement de la version bêta d’une refonte de notre site web,

  • des données et ressentis sur l’organisation du circuit du document en interne, après la mise en place d’une modification dans le circuit des suggestions d’achat en ligne

Il ne s’agit ni d’une journée d’étude, ni d’une série de conférences, mais d’une mise en pratique, sur de vraies données et sur le terrain, qui nous permettra de réfléchir ensemble. L’idée est qu’organisatrices et participant·e·s y puisent des idées pratiques de transposition sur leur propre terrain.

Cette 11ème édition de BUApro aura lieu les mardi et mercredi 14 et 15 décembre 2021, sur deux courtes journées sur site. Les inscriptions sont ouvertes sur Eventbrite.

Le temps de travail sera organisé de la manière suivante,

  • Mardi 14 décembre : 11h30-17h30 : faire connaissance entre participant·e·s et se familiariser avec les espaces + 2 ateliers de collecte ou exploitation de données.
  • Mercredi 15 décembre : 9h-15h : restitution et speed-dating.

Pour permettre une dynamique de groupe fluide, les inscriptions sont limitées à 15 personnes. Si vous venez en équipe, chaque personne doit s’inscrire de manière individuelle. En cas d’affluence, nous constituerons une liste d’attente et vous préviendrons en cas de désistement ou d’organisation d’une nouvelle session.

>>>>>>> Inscriptions via eventbrite [ouvertes pour le BUApro des mardi 14 et mercredi 15 décembre 2021]

À bientôt !

De bibliothécaire à conservatrice, un stage de transition

mon stage tgvElisabeth Collin-Canto (@ecollin7) a effectué un stage de 4 semaines au printemps 2021 à la BUA : c’était la première fois que nous accueillions une “bibliothécaire en transition”*, c’est à dire une collègue très expérimentée et très compétente en phase de “changement de corps BIB -> DCB”, pour utiliser les mots que l’administration emploie pour qualifier la métamorphose promotion d’un agent d’un “corps” à l’autre, en l’occurence celui de bibliothécaire à conservatrice. Nous la remercions chaudement d’alimenter la rubrique “Stages BUAPro”, d’enrichir notre collection de sketchnotes, après ceux d’Elodie C. et d’Anne G., et n’avons eu qu’à nous réjouir, encore une fois, d’avoir pu accueillir une professionnelle en devenir, qui nous a comme les autres, beaucoup apporté ! [N. Clot]

*quoique, Anne G., tout aussi compétente et motivée, se métamorphosait elle de BIBAS en BIB…

Planning stage BUA mars 2021

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Fontaine, je boirai de ton eau

fontaine_a_eau_BUAAmandine Jacquet m’a appris qu’un de nos dadas angevins, très répandu dans les bibliothèques ailleurs dans le monde, allait devenir obligatoire en France à compter du 1er janvier 2022. Tous les établissements recevant du public seront désormais tenus d’être équipés d’au moins une fontaine d’eau potable accessible au public (1) par tranche de 300 personnes accueillies.

J’en profite donc pour remettre en lumière cet extrait du billet de février 2019 qui parlait principalement de l’installation de nos distributeurs “sans gobelets”, mais aussi en passant de nos fontaines à eau, parce que c’est maintenant qu’il faut commencer à vous préparer à rendre ce service, nouveau peut-être pour vous et très apprécié des publics, dès janvier 2022.

De l’eau à volonté

Depuis 2010, nous offrons à nos usagers dans chaque BU un distributeur eau froide à 5°, eau chaude à 80°, qui garde l’incontestable mérite d’offrir un service gratuit moyennant un investissement à 1500 € -  après des tribulations nombreuses sur le choix du modèle. Si vous souhaitez mettre en place ce service, notez 4 choses importantes pour votre analyse des besoins :

  1. installation sur le réseau d’eau potable et contrat de maintenance et nettoyage 2 fois par an,
  2. gros débit (pour éviter les files d’attente) et espace de distribution confortable (au moins 35 cm entre la sortie d’eau et le socle),
  3. boutons poussoirs robustes,
  4. système d’évacuation performant +++, une personne sur deux rinçant son mug de la veille à même la fontaine, ce dernier constat s’appuyant sur des dizaines d’observations et la mort par asphyxie par excès d’arrosage d’un papyrus placé à proximité d’une fontaine à l’évacuation insuffisante.

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Eloge de l’emmental

Modèle de l'emmental : Se défendre face à une pandémie virale respiratoire  ou pourquoi un seul type d'intervention ne sufFIt pas à arrêter la contagion
Comment être sûr.e d’être #EnLieusûr à la BUA, au delà de l’affichage ?

J’ai commencé et interrompu l’écriture de ce billet plusieurs fois depuis l’ouverture du brouillon le 17 août 2020. Je le publie maintenant que plusieurs articles peer-reviewed publiés dans des journaux médicaux de premier rang, comme le Lancet, JAMA et le BMJ (1) apportent un gage de “scientificité” à une vision qui m’était parfois renvoyée comme nourrie exclusivement du hashtag #CovidIsAirBorne et bien trop pessimiste. 

Ces articles d’avril 2021 mettent en avant un changement de paradigme scientifique : là où ceux de la “transmission par le toucher et les objets contaminés” et des “postillons à moins de 1m” prévalent encore dans bien des esprits, notamment chez les collègues du monde des bibliothèques, nous embrassons à la BUA, depuis juin 2020, celui d’une “accumulation dans l’air ambiant d’aérosols potentiellement contagieux en milieu clos”.

En lieu sur

Les mesures de réduction des risques à prioriser étant bien différentes, selon la vision que l’on a des modalités principales de transmission, cela a son importance.

Contrairement à certaines, dont le point de vue est tout à fait respectable, nous n’avons jamais été partisanes de la fermeture totale des BU, mesure la plus efficace pour y empêcher à 100% la transmission virale. Dans la plus pure tradition de la culture de réduction des risques (3), nous sommes parties de l’idée que la BU pouvait jouer un rôle de “salle de consommation à moindre risque” de la sociabilité étudiante en période de pandémie.

Nous avons ensuite priorisé nos actions avec, en tête, la hiérarchie de modes de contagion suivante : aérosols +++  > manuportage +/- :

  1. Limiter l’effet Diamond Princess
  2. CovidIsAirborne : port du masque et détection du CO2
  3. Protéger l’équipe
  4. Mani pulite
  5. Choisir ses combats

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Travailler ensemble (en temps de pandémie)

pot_claudineMaud Puaud et moi avons animé, fin janvier 2021, un Focus en formation tout au long de la vie enssib sur le télétravail. Nous avions décidé de promouvoir une utilisation active du volet pratique d’un très bon petit guide de la direction interministérielle de la transformation publique sur l’animation d’équipe en situation de travail hybride, télétravail + in situ.

teletravail

Nous nous sommes rendues compte, en animant cette formation, que des choses qui étaient pour nous des évidences du “Travailler ensemble” n’étaient pas partout modélisées comme nous le faisions depuis plusieurs années, sans nous en rendre compte, dans notre pratique “normale” du monde d’avant.

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Immersion à la BUA : retour sur un stage du monde d’avant

Stagiaire BUAtourBillet écrit par Antoine T. , conservateur des bibliothèques, DCB28. Chaque année, la BU d’Angers propose un stage long aux élèves conservateurs. Ce billet, le 5ème, dont nos stagiaires nous ont fait cadeau (voir aussi ceux de Katrina K, d’Elodie C., d’Anne G., de Roman S.), raconte, avec 18 mois de recul, ce que peut apporter un stage professionnel long et actif pour préparer au “choc initial” d’une vraie prise de poste.

Moi, Antoine T., stagiaire à la BUA…

” Plus d’un an après avoir réalisé un stage de quatre mois à la BUA, dans le cadre de ma formation d’élève conservateur des bibliothèques, et six mois après ma première prise de poste, il me semblait pertinent de faire un retour sur ce que j’ai retiré de ce stage dans ma pratique quotidienne (d’autant plus pertinent que c’est une explication crédible à une formidable procrastination ayant duré une année). La position de stagiaire et d’élève conservateur n’est effectivement pas la même que celle de cadre sortant d’Enssib nouvellement en responsabilité d’une équipe et faisant face aux chocs, plus ou moins anodins, d’une prise de poste et de son appropriation.

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Les “visites” BUApro : une édition particulière

feminismeDepuis plusieurs années, nous organisons des visites thématiques de la BUA d’Angers trois fois par an, que nous voulons “utiles, utilisables et désirables”, qui ne se limitent pas à une simple découverte des espaces, mais qui permettent de repartir avec une véritable vision des enjeux de la mise en place de tel ou tel service, grâce à des observations in situ et des rencontres avec le personnel de la bibliothèque. La crise sanitaire nous a fait suspendre temporairement ces visites depuis la dernière en décembre 2019.

Nous avons envie, pour clore le “Mois du Genre” organisé par l’université d’Angers en mars 2021, de vous inviter à un BUApro un peu particulier. Participer à une visite professionnelle active et créative n’implique pas forcément de prendre un train et les méthodes UX (entretiens à distance, enquêtes flash, analyses de sets de données d’usages) peuvent aussi permettre de découvrir de l’intérieur le fonctionnement d’un service !

Nous avons choisi une thématique que nous n’avons jamais explorée jusqu’ici : peut-on avoir une lecture féministe du fonctionnement de la BUA ? Continue reading

En lieu sûr ?

en lieu sur twitter bleuLe décret n° 2020-663 du 31 mai 2020 a formellement autorisé le retour des usagers dans les bibliothèques universitaires, sans autre précisions (pour en savoir plus, voir l’article d’Actualitté sur le sujet).

Le 2 juin au matin, la MISTRD envoyait sur la liste de diffusion des directrices et directeurs de BU, un vademecum  sur les conditions d’ouverture en service restreint de services de prêt-retour de type 30 minutes chrono en se référant exclusivement au décret abrogé du 20 mai. Continue reading

30 minutes chrono : un service de transition

30 minutes chronoNous avions 3 motivations principales pour nous astreindre à détricoter temporairement le fonctionnement de la BUA après le déconfinement :

1.  permettre aux collègues, las de rester assignés à domicile, de revenir travailler sur site,

2. nous habituer, alors que la circulation du coronavirus en Maine-et-Loire est très faible, à intérioriser jusqu’à la routine les gestes barrières,

3. ne pas laisser dormir la montagne de papier imprimé tout l’été alors que quelques étudiants et chercheurs s’en sentaient privés. Continue reading

De la certitude

certitude Nous venons de vivre une période de flottement, où les règles d’un jour changeaient le lendemain et où se laisser porter par des décisions qui nous dépassaient était notre horizon sur quelques semaines.

Le déconfinement, après 50 jours de navigation à vue déléguée aux “autorités”, est une forme de débarquement de l’arche de Noé, qui nous rend à chacun des responsabilités au delà de celle de rester chez soi, de rester en vie, de nourrir et prendre soin de soi et des siens.

En tant que dépositaire d’une parcelle d’autorité et de pouvoir sur les contraintes faites à autrui, notamment celle de venir ou non travailler et interagir avec une communauté comptant potentiellement plus de 20000 personnes, je me trouve confrontée, plus que jamais dans ma vie professionnelle, à des questionnements éthiques. Par plaisanterie, j’ai pu dire que j’avais l’impression que ma vie intérieure du moment ressemblait à une longue dissertation de philosophie abordant  “libre arbitre et responsabilité individuelle”, “utilitarisme et déontologie“, “justice locale et allocation de ressources limitées” , “humilité épistémique et biais cognitifs” , etc.

Isabelle Richard, notre VP CA, avait prévenu que la période serait compliquée (voir du PCA au PRA), riche en interactions conflictuelles entre “ceux qui pensent qu’on en fait trop et ceux qui pensent qu’on n’en fait pas assez”, “ceux qui veulent que tout redevienne vite comme avant et ceux qui rêvent d’un monde d’après”…

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