Colloque Les conflits de mémoire : arts, histoire, commémorations

Ce colloque transdisciplinaire international est organisé dans le cadre du programme FAMAH (La Fabrique de la mémoire : arts et histoire) par les laboratoires 3L.AM et CERHIO. Il s’intéressera non seulement aux événements historiques qui font l’objet de conflits de mémoire, mais également aux œuvres artistiques, parfois produites en marge des institutions, qui participent à conforter ou à contester, l’interprétation consensuelle de ces événements.

Rendez-vous les 6 et 7 avril 2017 à l’Université du Maine.

Site du colloque ici

Programme complet

 

 

Comité d’organisation : Renaud Bouchet, Hélène Lecossois, Delphine Letort, Stéphane Tison

 

Edition 2017 du cycle « histoire et mémoire des déportations » du CERHIO

Mercredi 22 mars 2017 à l’Université d’Angers.

Depuis une douzaine d’années, des membres du CERHIO organisent annuellement une journée « Histoire et mémoire des déportations ». Le principe de ce
cycle est le croisement de travaux d’histoire universitaire, de mémoire des
acteurs/témoins et des expressions documentaires et fictionnelles. Le cycle
vise un public varié : étudiants, enseignants du secondaire, milieux associatifs,
citoyens. L’édition 2017 porte sur « la transmission » de la mémoire
de la déportation et de l’internement en abordant la déportation et le génocide
des Arménien, la shoah, l’internement et la déportation des tziganes.
L’approche choisie cette année inclut aussi la question des mémoires familiales,
notamment à partir de témoignages mis en valeur dans un documentaire.

Programme complet ICI

Projet ESPER 2017 « Femmes et construction européenne »

 Dans le cadre de sa mission pédagogique diocésaine auprès de la Maison de L’Europe/Europe Direct du Mans (projet ESPER : en Sarthe des Projets Européens se Rencontrent), Luc Foucault-Gini, professeur d’histoire-géographie, organise le 21 mars 2017 le colloque “Femmes et construction/intégration européenne” destiné aux élèves de premières et de terminales. Celui-ci prendra la forme de trois table-rondes, l’une à dimension historique, les deux autres à vocation médiatique et politique.

Programme 21 mars 2017

Inconnu présumé français : un film sur les enfants d’Indochine

Dans le cadre de la programmation Exils. Et si on en parlait ? programme complet ici le film documentaire de Philippe Rostan Inconnu présumé Français (2011) sera projeté à Vouvray (37). Il évoque les enfants eurasiens, nés d’une mère vietnamienne et d’un père soldat français, qui ont été pris en charge par une association (la FOEFI), amenés en France et élevés dans des foyers pour en faire des citoyens français. L’un de ces foyers était implanté à Vouvray.

Inconnu présumé français

La projection du film sera suivie d’une discussion avec Yves Denéchère, professeur d’histoire contemporaine, Université d’Angers – CNRS, auteur de « Les ″rapatriements″ d’enfants eurasiens en France à la fin de la guerre d’Indochine », Revue d’Histoire de l’Enfance « irrégulière« , n°14, 2012, pp.123-139. Texte à lire ici

 

Un film documentaire sur Louise Weiss

ARTE a diffusé samedi 11 février à 17h15 un film documentaire de Jacques Malaterre :
Louise Weiss, une femme pour l’Europe
Les Oubliés de l’Histoire
Une collection créée et dirigée par Jacques Malaterre et co-écrite par Jean-Yves Le Naour
(France, 2016, 20 x 26 mn)
Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de soie, Sara M

 

Une Bourse européenne Marie Curie

L’Université d’Angers vient d’obtenir une bourse de recherche dans le cadre de l’appel à projets Horizon 2020, Marie Sklodowska-Curie Actions, Individual Fellowships, qui permet de financer des mobilités de chercheurs.

Grâce à cette bourse individuelle financée par l’Union européenne, le Centre de recherches historiques de l’ouest (CERHIO, FRE CNRS) va accueillir durant 24 mois une chercheuse roumaine. Luciana Jinga travaillera sous la direction d’Yves Denéchère sur un projet intitulé GenHumChild : Gender and Transnational Humanitarian Commitment for Children (Europe – 1980-2007) qui a été défini et construit dans le cadre du programme de recherche pluridisciplinaire EnJeu[x] Enfance et Jeunesse. http://enfance-jeunesse.fr/

Titulaire de deux masters de l’Université Alexandru Ioan Cuza de Iași, l’un en histoire, l’autre en études francophones, Luciana Jinga a obtenu en 2011 un doctorat en cotutelle entre les universités de Iasi et d’Angers avec une thèse intitulée « Les femmes dans le parti communiste roumain (1945-1989) ». Elle a ensuite intégré comme chercheuse l’Institut d’investigation sur les crimes du communisme et la mémoire de l’exil roumain (IICCMER) à Bucarest.

Âgée de 32 ans, Luciana Jinga, membre associée du CERHIO depuis 2012, a récemment piloté plusieurs programmes de recherche pour l’IICCMER et a publié des articles en roumain, en français et en anglais notamment sur la place et le rôle des femmes dans le régime communiste roumain ou les effets de la politique nataliste de Ceausescu.

Elle rejoindra les équipes de l’Université d’Angers en septembre 2017, pour 2 ans.

Parole(s) des enfants et droits des enfants XXe -XXIe siècles

Le programme EnJeu[x] Enfance et Jeunesse organise un colloque international pluridisciplinaire en partenariat avec l’UNICEF, les 22 et 23 novembre 2017.

Il abordera notamment les thèmes suivants : le recueil et le respect de la parole des enfants, protection et citoyenneté, la parole des enfants en institutions…

L’appel à communication est désormais disponible : AAC-colloque22-23nov2017  et les propositions sont à adresser avant le 10 avril 2017 :

Emission de radio : « Vers la fin de l’adoption à l’étranger ? »

Au vu de l’évolution des chiffres de l’adoption internationale ces dernières années, certains s’interrogent sur l’avenir de cette forme de protection des enfants qui ne trouvent pas dans leur pays une réponse satisfaisante à leur situation.

Mercredi 21 décembre de 18h20 à 19h00, sur France Culture, dans l’émission « Du grain à moudre », Mélanie Chalandon en discutera avec ses invités : Béatrice Biondi, directrice générale de l’Agence Française de l’Adoption ; Nigel Cantwell, consultant pour le Conseil de l’Europe ; Yves Denéchère, professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Angers ; Nathalie Parent, présidente d’Enfance et Familles d’Adoption.

Les « enfants de Madame Massu » d’Alger au Béarn (1957-1980)

L’Association Jeunesse a été fondée à Alger en 1957 par Suzanne Massu - l’épouse du général – dans le but de recueillir des enfants musulmans isolés et de leur apporter une éducation et une formation assurant leur avenir. Dans le contexte délicat de la fin de la guerre d’Algérie, l’association s’est transplantée en Béarn où elle a poursuivi son œuvre en s’occupant aussi d’enfants de Harkis. Dans les années 1960 et 1970, les adolescents ont grandi, ont appris des métiers, se sont insérés dans la vie active et ont fondé des familles. Un certain nombre d’entre eux sont demeurés dans la région où ils entretiennent encore une mémoire des « enfants de Madame Massu » comme ils aiment s’appeler. La conférence présentera un travail de recherche mené depuis deux ans à partir d’archives inédites et de témoignages.

Invitation : Conférence 28 novembre Pau

Moins d’adoptions à l’étranger. Regarder la réalité en face.

Par Yves Denéchère, professeur à l’Université d’Angers, directeur du programme EnJeu[x] Enfance et Jeunesse.

« Point de vue » paru dans Ouest-France le lundi 26 septembre 2016. A retrouver sur le site de Ouest-France

La question est légitime au regard de l’évolution des chiffres de ces dernières années. En 2015, la France a délivré 815 visas à des enfants étrangers en vue d’adoption par des Français. Le nombre ne sera pas supérieur en 2016. Il était à plus de 4 100 en 2005. Cette tendance – qui s’inscrit dans une évolution mondiale identique –  inquiète et frustre des milliers de Françaises et de Français titulaires d’un agrément en vue de l’adoption d’un enfant mais qui ne peuvent finaliser leur projet. Mais il faut toujours rappeler que l’adoption est une mesure de protection de l’enfance dont la finalité est de donner une famille à un enfant qui n’en a pas, et non l’inverse. Le droit à l’enfant n’existe pas, en revanche celui-ci a des droits, énoncés par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (1989) et spécifiquement concernant l’adoption internationale par la Convention de La Haye (1993).

La restriction du nombre d’enfants adoptables à l’international est due en partie à une réaction souvent constatée depuis les années 1960 : quand un pays envoie certains de ses enfants pour l’adoption à l’étranger, cela s’accompagne du développement de l’adoption nationale dans le pays lui-même. Ce qui est encouragé par la Convention de La Haye. On comprend donc, qu’avec les années, les adoptants nationaux des pays sources prennent en charge de plus en plus d’enfants. En ce sens, la diminution drastique de l’adoption internationale peut être vue comme une bonne nouvelle : de par le monde, il y aurait donc moins d’enfants délaissés sans solution dans leur pays.

L’intérêt de l’enfant d’abord

Hélas, cette présentation des choses doit être tempérée par les constats faits dans de nombreux pays en retard de développement où la situation des enfants sans famille ne s’améliore que très lentement et seulement pour les nourrissons qui trouvent plus facilement que d’autres à être adoptés. Ces Etats sont très souvent  insuffisamment équipés pour prendre en charge certaines pathologies et leurs sociétés peu préparées à l’adoption d’enfants différents. Pour ces enfants-là, l’adoption internationale demeure une forme intéressante de protection. D’où les caractéristiques des enfants étrangers adoptés en France depuis quelques années, dits « enfants à besoins spécifiques » : surtout des enfants grands, des fratries, des enfants handicapés. Car ce sont désormais seulement ceux-là que les Etats consentent à confier à d’autres pays, les seuls que les opinions publiques acceptent de laisser partir vers l’étranger. Et encore, faut-il que des éléments géopolitiques ou idéologiques ne viennent pas compliquer la donne…

Pour toutes ces raisons, on ne voit pas ce qui pourrait faire augmenter l’adoption internationale. Il faut que les candidats à l’adoption comme l’ensemble des acteurs et des décideurs regardent cette réalité en face pour permettre à la société française de bien appréhender les effets de cette évolution. Celle-ci interroge notamment le nombre et les modalités de la délivrance des agréments, sujet sensible dans l’opinion. Il en résulte aussi une pression nouvelle sur l’adoption nationale (environ 800 enfants chaque année). Il serait ainsi envisagé d’accorder plus couramment le statut de pupille de l’Etat aux enfants placés en institution ou en famille d’accueil, les rendant ainsi adoptables. Mais cela devrait se faire dans l’intérêt de l’enfant – pas aisé à définir dans ce cas – et non pour pallier à une diminution de l’adoption internationale.