ANESF : Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes

L’ANESF est l’unique organe représentatif des étudiants sages-femmes. Créée en 1987, elle représente aujourd’hui 4000 étudiants : elle est composée d’un réseau de 31 associations actives sur les 35 écoles de sages femmes existantes.

Depuis 2002, l’ANESF est adhérente à la Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE). Ceci lui permet de s’impliquer dans les problématiques universitaires et surtout d’envisager l’avenir des étudiants sages-femmes dans le paysage de l’Enseignement Supérieur.

1. Les activités de l’ANESF

– Initiateur de l’unité des étudiants sages-femmes :


L’ANESF met en relation entre-elles les associations locales : elle tisse, fédère et pérennise le réseau.

– Représentant des étudiants sages-femmes dans les instances nationales :


L’ANESF est intégrée dans toutes les réflexions portant sur les études de sage-femme, elle est représentée dans l’ensemble des conseils où se traitent les problématiques des étudiants de cette filière.

– Défenseur des intérêts moraux et matériels des étudiants sages-femmes :

Par le biais des associations locales, l’ANESF tente de trouver des solutions avec ses étudiants en contactant les autorités compétentes et en mobilisant son réseau.

– Organe de réflexion et interlocuteur privilégié des étudiants :


Les étudiants sages-femmes par l’intermédiaire de leurs associations locales, expriment leur avis sur l’actualité. En réunion, les administrateurs ANESF énoncent cet avis. Les débats permettent d’orienter le positionnement et la ligne de conduite de l’ANESF.

– Rôle de veille et d’alerte :


L’ANESF reste vigilante sur l’actualité relative aux études et à la profession de Sage-Femme. Grâce à sa coopération avec la FAGE, l’ANESF s’informe de l’évolution des problématiques de l’Enseignement Supérieur.

– Centre de formation :


L’ANESF forme les associations locales (trésorerie, statuts, partenariats, communication…) notamment lors de son week-end de formation annuel.

– Générateur de projets :


L’ANESF propose des actions de prévention et de solidarité (Téléthon, info ados,..)

2. Les campagnes menées par l’ANESF

– LMD : réforme de l’harmonisation européenne des diplômes.


L’ANESF travaille à une optimisation de son application aux études de sage-femme.

Décentralisation : refonte du système des aides sociales.


L’ANESF veille à la bonne application de la loi en vigueur et aux perspectives d’évolution pour un système équitables et identique à tous les étudiants.

– Remplacements des sages-femmes par les étudiants sages- femmes.

L’ANESF informe depuis plusieurs années ses étudiants sur les modalités de remplacement des sages-femmes par les étudiants, tant au niveau des qualifications requises que de la responsabilité et des assurances.

Intégration universitaire.

L’ANESF défend une revalorisation du statut de l’étudiant sage-femme dans l’Université (Master 2), et revendique un statut universitaire de la filière sage-femme. A ce titre, les étudiants sages-femmes se sont mobilisés en octobre 2006. Sur appel de l’ANESF, 3500 étudiants sages-femmes de toute la France ont manifesté le 24 octobre 2006 à Paris.

Incitation des étudiants sages-femmes à la recherche.


Les étudiants sages-femmes peuvent valider des unités d’enseignement pendant leurs études qui débouchent sur l’entrée en Master 2. Une campagne de l’ANESF vise à informer les étudiants à sur cette possibilité.

– Évaluation du programme des études.


L’ANESF est présente au sein des commissions concernant notre formation et notre profession (Référentiel métier et formation, Conseil de perfectionnement).

– Représentation à l’Université : Formation des élus, sensibilisation aux élections


L’ANESF forme les associations à l’Université et ses problématiques pour engager une dynamique de représentation des étudiants sages-femmes en son sein. Elle promeut donc les campagnes d’élections en Conseils Centraux.

– Information auprès des étudiants sur leur cursus universitaire ainsi que sur leur futur métier et les perspectives d’évolution en son sein :

Recherche, Diplômes Inter Universitaires, Droit de Prescriptions médicales, responsabilité civile et professionnelle.

– Solidarité, prévention, humanitaire :

L’ANESF propose des actions « clé en main » aux associations locales (organisation d’actions pour le téléthon par exemple). Elle apporte soutien et encouragements aux associations qui montent des projets dans ce domaine.

GAUDIN Florian

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Confidence d’une sage-femme : Première partie

Notre blog visant initialement à déconstruire les préjugés qui nuisent à la profession de sage-femme, et à dissiper l’équivoque qui s’étend dans les esprits profanes, nous souhaitions obtenir un entretien propice à la réflexion avec un professionnel avisé, lequel serait susceptible de nous orienter savamment sur cette problématique. C’est pourquoi notre choix c’est porté sur l’interview d’une sage-femme enseignante, douée de suffisamment d’expérience sur la scène hospitalière et le cursus de formation des étudiants sage-femme.

F : Pourriez-vous nous décrire votre parcours depuis votre bac ? Quelle formation avez-vous suivie pour devenir sage-femme ?

Depuis le bac, j’ai fait 2 années de médecine, j’ai été prise en dentaire. Je voulais être gynécologue ou sage-femme. Malheureusement la PACES n’était pas encore établie à l’époque, je ne pouvais donc m’orienter directement vers les études de sage-femme. Du coup, j’ai fait une prépa pour intégrer l’école de sage-femme.

F : Bien différent de maintenant !

Oui, j’aurai gagné une ou deux années. La première année je me suis demandée si je ne devais pas d’emblée prendre sage-femme parce que j’avais eu l’occasion de rencontrer des gynécologues : je me rendais compte au fur et à mesure du temps, parce que j’avais déjà travaillé avec une sage-femme en clinique, que l’aspect relationnel était plus important dans le métier de sage-femme que dans le métier de gynécologue. Je suis donc plutôt contente de ne pas avoir suivi cette voie, d’autant plus qu’on était deux à vouloir faire ça. Cette personne n’a pas eu gynéco non plus, et elle m’envie aujourd’hui. Finalement la vie fait bien les choses.

F : Les études de sage-femme duraient-elles 5 ans ?

Non elles ne duraient pas 5 ans. Une fois le concours en poche, on intégrait l’école pour 4 ans de formation. Avec le cursus d’aujourd’hui, je pense que j’aurai gagné deux ans, dès la première année j’aurai pu choisir sage-femme.

V : Votre première année en médecine vous a-t-elle été bénéfique pour votre formation ?

Personnellement je n’y ai vu aucun avantage, si ce n’est peut-être avoir le concours de sage-femme plus facilement. Ca ne m’a pas apporté grand chose sur le plan professionnel en tout cas.

F : Avez-vous eu du mal à trouver un emploi à la fin de vos études ?

Pas du tout. A cette époque là, on avait vraiment pas de difficulté à avoir un emploi. Ma vie personnelle a fait que je suis resté là où j’ai fait mes études.

F : Pourquoi avoir choisi le métier de sage-femme ?

Je souhaitais travailler dans le domaine de la santé, j’en étais intimement convaincu ! Je m’étais aperçu que de m’occuper de personnes malades ce n’était pas vraiment fait pour moi. Après le stage de quatrième au collège, je me suis dit : « ça sera dans ce milieu là et il n’y aura pas autre chose ! » Cette expérience m’a conforté dans ce choix.

F : Comment devient-on sage-femme aujourd’hui ?

Une voire deux années de bachotage en PACES, puis intégrer l’école de sage-femme dans un cursus de quatre ans d’étude jusqu’à l’obtention du diplôme de sage-femme.

F : Jugez-vous la formation bien adaptée à la profession de sage-femme ?

Plein de choses à faire dans la formation et à améliorer. Cependant, étant moi-même sage-femme enseignante, je ne peux pas vous en dire plus, ma réponse serait biaisée.

V : Pensez-vous que la PACES est bénéfique pour aller en sage-femme ? Ou préfériez-vous un retour à l’ancien système ?

Si on veut aller à l’université, il faut commencer par l’université. Il faut rester logique dans notre cursus. Il y a beaucoup de sages-femmes qui se sont battues justement pour qu’on puisse aller vers cette « universitarisation ». Beaucoup se sont battus pour que le concours se fasse par la PACES. Après dans les actes, il y aura probablement du temps avant que les choses évoluent Il y a du travail ! C’est un point de départ.

En parlant de la faculté, certains professeurs m’ont demandé pourquoi on ne mutualise pas ? Cela rentre dans les mœurs. Un prof de rhumato m’a dit : pourquoi vous vous organisez pas pour mutualiser ? Ce qui est nouveau ! Il y a eu des dialogues de la part des PU à l’université. Il faut maintenant que ce soit eux qui nous invite à le faire. Je pense que ça passera peut-être par cette étape là pour avoir un statut par la suite, même si il y aura du travail.

Je pense que ça passe aussi par des émissions de télévision comme « baby boom ». Finalement c’est de la vulgarisation télévisuelle mais qui fait qu’on reconnaît le travail de la sage-femme. Jusqu’à présent c’était quelque chose qu’on ne connaissait pas.

A : D’où le but du blog : déconstruire les préjugés qui tournent autour du métier de sage-femme.

Si on connaissait mieux le métier de sage-femme, cela serait surement différent, et ce ne serait pas le « parent pauvre » de la PACES. Honnêtement je pense vraiment que si on avait les tenants et aboutissants de notre profession, il y aurait peut-être plus de personnes qui finalement ne le choisirait pas par dépit.

F : A propos de ces émissions télés, nous sommes toujours dans les clichés, on voit les sages-femmes uniquement en salle de naissance et on ne voit pas le travail qu’il y a autour : avant et après l’accouchement.

Tout à fait, mais déjà cela permet de savoir que la sage-femme fait les accouchements. Ma belle-soeur a accouché dans une clinique. Quand son mari est venu me voir, c’était la sage-femme qui l’avait accouché parce que le gynéco n’était pas là, il a été surpris par le fait que la sage-femme ait rompu la poche des eaux. Comme si cela était quelque chose d’extraordinaire et de formidable que la sage-femme ait pu rompre la poche des eaux, et qu’en plus elle ait fait l’accouchement !! Je lui ai dit que c’était notre travail, que c’est notre quotidien, et qu’il n’y a rien d’exceptionnel la dedans.

Déjà en passant par cette étape là qui est de connaître vraiment notre métier en salle, même s’il n’y a pas que ça, il y a de nombreuses autres facettes heureusement de notre profession encore méconnues. Mais si déjà le public reconnaît cette qualification là, peut-être que cela lui donnera envie d’en savoir un peu plus sur cette profession.

A : Certes la télé est une vulgarisation, mais cela est un premier pas pour engager le processus de reconnaissance.

Par rapport à des patients que l’on peut croiser, il y en a qui sont vraiment étonnés et surpris de savoir ce que la sage-femme sait faire.

V : Est-ce qu’il y a des infirmières en salle de naissance, en suite de couches … Là où sont les sages-femmes y a-t-il des infirmières ?

Il y a des IBODE (infirmière de bloc opératoire diplômée d’état) au bloc opératoire. Il n’y a pas d’infirmières en salle. Il y a des infirmières puéricultrice en suites de couches. En grossesses patho, il n’y a pas d’infirmières.

V : Est-ce que ce sont les sages-femmes qui réalisent le travail infirmier dans ces services qui en sont dépourvus ?

Moi je ne l’assimile pas à un travail infirmier parce que la sage-femme va prescrire ces examens en suites de couches. Par exemple, c’est elle qui va réaliser la prise de sang effectuant un geste infirmier mais pas sur avis. Elle va faire elle-même son geste. La sage-femme est autonome dans sa manière de travailler. Pour moi, ce n’est pas le même travail.

A : Le métier est au carrefour de plusieurs compétences.

La sage-femme a des gestes identiques à l’infirmière, mais à contrario de l’infirmière la sage-femme peut le prescrire. La sage-femme a une possibilité supplémentaire de rester autonome dans son travail.

F : La sage-femme : un mélange du médecin et de l’infirmière ?

Tout à fait. On peut dire aussi que par rapport à l’interne en salle de naissance ou en suites de couches, si on est pas d’accord avec son diagnostic on peut s’y opposer et on peut donner notre avis. Ce qui est une grosse différence par rapport au travail infirmier. C’est un peu réducteur, mais l’infirmière est en quelque sorte une « exécutante », c’est à dire qu’elle peut prendre des initiatives dans l’urgence qui seront après revues par le médecin, mais elle ne peut pas prendre l’initiative elle-même de faire quelque chose ou alors a posteriori il lui faut une prescription. Dans les faits, c’est une grosse différence entre l’infirmière et la sage-femme. Ce qui ennuie des personnes que les sages-femmes aient cette autonomie là …

A : La compétence d’autonomie et la compétence médicale sont souvent occultées malheureusement.

Bien sur, après c’est à la sage-femme de savoir prendre sa place. La balle est dans votre camp !

F : Pour vous, quelles sont les compétences et les qualités les plus importantes de la sage-femme ?

Ce serait très réducteur de donner une ou deux compétences, il y en a tellement que cela serait difficile d’y répondre objectivement.

Les qualités : une grande capacité d’adaptation. Cela me semble primordial. Ce qui est intéressant dans notre métier, c’est que l’on a jamais la même patiente en face de soi. S’adapter à la patiente que l’on a en face de soi c’est primordial dans le métier de sage-femme. La patiente en face de soi va avoir des exigences, à nous de savoir qu’est-ce qui est faisable et qu’est ce qui ne l’est pas : il nous faut bien poser le cadre ! C’est aussi savoir ce que l’on va pouvoir dire ou faire avec cette patiente que l’on a en face de soi. Pour résumé : adaptation et diplomatie.

Il y a des contrats qui peuvent se passer entre la patiente et la sage-femme. Pour cela, il faut une adaptation réelle. Il faut aussi beaucoup de patience parce que ce n’est pas toujours évident de suivre une grossesse ou un accouchement ; il faut rester très calme et patient, attentif, discret. On est là pour accompagner, pas pour prendre la place, c’est très important. On est là pour accompagner, on ne doit pas empiéter sur le vécu du couple qui arrive. Il faut être à l’écoute, être disponible.

F : Quelle est la différence entre le métier de sage-femme exerçant en milieu hospitalier et une sage-femme libérale 

La sage-femme hospitalière gère plus de l’urgence que la sage-femme libérale. La sage-femme libérale peut très bien au même titre qu’un gynécologue établir un lien qui va durer, c’est à dire qu’avec la capacité qu’il nous a été donné en 2009 de pouvoir faire le suivi gynécologique de la patiente, elle va pouvoir suivre cette patiente.

Je pense que la sage-femme libérale sera plus une référence que la sage-femme hospitalière, qui elle va être là ponctuellement à des moments précis dans la vie de la patiente. C’est une différence à mon avis importante entre les libérales et les hospitalières. Les libérales vont être référentes pour une patiente. Si la patiente a un souci, elle ne va pas revenir voir la sage-femme hospitalière, elle va appeler sa sage-femme libérale pour lui poser la question.

Ce n’est pas le même mode d’exercice, même si il y a des compétences qui se regroupent : que ce soit les consultations ou le suivi dans le post-partum. Il y a aussi des sages-femmes libérales qui font des accouchements à domicile. Il y a donc aussi des compétences qui peuvent se regrouper.

F : Comment le métier de sage-femme a-t-il évolué depuis le début de votre carrière ? Que pouvez-vous nous dire sur la formation continue ?

Les sages-femmes ont une obligation de formation continue. Quand j’ai été diplômée, on n’avait pas cette obligation. La sage-femme qui veut vraiment peser dans les choix qui sont faits, si elle ne se forme pas, elle ne va pas être crédible dans son jugement ou elle ne sera pas écoutée. A la sage-femme de voir comment elle veut être considérée dans le milieu où elle travaille. La formation va de soi.

J’ai été dans les services un bon moment, j’ai tourné dans les services : grossesses pathos, suites de couches et salle, et après j’ai fait de la consultation pour des personnes en situation de précarité. Donc à ce moment là j’ai fait des formations précises sur ce thème qui ne m’avaient pas été forcément données dans les services.

GAUDIN Florian

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Maïeutique??! … Mais sage-femme, c’est accoucheuse ? Nan ?

Interrogations courantes… N’est-ce pas ? Jusqu’à présent, je vous le concède, j’ai « gratté le papier » pour vous dire plus ou moins ce que n’était pas une sage-femme, en m’appesantissant sur la déconstruction de quelques préjugés. Mais je n’ai rien fait en cela susceptible de répondre à ces questions. Qu’est-ce qu’une sage-femme ? Que fait-elle au juste ? Et qu’est- ce que la maïeutique (nom assigné à la filière en PACES) ?

À l’origine identiques, elles ne le sont plus guère. Selon moi, la maïeutique est désormais trop réductrice pour qualifier notre activité professionnelle dans son ensemble. Je m’explique. En effet, elle trouve ses racines du grec « maieutikê » (= art de faire accoucher), et plus précisément de la philosophie socratique. Celle-ci consistait pour Socrate à faire « accoucher »/à découvrir, par une série de question et feignant l’ignorance, les vérités que renfermaient son interlocuteur dans les tréfonds de son être. Or, le métier de sage-femme consistait à l’origine, et dans toute sa dimension il est vrai, à faire accoucher ( de façon plus physique…) les futures mamans. Mais cette époque est révolue ! Nous devons donc faire évoluer les mœurs et réduire le hiatus qui subsiste et sépare la réalité contemporaine des croyances collectives et sociétales. De nos jours, tellement plus vaste, le métier est devenu faramineux, tant par sa complexité que par sa diversité.

Beaucoup se plaisent à affubler notre profession du « sobriquet » (dithyrambique, penseront peut être certains) de « plus beau métier du monde », qui consiste, à leurs yeux, uniquement à « donner la vie ». Indubitablement ( je ne peux déconstruire cela) ceci demeure une part conséquente, et j’ajouterai la facette visible, de notre travail. Néanmoins, il ne saurait se réduire à « si peu ». Déclaration de grossesse, suivi et accompagnement psychologique de celle-ci, accouchement et suivi en post-partum (après accouchement), sont les facettes dont tout à chacun a conscience. Sans doute alors serez vous surpris de prendre connaissance de la myriade de richesse dont regorge ce métier qui, comme je l’ai déjà dit, est inhérent à l’Humanité. Cessons les circonlocutions, pensez vous, et passons aux choses sérieuses… Mes excuses, mais je me devais de poser un tant soit peu le sujet, tant il est délicat à traiter. Ensuite, je veux faire taire à l’avance les objections susceptibles de m’être adressées. Certes, je ne suis qu’un étudiant, et en ce sens je ne peux prétendre, seul, à vous dépeindre la profession dans sa plénitude. Pour autant, je suis certain au moins d’une chose, même de ma petitesse, c’est que la diversité et la richesse de celle-ci sont vraies. En cela, et je le dit sans la moindre acrimonie, je trouve inique (à mon sens, après c’est selon…) que l’on en occulte plus ou moins toutes les dimensions. Et la véracité de ces propos et de ceux qui vont suivre ne pourra être désavouée. J’insiste, je ne dirai certes pas tout, mais je serai vrai ! Ainsi dissipons l’équivoque, et sans être exhaustif je vais de ce pas m’atteler à la tâche, et « répertorier » plus ou moins les autres compétences et responsabilités majeures qui incombent à la sage-femme. Le détail de quelques unes d’entre elles fera l’objet, je l’espère au moins autant que vous, d’articles ultérieurs et distincts.

De nos jours donc, la sage-femme est compétente de surcroît dans la réalisation de consultations de contraception, ou/et de suivi gynécologique de prévention (« sous réserve que la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de pathologie » ; Ordre National des Sages-Femmes). Mais est compétente également dans l’examen post-natal dès lors que la grossesse a été normale et l’accouchement « eutocique «  (normal), et peut même être amenée à réaliser, en urgence, la réanimation du nouveau-né le cas échéant. Elle peut tout aussi bien pratiquer les soins nécessaires dans le cas de grossesse ou suites de couches physiologiques, et même pathologiques. Intervenir d’autre part dans des structures PMI (Protection Maternelle et Infantile). Sans oublier bien sûr qu’elle même peut prescrire thérapeutiques et contraceptifs, qu’elle peut réaliser l’épisiotomie, l’anesthésie loco-régionale lors du travail, ou encore les échographies dans le cadre de la surveillance de la grossesse. La sage-femme doit par dessus tout être capable de détecter ou suspecter des anomalies, et donc d’établir des diagnostics concrets, tout en faisant preuve d’empathie, d’écoute et de psychologie. Bien que la profession soit en partie technico-médicale, son pendant humain reste majeur ! Bref, la liste est encore longue, et ce serait rébarbatif de poursuivre l’énumération… J’invite donc les plus curieux à se rendre sur le site de l’Ordre National des Sages-Femmes pour étancher leur soif de curiosité. Pour les autres, je vous invite à consulter l’article d’accueil qui est accompagné d’une vidéo réalisée par l’ANESF (Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes), accessible et bien ficelée, tout à la fois dans la simplicité et la justesse.

Alexandre Aubras

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