Confidence d’une sage-femme : Première partie

Notre blog visant initialement à déconstruire les préjugés qui nuisent à la profession de sage-femme, et à dissiper l’équivoque qui s’étend dans les esprits profanes, nous souhaitions obtenir un entretien propice à la réflexion avec un professionnel avisé, lequel serait susceptible de nous orienter savamment sur cette problématique. C’est pourquoi notre choix c’est porté sur l’interview d’une sage-femme enseignante, douée de suffisamment d’expérience sur la scène hospitalière et le cursus de formation des étudiants sage-femme.

F : Pourriez-vous nous décrire votre parcours depuis votre bac ? Quelle formation avez-vous suivie pour devenir sage-femme ?

Depuis le bac, j’ai fait 2 années de médecine, j’ai été prise en dentaire. Je voulais être gynécologue ou sage-femme. Malheureusement la PACES n’était pas encore établie à l’époque, je ne pouvais donc m’orienter directement vers les études de sage-femme. Du coup, j’ai fait une prépa pour intégrer l’école de sage-femme.

F : Bien différent de maintenant !

Oui, j’aurai gagné une ou deux années. La première année je me suis demandée si je ne devais pas d’emblée prendre sage-femme parce que j’avais eu l’occasion de rencontrer des gynécologues : je me rendais compte au fur et à mesure du temps, parce que j’avais déjà travaillé avec une sage-femme en clinique, que l’aspect relationnel était plus important dans le métier de sage-femme que dans le métier de gynécologue. Je suis donc plutôt contente de ne pas avoir suivi cette voie, d’autant plus qu’on était deux à vouloir faire ça. Cette personne n’a pas eu gynéco non plus, et elle m’envie aujourd’hui. Finalement la vie fait bien les choses.

F : Les études de sage-femme duraient-elles 5 ans ?

Non elles ne duraient pas 5 ans. Une fois le concours en poche, on intégrait l’école pour 4 ans de formation. Avec le cursus d’aujourd’hui, je pense que j’aurai gagné deux ans, dès la première année j’aurai pu choisir sage-femme.

V : Votre première année en médecine vous a-t-elle été bénéfique pour votre formation ?

Personnellement je n’y ai vu aucun avantage, si ce n’est peut-être avoir le concours de sage-femme plus facilement. Ca ne m’a pas apporté grand chose sur le plan professionnel en tout cas.

F : Avez-vous eu du mal à trouver un emploi à la fin de vos études ?

Pas du tout. A cette époque là, on avait vraiment pas de difficulté à avoir un emploi. Ma vie personnelle a fait que je suis resté là où j’ai fait mes études.

F : Pourquoi avoir choisi le métier de sage-femme ?

Je souhaitais travailler dans le domaine de la santé, j’en étais intimement convaincu ! Je m’étais aperçu que de m’occuper de personnes malades ce n’était pas vraiment fait pour moi. Après le stage de quatrième au collège, je me suis dit : « ça sera dans ce milieu là et il n’y aura pas autre chose ! » Cette expérience m’a conforté dans ce choix.

F : Comment devient-on sage-femme aujourd’hui ?

Une voire deux années de bachotage en PACES, puis intégrer l’école de sage-femme dans un cursus de quatre ans d’étude jusqu’à l’obtention du diplôme de sage-femme.

F : Jugez-vous la formation bien adaptée à la profession de sage-femme ?

Plein de choses à faire dans la formation et à améliorer. Cependant, étant moi-même sage-femme enseignante, je ne peux pas vous en dire plus, ma réponse serait biaisée.

V : Pensez-vous que la PACES est bénéfique pour aller en sage-femme ? Ou préfériez-vous un retour à l’ancien système ?

Si on veut aller à l’université, il faut commencer par l’université. Il faut rester logique dans notre cursus. Il y a beaucoup de sages-femmes qui se sont battues justement pour qu’on puisse aller vers cette « universitarisation ». Beaucoup se sont battus pour que le concours se fasse par la PACES. Après dans les actes, il y aura probablement du temps avant que les choses évoluent Il y a du travail ! C’est un point de départ.

En parlant de la faculté, certains professeurs m’ont demandé pourquoi on ne mutualise pas ? Cela rentre dans les mœurs. Un prof de rhumato m’a dit : pourquoi vous vous organisez pas pour mutualiser ? Ce qui est nouveau ! Il y a eu des dialogues de la part des PU à l’université. Il faut maintenant que ce soit eux qui nous invite à le faire. Je pense que ça passera peut-être par cette étape là pour avoir un statut par la suite, même si il y aura du travail.

Je pense que ça passe aussi par des émissions de télévision comme « baby boom ». Finalement c’est de la vulgarisation télévisuelle mais qui fait qu’on reconnaît le travail de la sage-femme. Jusqu’à présent c’était quelque chose qu’on ne connaissait pas.

A : D’où le but du blog : déconstruire les préjugés qui tournent autour du métier de sage-femme.

Si on connaissait mieux le métier de sage-femme, cela serait surement différent, et ce ne serait pas le « parent pauvre » de la PACES. Honnêtement je pense vraiment que si on avait les tenants et aboutissants de notre profession, il y aurait peut-être plus de personnes qui finalement ne le choisirait pas par dépit.

F : A propos de ces émissions télés, nous sommes toujours dans les clichés, on voit les sages-femmes uniquement en salle de naissance et on ne voit pas le travail qu’il y a autour : avant et après l’accouchement.

Tout à fait, mais déjà cela permet de savoir que la sage-femme fait les accouchements. Ma belle-soeur a accouché dans une clinique. Quand son mari est venu me voir, c’était la sage-femme qui l’avait accouché parce que le gynéco n’était pas là, il a été surpris par le fait que la sage-femme ait rompu la poche des eaux. Comme si cela était quelque chose d’extraordinaire et de formidable que la sage-femme ait pu rompre la poche des eaux, et qu’en plus elle ait fait l’accouchement !! Je lui ai dit que c’était notre travail, que c’est notre quotidien, et qu’il n’y a rien d’exceptionnel la dedans.

Déjà en passant par cette étape là qui est de connaître vraiment notre métier en salle, même s’il n’y a pas que ça, il y a de nombreuses autres facettes heureusement de notre profession encore méconnues. Mais si déjà le public reconnaît cette qualification là, peut-être que cela lui donnera envie d’en savoir un peu plus sur cette profession.

A : Certes la télé est une vulgarisation, mais cela est un premier pas pour engager le processus de reconnaissance.

Par rapport à des patients que l’on peut croiser, il y en a qui sont vraiment étonnés et surpris de savoir ce que la sage-femme sait faire.

V : Est-ce qu’il y a des infirmières en salle de naissance, en suite de couches … Là où sont les sages-femmes y a-t-il des infirmières ?

Il y a des IBODE (infirmière de bloc opératoire diplômée d’état) au bloc opératoire. Il n’y a pas d’infirmières en salle. Il y a des infirmières puéricultrice en suites de couches. En grossesses patho, il n’y a pas d’infirmières.

V : Est-ce que ce sont les sages-femmes qui réalisent le travail infirmier dans ces services qui en sont dépourvus ?

Moi je ne l’assimile pas à un travail infirmier parce que la sage-femme va prescrire ces examens en suites de couches. Par exemple, c’est elle qui va réaliser la prise de sang effectuant un geste infirmier mais pas sur avis. Elle va faire elle-même son geste. La sage-femme est autonome dans sa manière de travailler. Pour moi, ce n’est pas le même travail.

A : Le métier est au carrefour de plusieurs compétences.

La sage-femme a des gestes identiques à l’infirmière, mais à contrario de l’infirmière la sage-femme peut le prescrire. La sage-femme a une possibilité supplémentaire de rester autonome dans son travail.

F : La sage-femme : un mélange du médecin et de l’infirmière ?

Tout à fait. On peut dire aussi que par rapport à l’interne en salle de naissance ou en suites de couches, si on est pas d’accord avec son diagnostic on peut s’y opposer et on peut donner notre avis. Ce qui est une grosse différence par rapport au travail infirmier. C’est un peu réducteur, mais l’infirmière est en quelque sorte une « exécutante », c’est à dire qu’elle peut prendre des initiatives dans l’urgence qui seront après revues par le médecin, mais elle ne peut pas prendre l’initiative elle-même de faire quelque chose ou alors a posteriori il lui faut une prescription. Dans les faits, c’est une grosse différence entre l’infirmière et la sage-femme. Ce qui ennuie des personnes que les sages-femmes aient cette autonomie là …

A : La compétence d’autonomie et la compétence médicale sont souvent occultées malheureusement.

Bien sur, après c’est à la sage-femme de savoir prendre sa place. La balle est dans votre camp !

F : Pour vous, quelles sont les compétences et les qualités les plus importantes de la sage-femme ?

Ce serait très réducteur de donner une ou deux compétences, il y en a tellement que cela serait difficile d’y répondre objectivement.

Les qualités : une grande capacité d’adaptation. Cela me semble primordial. Ce qui est intéressant dans notre métier, c’est que l’on a jamais la même patiente en face de soi. S’adapter à la patiente que l’on a en face de soi c’est primordial dans le métier de sage-femme. La patiente en face de soi va avoir des exigences, à nous de savoir qu’est-ce qui est faisable et qu’est ce qui ne l’est pas : il nous faut bien poser le cadre ! C’est aussi savoir ce que l’on va pouvoir dire ou faire avec cette patiente que l’on a en face de soi. Pour résumé : adaptation et diplomatie.

Il y a des contrats qui peuvent se passer entre la patiente et la sage-femme. Pour cela, il faut une adaptation réelle. Il faut aussi beaucoup de patience parce que ce n’est pas toujours évident de suivre une grossesse ou un accouchement ; il faut rester très calme et patient, attentif, discret. On est là pour accompagner, pas pour prendre la place, c’est très important. On est là pour accompagner, on ne doit pas empiéter sur le vécu du couple qui arrive. Il faut être à l’écoute, être disponible.

F : Quelle est la différence entre le métier de sage-femme exerçant en milieu hospitalier et une sage-femme libérale 

La sage-femme hospitalière gère plus de l’urgence que la sage-femme libérale. La sage-femme libérale peut très bien au même titre qu’un gynécologue établir un lien qui va durer, c’est à dire qu’avec la capacité qu’il nous a été donné en 2009 de pouvoir faire le suivi gynécologique de la patiente, elle va pouvoir suivre cette patiente.

Je pense que la sage-femme libérale sera plus une référence que la sage-femme hospitalière, qui elle va être là ponctuellement à des moments précis dans la vie de la patiente. C’est une différence à mon avis importante entre les libérales et les hospitalières. Les libérales vont être référentes pour une patiente. Si la patiente a un souci, elle ne va pas revenir voir la sage-femme hospitalière, elle va appeler sa sage-femme libérale pour lui poser la question.

Ce n’est pas le même mode d’exercice, même si il y a des compétences qui se regroupent : que ce soit les consultations ou le suivi dans le post-partum. Il y a aussi des sages-femmes libérales qui font des accouchements à domicile. Il y a donc aussi des compétences qui peuvent se regrouper.

F : Comment le métier de sage-femme a-t-il évolué depuis le début de votre carrière ? Que pouvez-vous nous dire sur la formation continue ?

Les sages-femmes ont une obligation de formation continue. Quand j’ai été diplômée, on n’avait pas cette obligation. La sage-femme qui veut vraiment peser dans les choix qui sont faits, si elle ne se forme pas, elle ne va pas être crédible dans son jugement ou elle ne sera pas écoutée. A la sage-femme de voir comment elle veut être considérée dans le milieu où elle travaille. La formation va de soi.

J’ai été dans les services un bon moment, j’ai tourné dans les services : grossesses pathos, suites de couches et salle, et après j’ai fait de la consultation pour des personnes en situation de précarité. Donc à ce moment là j’ai fait des formations précises sur ce thème qui ne m’avaient pas été forcément données dans les services.

GAUDIN Florian

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Confidence d’une sage-femme : Deuxième partie

F : Considérez-vous que la profession est victime d’un manque de reconnaissance et pourquoi ?

Ca dépend de là où on se place. C’est sur que l’administration ne nous reconnaît pas en tant que profession médicale. Nous sommes classés dans la catégorie profession paramédicale quand on nous envoie des papiers de la région par exemple (rires).

Après je pense que si nous avions toute une légitimité et des compétences optimales on pourrait pousser des portes afin d’obtenir cette reconnaissance. On a aussi du travail à faire de notre côté. Le travail est à faire des deux côtés. Cela passe peut-être par « l’universitarisation ». C’est à nous de montrer que l’on a des compétences et qu’il faut les faire valoir. On va nous tester. A ce moment là il faudra qu’on est des arguments suffisants pour pouvoir tenir la route.

La reconnaissance oui, mais il y a un travail à produire dans les deux sens. Il n’y a pas qu’un travail uni-latéral. On ne peut pas revendiquer quelque chose si on ne démontre pas qu’on est capable de faire.

A : Le travail est d’abord à faire sur nous-même, pour ensuite pouvoir prétendre à la reconnaissance et avoir une crédibilité concrète.

Je pense que dans toutes les fonctions il y a une légitimité à obtenir telle qu’elle soit.

F : Lors d’une formation sur l’intégration universitaire, un des premiers obstacles qui nous a été présenté fut, si l’on passait au niveau de l’université, que nos formateurs ne seraient pas doctorants.

Une chose est sure, c’est que l’on va tous devoir faire une formation universitaire si on reste sur ces postes là, c’est inévitable. A un moment donné, il faut s’engager dans un cursus qui fasse que l’on ait cette légitimité. C’est un travail que chaque enseignant va devoir faire si ce n’est pas déjà fait pour certains.

F : Que pensez-vous de la masculinisation du métier de sage-femme ?

On peut en penser que du bien, quand on est entre femmes ce n’est pas toujours simple. Qu’il y ait un peu de sang masculin je pense que c’est très bien, d’autant plus qu’il y a une sensibilité peut-être supplémentaire finalement.

Quand on est un homme sage-femme, il faut trouver sa place, ce n’est pas forcément évident. Mais honnêtement pour nous ce n’est que du bonus d’avoir une masculinisation de la profession ; après il faut qu’elle soit choisie et acceptée. C’est à dire que la plupart des hommes sage-femme, ce n’est pas forcément initialement ce qu’ils avaient choisi. Il y en a quelques uns heureusement qui choisissent cette voie là. Mais il faut être réaliste au jour d’aujourd’hui, c’est plutôt du subi. C’est caricatural ce que je dit et je ne veux pas mettre tout le monde dans le même panier mais la réalité de la vie fait qu’à partir du moment où c’est par dépit il y a un travail à faire dans l’autre sens.

Je pense qu’il faut mieux changer de voie plutôt que d’arriver à être sage-femme sans l’avoir accepté. Nous n’avons pas le droit à l’erreur dans notre profession. C’est à dire que nous sommes à un moment clef dans la vie d’un couple et qu’on doit toujours être au top. On n’a pas le droit d’être moins bien une journée, ce n’est pas respectueux pour les personnes que l’on a en face de nous.

A : Il y a « énormément d’exigences », on est à un « moment clef de la vie », etc … Pensez-vous qu’il n’y a pas une trop grande incohérence par rapport à ça et le salaire actuel des sages-femmes ?

La sage-femme va prendre une demie heure trois quart d’heure, le médecin va prendre un quart vingt minutes pour la même consultation, et l’on va être payer beaucoup moins.

A : Au niveau du salaire, on est clairement plus proche de l’infirmière.

Tout à fait, après est-ce que c’est ça l’essence de la vie ? On entend souvent « pourquoi tu as choisi sage-femme, tu vas gagner trois fois moins que si tu étais médecin ? »

On espère quand même qu’il y ait une revalorisation salariale. C’est sur que lorsque l’on compare un conducteur de la SNCF et une sage-femme qui gagne beaucoup moins avec les différences de responsabilité.

A : Donc une incohérence par rapport au niveau d’étude ? La sage-femme a un niveau master qui est tout juste reconnu, avec des compétences médicales, l’autonomie. Augmenter le salaire (sans parler qu’il faut un gros salaire pour être heureux, bien sur que non) pourrait participer à une meilleure reconnaissance et à une revalorisation légitime au niveau de la société.

Il y a eu un petit geste de fait sur les cotations des sages-femmes libérales. Il faut y aller petit à petit. Ils ne le font pas parce que s’ils le faisaient, ils devraient le faire pour les infirmières, pour les aides-soignantes, … pour tout le monde finalement.

A : Je pense qu’on ne peut pas comparer la situation de la sage-femme à celle de l’infirmière ni à celle de l’aide-soignante. Je trouve que l’incohérence est beaucoup plus flagrante chez les sages-femmes. Effectivement, les instances gouvernementales ne réagissent pas pour le moment, mais n’est-ce pas à cause de l’excessive féminité du métier ? Car comme tout à chacun le sait, l’inégalité des salaires homme/femme est une réalité indubitable. Ainsi, sans en être la planche de salut, la masculinisation pourrait contribuer à cette revalorisation professionnelle.

Je demande à voir ! Je ne suis pas sur …

A : Du point de vue du salaire, je trouve que les sages-femmes sont sous-estimées.

Par rapport au salaire, si je compare mon salaire à celui de mon mari qui est médecin, si je compare son nombre d’heures à mon nombre d’heures, je gagne plus que lui. C’est à dire que si je compare mon nombre d’heure effectif de travail à son nombre d’heure effectif, et si je rapporte aux salaires respectifs, clairement je gagne plus que lui.

Nous ne sommes pas à plaindre, ni l’un ni l’autre, par rapport au salaire ; mais en terme d’heures il faut savoir de quoi on parle.

A : On peut dire la même chose par rapport aux infirmières et aux gardes.

C’est sur mais en terme de salaire on est un peu plus cohérent. On se rapproche plus en terme d’heures, on est au 35h que ce soit les infirmières ou les sages-femmes ; les médecins ne sont pas au 35h. Cela peut être du lundi au samedi, de garde le dimanche et on recommence la semaine.

Je suis un peu biaisée par rapport à ça parce que je vois ce qu’il se passe dans d’autres professions. Si on vraiment gagner plus d’argent, il faut aller dans le privé, dans des cliniques très réputées où on gagne vraiment bien sa vie en tant que sage-femme (encore plus de surcroit en tant que médecin).

Je pense que la revalorisation salariale est importante déjà pour planter le décor : nous sommes à bac+5, c’est acté. Mais nous sommes dans l’ère de l’économie et dans le budget de la santé, donc ce n’est pas gagné.

A : Ne serait-ce aux yeux du grand public pour la reconnaissance et une meilleure considération du métier …

La reconsidération passe par nous, ça ne passe pas par le salaire.

A : Les gens s’intéressent beaucoup au salaire et savoir qu’il y a une revalorisation qui est en cohérence avec notre niveau d’étude et notre niveau de compétences pourrait favoriser une meilleure sensibilisation.

Cette reconnaissance marcherait peut-être plus en libéral qu’en hospitalier, par rapport au prix des consultations des sages-femmes ; en hospitalier cela serait moins flagrant je pense. Cela serait moins visible parce que les patientes ne paient pas à l’hôpital, elles ne savant pas combien coûte un accouchement.

A : Le fait de juste savoir qu’il y a une revalorisation et d’en entendre parler, cela pourrait peut-être favoriser un plus grand engouement pour la profession. En plus de la vulgarisation télévisuelle, le salaire pourrait peut-être être un outil favorable à la reconnaissance.

C’est possible que le salaire rentre dans le choix que l’on peut avoir d’un métier.

Dans notre profession, même si là il y a un peu plus de difficultés à trouver du travail, il y a des départs en retraite qui vont arriver. Le fait qu’on nous donne des compétences en plus, que ce soit la contraception ou le suivi du post-partum avec le prado, cela fera qu’il y a aura toujours du travail pour les sages-femmes.

A, V, F : Merci d’avoir répondu à nos questions !

GAUDIN Florian

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