Semaine de la qualité au Luxembourg


Du 21 au 25 novembre se déroule au Luxembourg la semaine de la qualité (le programme)
A cette occasion, vous pouvez retrouver une interview de Jean-Marie Rieff, président du Mouvement Luxembourgeois de la Qualité (MLQ), qui livre son analyse et évoque notamment l’évolution des normes depuis 10 ans.
En substance : “’expression ‘qualité’ regroupe beaucoup plus de choses aujourd’hui qu’il y a 10 ans : la sécurité au travail, la sécurité de l’information, les exigences sociétales, le développement durable…”

Vidéo sur le management visuel

Le blog Performance industrielle et logistique a mis en ligne il y a quelques semaines une vidéo sur le management visuel, orienté sur le panneau d’outils.

Voir la vidéo

L’auteur du blog est aussi l’auteur du livre :
Guide pratique des 5S et du management visuel, ouvrage par ailleurs disponible au centre de documentation de l’ISTIA (ici)

Une ressource à recommander au groupe de projet sur le déploiement d’un management visuel dans une PME renommée du Maine-et-Loire.

Démarche qualité en recherche publique

L’excellente Encyclopédie Techniques de l’Ingénieur vient de mettre en ligne un nouveau dossier qui porte sur la façon de déployer une démarche qualité dans le domaine de la recherche publique.
Outre l’aspect méthodologique, l’article est intéressant car il reprend à la fois les enjeux de la démarche qualité, mais surtout l’importance de la prise en compte du contexte dans le déploiement de ce type d’action en mettant en avant à la fois les enjeux, les spécificités et les freins de la recherche française.

C’est l’occasion de rappeler que dans le passé, quelques projets / stages de la formation qualité et sûreté de fonctionnement des organisations se sont déroulés dans des universités et ont donné lieu à des missions de très haut niveau.
Retrouvez ci-dessous la présentation effectuée par 4 étudiants de l’ISTIA (Sara Rhillane Houda, Ilham Hasbiullah, Corentin Dauvier, et Fabian Gamma)

La quête d'excellence du chef de projet

Cet article, repéré sur le site www.coopil.fr m’a fait pensé aux propos des intervenants de la première table ronde de la journée des métiers (sur “quelles compétences pour une intégration ?”) qui disaient qu’on ne pouvait pas être d’entrée de jeu chef de projet, tel qu’on l’entend (à savoir manager une équipe, diriger un projet de A à Z, etc.). Ils disaient que ce métier s’apprenait et qu’il fallait de l’expérience pour obtenir le titre de “chef de projet”.

Mis à part, cet article m’a paru intéressant dans le sens où il reflète un peu ce qu’on nous enseigne à l’ISTIA, à savoir la formation par l’expérience tout au long de notre carrière. J’ai notamment relevé l’expression “escalier de progrès” que chacun construit comme il l’entend, dans le sens qu’il veut tant qu’il peut atteindre ses objectifs.


Bonne lecture!



Comment atteindre et dépasser l’excellence en management de projet ? Une problématique de fond que rencontre tous les chefs de projets expérimentés.


Compétition & Excellence

En préalable à cette réflexion sur l’excellence du chef de projet, il est nécessaire de faire un distinguo entre compétition et excellence.

* La compétition consiste à être le premier, le meilleur. C’est un combat contre l’autre et est, dès lors, discutable en fonction du système de valeurs de chacun. Car s’il y un premier, il y a un second. S’il y a un vainqueur, il y a un perdant. Elle suppose une fin, une fois la pole position atteinte.

* L’excellence est avant tout un combat contre soi, une démarche personnelle qui vise à aller de l’avant, à être en mouvement vers une cible utopique qu’est l’excellence. C’est être en vie car en remise en cause. De fait, elle n’est pas un combat contre l’autre mais contre soi, ce qui évacue toute notion de gagnant et de perdant. Elle n’a pas de fin car les frontières sont sans cesse repoussées.



L’excellence est une vraie problématique du chef de projet car les projets ne sont pas comparables entre eux. Bien malin celui qui arrive à comparer deux projets. Ils sont par nature uniques.
Si l’esprit de compétition peut se concevoir entre 2 vendeurs sur le chiffre d’affaire généré, il est sans objet entre deux chefs de projets. Le chef de projet est avant tout devant la question suivante : comment vais-je être assez ‘excellent’ pour réussir ?

Excellence et gestion de projet

L’excellence du chef de projet, c’est la recherche par celui-ci de ses limites dans son métier. Avec une composante humaine forte car le management de projet est avant tout une histoire d’individualités n’ayant pas choisies de travailler ensemble, sur un sujet flou, vers un objectif incertain, avec des garanties de succès presque nulles.


Pour se développer et se dépasser, le chef de projet peut se former aux outils et méthodes. C’est un premier pas mais bien limité. Il peut ensuite acquérir de l’expérience au fil des années et des projets. Sur des projets de plus en plus complexes et importants. Pour cela, il va également suivre des formations en management, en gestion de conflits ou en multiculturel.

Pour autant, il arrivera un jour au l’autre au constant suivant : j’ai été formé à toutes les méthodes, je connais tous les outils, j’ai suivi toutes les formations du catalogue…Mais je ne suis pas excellent, loin s’en faut. Mes lacunes sont encore nombreuses, je les connais mais ne sais pas les résoudre.

L’exemple de ce directeur de projet R&D très expérimenté est révélateur. Il a dirigé des projets importants et internationaux, avec des profils différents techniquement et culturellement, il a suivi toutes les formations que propose son groupe mais il a le sentiment de piétiner.

A la question « Que faite-vous pour progresser ?», il me répond « Je travaille sur moi ». Mais sans vraiment y croire car travailler sur soi tout seul est un leurre.


Vers l’infini et au-delà


Une fois ce constat posé, que faire ?

Plusieurs pistes opérationnelles de progrès sont possibles :

* Devenir formateur en management de projet, pour ses collègues ou des étudiants. Cette démarche impose une prise de recul sur le métier qui permet de progresser de manière sensible.

* Tutorer des chefs de projets débutants, si possible avec une vraie démarche de tutorat ou de compagnonnage. En y passant du temps et avec formalisation, et pas entre deux cafés. C’est également une vraie voie de progrès.

* Enfin, se faire coaché. Le coaching en développement personnel va permettre de développer ses propres capacités et de lever une partie de ses freins propres. Des freins sur l’affirmation de soi, la délégation, la confiance en l’autre, la qualité d’écoute, la gestion du silence et du rythme etc…

Silence & Rythme

Savoir mieux maîtrise le silence et les rytme est sans aucun doute une piste importante de progrès.

Le silence va permettre de renforcer le message, d’asseoir une position charismatique, de favoriser l’écoute. C’est une compétence clé au même titre que d’animer une réunion. Ce n’est pas une preuve d’incompétence mais bien une preuve de compétence, d’excellence. Même si notre siècle a horreur du vide et du silence.

Le rythme lui est la preuve concrète de votre capacité d’écoute. Pour être en rythme avec votre équipe, il faut d’abord lui prêter une oreille attentive, savoir la comprendre, la lire. En collectif comme en individuel. Savoir adapter le rythme du projet à celui de l’équipe, et également l’inverse, est une compétence majeure nécessaire à la conduite d’un groupe. Et là aussi un gage d’excellence.

Un escalier sans fin

L’excellence du chef de projet est donc au-delà du rôle de chef de projet. Tendre vers l’excellence est une quête sans fin mais peu importe le sommet, seule la route compte.

L’excellence du chef de projet suppose de ne plus être que chef de projet : devenir formateur est une étape, devenir tuteur est une seconde, être coaché une troisième, se former comme coach encore une autre. Et ainsi de suite sans que l’ordre n’est de véritable importance.

Quelle est la prochaine marche : je n’en ai aucune idée mais j’imagine que c’est à chacun de construire son escalier de progrès; un escalier sans fin !

L’excellence, c’est de continuer à gravir les marches.


Gestion des risques interculturels

La remontée des informations dans un blog est issue d’un processus de veille, qui repose essentiellement sur la sélection de sources d’information.
Il arrive également de découvrir de nouvelles sources au hasard de la navigation (la fameuse sérendipité )
Nous avons ainsi découvert récemment le blog Gestion des risques interculturels, tenu par Benjamin Pelletier, formateur en management interculturel.

Parmi les nombreux articles et études de cas que développe le blog, vous pouvez notamment retrouver une série consacrée aux facteurs culturels dans l’aéronautique.

Un blog à découvrir et une ressource à consommer sans modération.