L’Asie avec Manille

En partie détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville reste cependant marquée par les différentes phases de son histoire. La ville Intramuros, édifiée par les Espagnols, constitue le centre historique, rénové à plusieurs reprises et aujourd’hui entouré d’une ceinture verte. Les Américains font appel, en 1905, à l’architecte-urbaniste de Chicago Daniel Burnham, pour élaborer le schéma directeur de la ville. Incomplètement réalisé, son plan a toutefois fortement marqué le développement de la ville avec les extensions sur la baie, la géométrie du réseau viaire, l’association du bâti et des espaces verts.

Los Angeles

La ville de Los Angeles est aujourd’hui considérée par les urbanistes et les géographes comme le modèle et la préfiguration du développement des métropoles américaines. Elle éclipse le modèle de Chicago qui prévalait depuis la fin du XIXe siècle avec la célèbre école de Chicago. Si l’on considère les études récentes, la « Cité des anges » apparaît pour beaucoup de spécialistes comme le laboratoire du « postmodernisme urbain ». Los Angeles se caractérise par l’absence de véritable centre-ville, avec plusieurs sous centre.

Coupe d’une ville américaine

Les villes américaines ont la plupart du temps un plan en damier. La coupe typique de la ville américaine est comme sur la coupe ci-dessus:
Tandis que les centres sont dévolus au commerce puis au tertiaire, sous la forme d’un urbanisme vertical très reconnaissable – les downtowns ou Central Business Districts – l’organisation globale de la ville se mesure en strates successives autour de ce centre. On y trouve les quartiers dits intermédiaires partagés entre industries plus ou moins déshéritées, lofts, ghettos et habitat pour classe moyenne, et suburbs, quartiers essentiellement pavillonnaires sur des kilomètres carrés.
Le paysage pavillonnaire à l’américaine est la principale constituante des villes américaines.

Les villes nord-américaines

L’École de Chicago est un mouvement d’architecture et d’urbanisme nommée ainsi, car les premières réalisations qui en découlèrent se firent à Chicago, aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. La phase d’apogée de ce mouvement est située approximativement entre 1875 et 1905.

Ce mouvement est marqué par la construction rationnelle et utilitaire de bureaux, de grands magasins, d’usines, d’appartements et de gares. L’accent est mis sur la durabilité, avec l’utilisation de matériaux modernes tels l’acier, le ciment et le fer forgé, le verre armé (pour la construction de dômes…). C’est l’École de Chicago qui mit au point et généralisa l’utilisation de l’acier dans la construction des gratte-ciel, réalisant ainsi la révolution structurelle qui permit de passer des bâtiments à murs et refends porteurs aux constructions de type poteaux-dalles sans façade porteuse. Ces gratte-ciels devinrent également récurrents afin de rationaliser au maximum l’emprise foncière des bâtiments dans des villes où le coût des terrains s’accroissait régulièrement.