Un tour dans la cuisine mahoraise !

Le mot du jour : Mabawa, autrement dit “ailes” (de manière générale).

Le marché de Mamoudzou (la capitale)

Le marché de Mamoudzou (la capitale)

Salut à tous,
aujourd’hui je vous propose de découvrir qu’elle genre de cuisine nous avons l’habitude de manger dans ma culture.

Chaoula na mabawa

Chaoula na mabawa


Il faut s’avoir qu’à Mayotte, la plupart du temps, les assiettes sont peu diversifiées. En effet, le plat basique est le ” chaoula na mabawa” (= riz accompagné d’ailes de poulet”). D’ailleurs, le riz est un produit qui, depuis très longtemps, a été cultivé par nos grands-parents pour nourrir la “petite” famille. Aujourd’hui, il est importé principalement de la Thaïlande pour subvenir aux besoins alimentaires de la population.

De plus, le système du “petit déjeuner, déjeuner et dîner” est quasiment inexistant. Ainsi, la règle est simple ! Tu as faim ? sert toi ! (rires).
Toutefois, cela change, les habitudes alimentaires évolues et tendent à s’occidentaliser de plus en plus.

Cependant, les plats typiques restent toujours d’actualités et ont même la côte puisque de moins en moins de femme maîtrisent le talent de nos mamies. Cela fait que, à chaque fois qu’un plat typique sera cuisiné, tout le monde (tatie, tonton, belle-sœur etc) recevra une part pour déguster et juger la prestation.

Etant donné, que l’île au parfum a un climat chaud et humide, on ne retrouve pas les mêmes produits locales, que ça soit légumes, fruits ou féculents, qu’ici en Métropole. Ainsi, je vous propose un panel de produits locales qu’on retrouve dans une casserole mahoraise ainsi que quelques plats typiquement mahorais (même si je suis nul en cuisine).

Les Légumes, fruits et féculents

Fruits et légumes mélangés

Fruits et légumes mélangés

Fruit: le jacque. Pèse environ 2 à 3 kg, il est très sucré et de couleur jaune étant mûr.

Fruit: Fénéssi, autrement dit, le jacque. Pèse environ 2 à 3 kg, il est très sucré et de couleur jaune étant mûr.

"Conocono mba" = corossol. fruit juteux et sucré lègerement. (en voie de disparition)

“Conocono mba” = corossol. fruit juteux et sucré lègerement. (en voie de disparition)

"Conocono" = La pomme canelle. Même famille un peu que le corossol mais en plus petit.

“Conocono” = La pomme canelle. Même famille un peu que le corossol mais en plus petit.

Quelques plats typiques

Bigorneaux avec du jus de citron. Dans le sens de l'aiguille d'une montre :  oignons, tamarins verts, tomates et herbe locale.

Bigorneaux avec du jus de citron. Dans le sens de l’aiguille d’une montre : oignons, tamarins verts, tomates et herbe locale.

Le "Mataba", à base de feuilles de manioc avec du lait de coco. (C'est une merveille, rires).

Le “Mataba”, à base de feuilles de manioc avec du lait de coco. (C’est une merveille, rires).

Et pleins d’autres encore mais, malheureusement, je n’ai pas tous les images pour vous les illustrer.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’espère que ça vous a plu.
Je vous dis à la prochaine fois.
SMO

Le lieu du jour : “Passe en S”

Salut à tous,
comme vous le savez, l’île au parfum possède un des plus beaux lagons du monde. Cela est dû à sa belle barrière de corail qui entoure “presque” toute l’île. Cependant, une zone laisse une ouverture particulière à cette barrière de corail.

La "passe en S" du côté de la Petite-Terre. Photo par Bruno Janis.

La “passe en S” du côté de la Petite-Terre.

De son vrai nom, “Longogori”, la “passe en S” demeure le site de plongée le plus connu de Mayotte. Il suffit de regarder la passe en vue aérienne et la compréhension de l’origine de son nom vous viens aisément. Cette réserve s’est vue attribuer 17 corps-morts*, lesquels, en plus de faciliter l’accès aux bateaux, permettent de ne pas détruire le corail à coup de jet d’ancre!
(*dalle de béton ou un objet pesant en général, posé au fond de l’eau et qui est relié par un filin ou une chaîne à une bouée appelée coffre, afin que les bateaux puissent s’y amarrer).

Longogori est protégée en tant que réserve marine depuis 1990. Ainsi, la pêche et l’ancrage y sont interdits.
Ces mesures sont mises en places pour protéger sa biosphère.

tortue marine

tortue marine

dauphin

îlot Choizil

îlot Choizil

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’espère que ça vous a plus !
Je vous dis à la prochaine fois.
SMO.

Nos coutumes ont leurs coutures ! (2)

Salut, je vous propose donc la suite de l’article sur le “haroussi”.

C’est donc l’évènement dans le village.

Les deux familles respectives vont se réunir et s’organiser pour les festivités. Sachant que le marié à fourni une dote, il la le droit de soumettre à la famille de la mariée les festivités dont il a envie. Cependant, les mariés choisissent souvent ensemble ce qu’ils souhaitent comme festivités. D’ailleurs, j’ai listé de manière exhaustive les activités matrimoniales.

– “mafounguizio” : c’est l’officialisation de l’union chez le cadi en présence des deux familles. C’est là que le marié donne la dot à sa belle famille.

– le “manzaraka” : un cortège va faire le tour du village pour exposer l’argent, l’or ou autre richesse fourni pour l’évènement. Le marié, accompagné de ses témoins, se fait ventiler par les “demoiselles d’honneurs” sous leurs parapluie jusqu’à la demeure de la mariée. Chants et m’biwis accompagne le cortège. C’est le début des festivités.

Les "demoiselles" en charge du marié et de ses témoins avec leur éventail ombrelle pour assurer leur confort.

Les “demoiselles” en charge du marié et de ses témoins avec leur éventail ombrelle pour assurer leur confort.

– le diner dansant: généralement fait le soir, c’est le moment préféré des jeunes. En effet, chacun sort sa plus belle tenue de soirée pour allez manger et puis surtout rejoindre la piste de danse jusqu’à l’aube. Le groupe Tama music de Baco Ali est souvent sollicité pour cette évènement car il rassemble jeunes, âgés, filles et garçons ! C’est les mariés qui ouvrent le bal !

– le chigoma : c’est la soirée en l’honneur du marié. les hommes enfilent leurs plus beaux costards et vont danser le chigoma en faisant un cercle. Souvent une association de chigoma est invité pour donner la cadence aux novices et ainsi assurer l’ambiance de la soirée. Les mariés sont installés au milieu du cercle dansant et contemplent la beauté et l’agilité des danseurs.

Le chigoma.

Le chigoma.

– le m’biwi : c’est la journée en l’honneur de la mariée. Les femmes se vêtissent de leurs plus jolies “salouva” et ramènent leurs bouts de bambou pour rythmer la cadence. Souvent un modèle de salouva sera porté par famille, c’est en sortent leurs signature. Ainsi, facile à repéré dans une foule d’une centaine de femmes. Les bouts de bambous sont utilisés comme instruments de musique.

Les femmes munies de leurs bouts de bambous sous le chant du m'biwi

Les femmes munies de leurs bouts de bambous sous le chant du m’biwi

Il faut savoir que ses festivités durent trois jours voire une semaine selon le choix et les moyens investis. Souvent, les mariages débutent le vendredi puisque c’est le jour saint dans la religion musulmane. De plus, c’est surtout vers la période des grandes vacances (juillet-août) qu’ils sont organisés.

Et ils vécurent heureux, avec pleins d'enfants (rires)...

Et ils vécurent heureux, avec pleins d’enfants (rires)…


Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Si vous avez des questions, surtout n’hésitez pas !
SMO.

Nos coutumes ont leurs coutures ! (1)

Salut à tous,
Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un sujet qui, depuis longtemps, me semble intéressant dans la société mahoraise. Mais pour cela, je vous invite à prendre part à cette charade que j’ai concocté pour vous.
“Mon premier est l’appellation d’une Vierge.
Mon deuxième est ce que l’on prend chaque année.
Et mon tout se fait à deux.
Qui suis-je ?”

Le mot du jour !
Haroussi, autrement dit, le mariage.

Mains de la mariée; bijoux en or et les dessins faits à l'henné.

Mains de la mariée; bijoux en or et les dessins faits à l’henné.

Il y a encore quelques décennies, la femme mahoraise découvrait son mari le jour du mariage.

En effet, le père discutait avec l’intéressé et si une attente s’établissait alors le mariage était convenu. Ainsi, la famille de la mariée était très fière de marier leur fille et vice versa s’il s’agit d’un garçon. A l’époque de ma grand-mère par exemple, les épouses étaient très souvent des adolescentes (en moyenne 17/18 ans) et un peu plus vieux pour les époux.

Aujourd’hui, les choses ont évoluées, évidemment. Ainsi, depuis plus de vingt ans, les femmes choisissent leur futur époux. Cela semble normal, dans la mesure où elle ont pu partir de l’île dans la grande majorité d’entre elles pour leurs études. Cela leur a permis d’avoir une autre vision des choses, de prendre aussi du recul vis-à-vis des règles établies.
En ce sens, une femme qui souhaite se marier avec son petit copain par exemple pourra le faire. Cependant, avoir l’accord de ses parents et surtout de son père, puisqu’il est considéré comme le chef du foyer, est primordial. De plus, il faut savoir qu’avant le mariage, l’époux (souvent à l’aide de sa famille) doit payer la dote imposée par le père de la mariée. Si l’épouse est encore vierge alors elle reçoit une dote plus importante car elle sera alors considéré comme pure.

Une fois l’accord obtenu, le “haroussi” se fait entendre dans la bouche de tous les villageois. C’est l’événement.

Langage de base pour la communication.

Salut à tous,
Alors aujourd’hui, nous allons apprendre quelques bases du “shimaoré” pour pouvoir s’exprimer un minimum.

Tout d’abord, il faut savoir qu’à Mayotte deux dialectes principaux sont parlés. Ainsi, on retrouve une partie de la population qui parle le “shiboushi” et une autre le “shimaoré”. Le “shiboushi” est lié aux origines malgaches dont a connu l’île avec le sultan Andriantsoly. D’ailleurs, c’est en avril 1841, que ce dernier décidera de vendre “l’île au parfum” à Passot, un commandant français.
Ensuite, du côté du canal du Mozambique, une forte ressemblance linguistique avec notamment le swahili (la plus importante langue bantoue et la langue comptant le plus grande nombre de locuteurs de l’Afrique noire) est notable. Cela est tout à fait normal puisque, aujourd’hui, on sait que les Mahorais et de manière générale, l’archipel des Comores à des descendants “Mozambiquiens”.
Enfin, le shimaoré est timbré de beaucoup de termes arabes puisque comme nous l’avons vu, la religion est intimement ancrer dans la vie des Mahorais, et cela depuis la nuit des temps, si j’ose dire.

Ceci dit, commençons le cours…

Les mots de politesses:
Bonjour = Jéjé
Merci = Marahaba
Bienvenue = Caribou
s’il te plaît = tafadali
pardon = soimahani

Les pronoms impersonnels et possesifs:
je/moi = ni/wam_________________________________________miens : yangou NB: le y devient un w pour une personne
tu/toi = ou/wawé________________________________________tiens : yaho
il,elle = a/wayé________________________________________siens : yahé
nous = ri/wassi_______________________________________notre : yatrou
vous = mou/wagnou_____________________________________votre : yagnou
ils,elles/eux = wa/wawo_________________________________leurs : yawo

Les pronoms “personnels”:
maman = mama____________________________________________fille : mtrou mama
papa = baba____________________________________________garçon: mtrou baba
bébé = mwana/zaza______________________________________monsieur: mwégné
cadet = mwanaña_________________________________________madame : bwéni
ainé = zouki
grand-père = bacoco/dadayé
grand-mère = coco

autres mots divers:
jolie : mzouri________________________________________parler : ou lagouwa ( le “ou” signe l’indicatif)
voiture : gari________________________________________chanter : ou himba
études : msomo________________________________________demander : ou dzissa
doucement : polé polé_________________________________vouloir : ou tsaha (= acheter)
vite : haraka_________________________________________voyager : ou teimbéya
avec : na
et d’autres encore…

exemples de phrases:
– Bonjour grand-père, maman voudrait ta voiture pour me ramener plus vite à l’école, merci !
– Jéjé bacoco, mama a tsaha gari yaho paré neindré licoli haraka, marahaba.

-Excusez-moi, je demande à monsieur X de parler plus doucement stp car mon fils voudrais chanter avec sa mamie.
– Soimahani, ni tsaha mwéné X ou lagouwa polé polé tafadali mana mwana wangou a tsaha a himbé na coco wahé.

– waw elle est jolie la fleur de la petite fille
– héwé la mzouri fléra la mwana mtrou mama.

NB: aujourd’hui la langue française s’est mélangé avec le shimaoré donc si un mot vous échappe, cela ne coûte rien de le dire en français.

Bon ça sera tout pour aujourd’hui, j’espère que cela vous a plus.
Rendez-vous pour le prochain billet.
SMO.

Point culture

Salut à tous,
Alors aujourd’hui, nous allons rentrer au cœur de l’île pour essayer de comprendre sa culture.

Ainsi, l’île au parfum a hérité d’une culture diversifiée, à la fois africaine, perse, orientale, malgache, européenne et arabe. Au fil des siècles, l’islam s’est construit sur la petite île. C’est donc une société marquée par des traditions influencées par la religion. En ce sens, les musulmans représentent donc 95% de la population mahoraise.
web4356finierecad Des jeunes dans un madrassat

Bien qu’exclue des mosquées et des rituels religieux, la femme mahoraise joue un rôle important au sein de la société. Propriétaire des terrains et des maisons, maîtresse de la gestion domestique, influente en politique locale, elle est l’élément stabilisateur de l’économie de l’île. D’ailleurs, sans entrer dans les détails, c’est grâce à madame Zéna Mdéré et ses militantes contre l’indépendance que les Mahorais ont pu voir leurs “nationalité française” s’encrer de manière définitive avec la départementalisation. Ainsi, Zéna est l’effigie d’une pièce de 10 € en argent éditée en 2012 par la Monnaie de Paris, pour la collection « Les Euros des Régions » afin de représenter Mayotte .

Zéna Mdéré. Symbole majeur de la départementalisation mahoraise

Zéna Mdéré. Symbole majeur de la départementalisation mahoraise

Basé sur une tradition orale, le patrimoine mahorais n’est pas visible.

De plus, les Mahorais aiment s’amuser. Ainsi, on y retrouve diverses styles musicales:
-le m’godro: s’inspirant d’u style malgale appelé le “salegy”= c’est l’un des plus populaire à Mayotte. Le m’godro se danse partout et pour tous. De nombreux chanteurs mahorais comme Mikidache, M’toro Chamou, Babadi et autres encore manient ce rythme, allié à des textes plus modernes.
-le shigoma: lors des cérémonies de mariages= il est réservé aux hommes. Les danseurs se mettent en fil et forment un cercle. Au milieu des joueurs de tambours rythment alors la danse.
-le wadaha: danse exclusivement féminine= Munies d’un pilon, les femmes tournent autour d’un mortier, pilent tout en tournant et chantent en même temps. Etc.
Le mariage, qui se déroule vers juillet-août, est l’un de ces moments forts dans la tradition qui se caractérise par de somptueuses cérémonies. Ainsi, cet événement permet de réunir tous les habitants d’un ou plusieurs villages. C’est l’occasion pour les femmes de se vêtir de leurs plus belles tenues, , msinzano (masque de beauté), salouva (l’habit classique de la femme mahoraise), etc… ainsi débute les festivités. Les groupes de danse se défient en toute grâce au rythme des m’biwi, des pilons pour les wadaha ou encore des chants religieux pour le débaa.

Dès leurs plus jeunes âges, les enfants côtoient les “madrassats” (école coranique) et l’école laïque.

Enfin, je tiens à vous dire qu’il y a pleins de choses encore à dire. Cependant, pour cela, il nous faudrait toute une vie pour pouvoir tout dire (rires).

Avant de finir ce billet, j’aimerai ajouter qu’avec la départementalisation et donc l’ouverture à l’extérieur, Mayotte voit sa culture se perdre à petit feu. Ceci est la marque même de la mondialisation. Cette course vers l’uniformisation. Toutefois, les Mahorais en sont conscients et c’est pour cela que de nombreuses associations culturelles existent aujourd’hui pour veiller à transmettre la tradition aux plus jeunes.

Exemple d'association: L'association "Moussaïdiano" (= solidarité) où moi même y suis ! Photo prise pour la fête de l'abolition d'esclavage

Exemple d’association: L’association “Moussaïdiano” (= solidarité) où moi même y suis ! Photo prise pour la fête de l’abolition d’esclavage

C’est tout pour aujourd’hui, je vous dis à très bientôt.
SMO

Shissioua Bandrélé

Shissioua Bandrélé… autrement dit Îlot Bandrélé.

_0014
image: Une des grottes qu’on peut trouver sur le shissioua

P1030721 BIS ILOT BANDRELE
image: L’îlot vu depuis la Grande-Terre.

Les Parisiens qui ont une vue sur la tour Eiffel depuis leur maison s’en vanteront. Cela peut se comprendre, au vue de la beauté du monument.
Je vous propose aujourd’hui un monument, un “édifice” dont j’ai eu la chance d’avoir depuis toujours: Shissioua Bandrélé.

Précédemment, on a vu que “l’île au parfum” possède plusieurs îlots. ces derniers font l’objet de convoitises des touristes venant visiter le nouveau département français.

Chaque îlot tient une histoire. Cela fait parti de l’héritage que nos griots nous ont laissés.
L’îlot Bandrélé se trouve à 2,5 kms de la côte Est de l’île de Mayotte, en face du village de pêcheurs de Nyambadao (mon village natal), et très légèrement au sud-est de la plage de Sakouli (situé entre Nyambadao et Hamouro).

A la prochaine pour un nouveau coin à découvrir. Soyez au rendez-vous !

Le mot du jour

Salut à tous,
Alors naturellement le mot du jour sera : Caribou.
Autrement dit, bienvenue !

Aujourd’hui, je vous propose une courte description de “l’île au parfum”.

Mamoudzou et son marché.
Image: Mamoudzou et son marché.

“Mayotte est situé dans l’archipel des Comores, c’est-à-dire dans le canal du Mozambique. Le chef-lieu est Mamoudzou, la plus grande ville du territoire.
Son code départemental officiel est le « 976 ». Ses habitants sont appelés les Mahorais.

“L’île au parfum” est devenue un département et une région d’outre-mer, à la suite de la consultation référendaire du 29 mars 2009 (95,2 % de votes favorables). En ce sens, l’île change de statut national et européen, passant de celui de pays et territoire d’outre-mer (DOM) à celui de région ultrapériphérique (RUP) française le 1er janvier 2014. Mayotte intègre de ce fait l’Union Européenne. C’est donc le plus jeune département de France, et plus précisément le 101ème.

En 2012, l’Insee compte 212 645 habitants répartie sur une superficie de 376 km2. C’est donc un record dans la densité de population de la France d’outre-mer, avec 566 hab/km².

De plus, Mayotte est constituée de deux îles principales, Grande-Terre et Petite-Terre, et de plusieurs autres petites îles, dont Mtsamboro, Mbouzi et Bandrélé. Ces dernières nous intéresseront particulièrement car elles réservent de jolies choses à ne pas manquer”.

Des jolies choses qu’on découvrira la prochaine fois.

Soyez au rendez-vous et à la prochaine.

Présentation du blog

Le maki (lémurien), une des richesses dans la faune Mahoraise.

Le maki (lémurien), une des richesses dans la faune Mahoraise.

Bonjour à tous,
Je m’appelle Oumbaïdi SIDI M’COLO et je suis originaire donc de Mayotte.
Sur ce blog, je vous propose de vous faire découvrir mon île dans ses aspects naturels et culturels. Par exemple, je vous présenterai:
– des images des coins sympathiques à ne pas rater (son lagon, ses plages, sa faune et tant d’autres) si vous y faites un tour un jour.
– un “Bescherelle” mahorais des choses basiques pour la communication pour le fun.
– des articles traitant de l’actualité de manière générale de l’île.
– et d’autres encore, à découvrir le jour au jour.
J’espère vraiment que cette “visite guidée” vous plaira et qu’elle vous donne envie d’allez voir par vos propres yeux Mayotte. Je suis là pour toutes questions.
Bonne visite à tous !
PS: Pour ceux qui ne savent pas où se situe Mayotte: l’île se situe dans l’archipel des Comores, entre Madagascar et le Canal du Mozambique.