Les sources.

Nous vous mettons dans cet article, les sources afin que vous sachiez d’où nous disposons de nos informations.
Ainsi que, si vous voulez faire des recherche supplémentaires par rapport à ce que nous avons dit dans nos articles précédents.

• http://pedagogie.ac-toulouse.fr/ash82/IMG/pdf/Les_representations_sociales_autour_du_handicap_C_St_Martin_Erasme.pdf
• http://www2.ac-lyon.fr/etab/ien/rhone/ash/IMG/pdf/La_notion_de_haS-_forma_AVS.pdf
• http://isen.fr/cht2014/docs/guide_loihandicap-2.pdf
• www.wellcom.fr

Des établissements spécialisés favorisant une adaptation.

Il existe de nombreux établissements qui favorisent une adaptation pour les personnes en situation de handicap. il est possible de différencier les établissements pour adultes et pour enfants, bien qu’ils soient presque semblables dans leur fonction.

Voici quelques établissement pour les personnes handicapées d’âge adulte.
CAMSP : Centra d’action médico-social précoce.
CMPP : Centre médico-psycho-pédagogique
SESSAD :Service d’éducation spécial et de soins à domicile.
IME: Institut médico-éducatif
IEM : Institut éducation motrice
ITEP : Institut thérapeutique éducatif et pédagogique.

Voici quelques établissements pour les enfants en situation handicap.
BAPU: Bureau d’aide psychologique universitaire
ESAT: Etablissement et service d’aide au travail.
SAVS – SAMSAH : Service d’accompagnement à la vie sociale
FAM: Foyer d’accueil médicalisé
MAS: Maison d’accueil spécialisé

Autres – Établissement de réadaptation professionnelle pour adultes handicapés.

– Entreprise adaptée

– Foyer de vie / occupationnel

– Foyer d’hébergement pour personnes handicapées aptes au travail.

Des lois importantes qui favorisent l’adaptation des personnes handicapées.

Trois lois sont essentielles à la question du handicap.

La première est celle du 30 juin 1975


qui donne droit à l’éducation et au travail, on leur garantit une intégration sociale, un accès aux soins, aux loisirs.

La seconde loi essentielle est celle du 02 janvier 2002

  • qui réforme l’action sociale et médico-sociale car elle reconnaît les droits des personnes handicapées ( respect de la dignité, de l’intégrité, de le vie privée, de l’intimité et de la sécurité). Ses objectifs principaux sont l’autonomie et la protection de la personne, l’inclusion et l’intégration sociale, l’exercice de la citoyenneté et enfin, la prévention des exclusions et la correction. La dernière loi est celle du 11 juillet 2005, qui ne fait pas que définir le handicap, mais qui est divisé en plusieurs axes :
    – l’accueil des personnes handicapées
    – la compensation
    – les ressources
    – la scolarité
    – l’emploi
    – l’accessibilité
    – la citoyenneté et la participation à la vie sociale
    – maisons départementales des personnes handicapées et les commissions des droits de l’autonomie des personnes handicapées.

    La loi du 11 juillet 2005,

  • comme dit avant a permis d’énormes progrès en matière d’insertion des personnes handicapées. En effet, avec cette loi elles bénéficient de plusieurs droits :

    • à la compensation : leur handicap doit pouvoir être compenser au mieux possible
    Pour cela on met à disposition des services d’aide humain, matériel ou animalière en fonction du handicap et en fonction de la personne. Permet une plus grande autonomie. Aide humaine :aide individuelle à domicile, orientation dans des établissements, des aides financières,
    Aide matérielle : aménagement du logement, fauteuil, prothèse, matériel spécifique..
    Aide animalière : chien, l’entretien du chien…etc.
    • à la scolarité : chaque enfant handicapé doit pouvoir avoir le droit d’être inscrit dans l’école la plus porche de son domicile et bénéficie d’un suivi personnalisé.
    • à l’emploi : elle oblige un taux min de 6% de personnes handicapées dans les entreprises de plus de 20 salariés.
    Cela assure aux travailleurs handicapés de trouver plus facilement un emploi et tend à diminuer le risque de discrimination de la part des employeurs.
    • l’accessibilité : Tout les bâtiments et transports doivent être accessibles aux handicapés dans un délais de 10 ans à compter de la sortir de cette loi.
    Cela permet la facilité de déplacement des personnes en fauteuil roulant, en leur facilitant leur vie quotidienne et leur permet d’avoir accès à tout les bâtiments publics.
    • Les MDPH : Créées grâce à cette loi.
    Elles représentent un lieu d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseils pour les personnes handicapées ainsi que pour leurs proches.

  • Le travail de deuil pour les personnes en situation de handicap.

    L’annonce du handicap s’apparente à un travail de deuil. Le handicap peut être assimilé comme à un événement critique de la vie. Le travail de deuil a été exprimé par FREUD pour la première fois en 1915. Il explique ce processus intrapsychique comme consécutif à la perte d’un objet d’attachement, un être cher.

    Après l’annonce d’un handicap, la prise de conscience d’un handicap nécessite de passer par les processus de deuil, un parcours émotionnel qui doit mener progressivement à l’acceptation d’un corps devenu différent afin de retrouver une confiance en soi. Il se décompose en plusieurs parties:

    le choc: il s’agit du traumatisme provoqué par le handicap. Le patient voit dans la souffrance sa vie basculer.

    le déni/l'anxiété: le sujet n’arrive pas à intégrer sa nouvelle réalité, il la désavoue. Si dans un premier temps il nourrit l’espoir de guérison, par la suite, il prend conscience de ce qui lui arrive. Il est partagé psychiquement, d’un côté il réalise le côté irréversible de sa situation et la perte engendrée; de l’autre, il rejette en bloc ce renoncement angoissant.

    la révolte/la colère: le sujet vit sa nouvelle réalité comme une injustice. Il se questionne et cherche une signification à ce bouleversement. Partagé entre culpabilité et dépression, il se sent responsable de ce qui lui arrive. Abattue puis accablé par les reproches qu’il ne cesse de se faire, il se recentre ensuite sur les pertes de son image de soi.

    le marchandage: le sujet confronté à son état de fait, retarde autant qu’il peut la réalité de son handicap. Le temps passe et rien ne change. Au cours de cette phase, le sujet va multiplier les actions positives de sa maladie, dans un idéal de récupération. La réparation constitue sa quête inlassable. Volontaire, il nourrit un désir manifeste de résultats.

    la tristesse et parfois la dépression: au cours de cette période, le poids du regard est essentiel. En effet, le sujet se confronte à sa propre image. Il sait qu’il a perdu quelque chose d’important. Il doit alors prendre en compte ce nouveau changement et commencer à intégrer ce “moins”. C’est une étape clé dans le travail de deuil, car c’est elle qui prépare à la phase d’acceptation de la perte et de la réalité. Les souvenirs de renoncement sont nombreux et douloureux.

    - l'acceptation: le sujet doit construire son identité sur l’image qu’il est maintenant. Le sujet apprend à aimer sa nouvelle vie comme il a aimé l’ancienne. Il accepte son manque. Cette phase est l’aboutissement du travail de deuil car le sujet intériorise l’objet perdu tout en lui donnant sens dans son histoire.

    Ce travail de deuil est inscrit dans un mouvement de va-et-vient, la personne peut parfois ressentir des sentiments de découragement mais ces sentiment resurgissent moins souvent et sont moins importants une fois le travail de deuil fini. Ainsi, toute perte peyut nécessiter un travail de deuil. Dans le cas d’un handicap, le médical tient un rôle important, tant dans l’explication que dans le suivi.

    La résilience

    La résilience est une notion qui permet de aux personnes qui ont dû subir un traumatisme ou qui subissent un handicap, à faire ressortir des dons ou des ressources cachées qui peuvent se révéler très efficaces quand on les sollicites. La résilience consiste ” à vivre avec”, dans le sens ou cela fait parti de la vie de l’individu. C’est donc la capacité de vivre après l’annonce d’un handicap par exemple. il existe différents facteurs de résilience :

    – Des facteurs intrinsèques qui sont des capacités de réinvestissement des expériences passées tout en incluant le vécu traumatisant. Ils permettent donc l’organisation et la construction de la résilience.
    – Des facteurs extrinsèques, ces facteurs dépendent de la société, ils vont mettre en place des facilitateurs de résilience qui vont permettre d’avoir une meilleure qualité de vie.

    Ces facteurs extrinsèques sont la reconnaissance sociale, la législation sur l’emploi, la protection sociale, l’aménagement des espaces, l’accessibilité aux lieux publics et l’accessibilité à la technologie. Ces différents facteurs extrinsèques vont dépendre des politiques qui sont mises en œuvre pour l’intégration totale de la personne handicapée dans la société. Ces facteurs peuvent être la mise en place des lois sur les personnes en situation de handicap ou bien encore la mise en place de différentes structures qui permettent leur accueil.

    Il existe différents acteurs de résilience tels que des professionnels, des politiques, des associations et des membres de la famille. Nous pouvons dire que la famille joue un rôle important dans le processus de résilience ainsi que l’environnement car la personne peut se réapproprier des valeurs comme être citoyen actif et participatif.

    Il existe des limites à cette résilience telles que la gravité des fonctions intellectuelles qui vont empêcher la personne de pouvoir faire le processus de résilience.

    La résilience est modulable, c’est-à-dire qu’elle s’adapte aux différents traumatismes. Elle peut être vu comme un mécanisme de protection vis à vis de la personne handicapée. La résilience chez la personne handicapée est un processus important et efficace car celle-ci présente un ensemble de sentiments et d’émotions ainsi que des comportements qui sont favorable à cette résilience. Cependant, toutes les personnes ne sont pas considérées comme résilientes du fait de leurs capacités personnelles.