La Catrina

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Le mot “Catrina” est la variante féminine du mot espagnol “catrín” qui désigne, de manière générale, une personne élégante, habillée avec goût.

La Catrina, appelé à l’origine “La Cavalera Garbancera” est un personnage populaire de la culture mexicaine. La Catrina est un squelette féminin vêtue de riches habits et portant généralement un chapeau très élégant. Provenant d’Europe et caractéristique de la bourgeoisie porfirienne, a une fonction de memento mori, destiné à rappeler que les différences de statut social n’ont aucune importance face à la mort. En effet, la critique de Posada était explicitement dirigée contre les « garbanceras », des femmes d’origine indigène qui mangeaient ou vendaient, selon les sources des pois chiches (« garbanzos » en espagnol), ou une préparation à base de pois chiches (la garbanza) qui méprisaient leur classe sociale et copiaient la mode et les usages européens, en portant de grands chapeaux décorés de tous les ornements possibles, en délaissant et en méprisant leurs origines et les coutumes locales pour se donner l’air d’avoir accédé à un niveau social supérieur à leur condition, selon les critères des castes définies par la société coloniale.

La Catrina fut créée vers 1912 par le célèbre caricaturiste mexicain José Guadalupe Posada. Ce dernier fut toutefois influencé par les travaux de Manuel Manilla avec lequel il a travaillé dans l’atelier d’Arroyo. Ce personnage de squelette est inspiré de plusieurs traditions. En effet, il rassemble certaines traditions européennes (notamment de l’art macabre médiéval) mais également indigènes préhistoriques (en particulier du culte de la déesse aztèque de la mort).

Ce personnage a été décliné sous de nombreuses formes au cours du XXe siècle, notamment depuis sa reprise par le peintre Diego Rivera et est particulièrement devenu une figure emblématique de la fête des morts mexicaine et de la culture mexicaine en général.

Source : Wikipédia