{"id":98,"date":"2014-03-05T10:59:28","date_gmt":"2014-03-05T09:59:28","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/?p=98"},"modified":"2021-08-15T11:04:38","modified_gmt":"2021-08-15T10:04:38","slug":"pourquoi-le-chomage-concerne-presque-tout-le-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/pourquoi-le-chomage-concerne-presque-tout-le-monde\/","title":{"rendered":"Pourquoi le ch\u00f4mage concerne (presque) tout le monde"},"content":{"rendered":"<p>Jamais, dans son histoire, la France n&rsquo;avait connu un nombre de ch\u00f4meurs aussi \u00e9lev\u00e9. Et ce ch\u00f4mage n&rsquo;est pas une simple courbe, une statistique abstraite. Il a de nombreux effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res sur la soci\u00e9t\u00e9 et sur la prosp\u00e9rit\u00e9 commune. Ces effets concernent en premier lieu les 3,3 millions de personnes de la cat\u00e9gorie A, qui n&rsquo;ont eu aucune aucune activit\u00e9 salari\u00e9e le mois pr\u00e9c\u00e9dent, donc aucun revenu salari\u00e9, et dont certains, notamment les plus jeunes, n&rsquo;ont pu b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;aucune allocation compensatoire. A ce chiffre il faut ajouter les presque 2 millions de ch\u00f4meurs qui ont pu b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une activit\u00e9 r\u00e9duite, ou les presque 300 000 personnes qui sont dispens\u00e9es de recherche d&#8217;emploi pour cause de formation ou de stage. Pour toutes ces personnes, le ch\u00f4mage repr\u00e9sente \u00e0 la fois une perte de revenus, une situation professionnelle pr\u00e9caire qui leur interdit de se projeter dans l&rsquo;avenir, et parfois, une d\u00e9socialisation. Au del\u00e0 de ces effets imm\u00e9diats, le ch\u00f4mage se traduit \u00e9galement par une perte future. L&rsquo;absence d&#8217;emploi implique moins de cotisation et donc une moindre pension de retraite plus tard, et la r\u00e9insertion professionnelle sera d&rsquo;autant plus difficile que les trous dans le CV seront vus avec suspicion par de futurs employeurs.<!--more--><\/p>\n<p>Mais le ch\u00f4mage n&rsquo;affecte pas que les ch\u00f4meurs. Il touche aussi l&rsquo;ensemble des salari\u00e9s de droit priv\u00e9. Tout d&rsquo;abord par la pression qu&rsquo;il exerce sur le \u00ab\u00a0march\u00e9\u00a0\u00bb du travail. Tout salari\u00e9 exer\u00e7ant dans un m\u00e9tier expos\u00e9 se voit en effet comme un ch\u00f4meur potentiel. En p\u00e9riode de ch\u00f4mage de masse, aucune protection ne pr\u00e9serve efficacement du ch\u00f4mage. Le dipl\u00f4me n&rsquo;est pas un rempart, il rend m\u00eame le ch\u00f4mage encore plus injuste pour celui qui le subit. L&rsquo;exp\u00e9rience se transforme en d\u00e9lit d&rsquo;\u00e2ge, la jeunesse en inexp\u00e9rience, la surqualification en inad\u00e9quation de profil. Tous les arguments sont bons pour choisir l&rsquo;un plut\u00f4t que les cent autres qui se pr\u00e9sentent \u00e0 un poste. La comp\u00e9tition entre ch\u00f4meurs ressemble \u00e0 un cruel jeu de chaises musicales o\u00f9 vingt personnes tourneraient autour de dix chaises. Et chaque mois, \u00e0 mesure que le ch\u00f4mage augmente et que de nouvelles personnes se pr\u00e9sentent, on enl\u00e8ve une chaise ou l&rsquo;on ajoute des joueurs. Dans ces conditions, il ne faut pas seulement \u00eatre rapide, il faut avoir de la chance et m\u00eame, quelques fois, savoir pousser les autres. Aussi, le ch\u00f4mage d\u00e9truit-il les solidarit\u00e9s entre travailleurs, affaiblit les syndicats et pousse les salari\u00e9s en emploi \u00e0 mettre en sourdine leurs revendications. Par peur du ch\u00f4mage, ils oublient de r\u00e9clamer le paiement d&rsquo;heures suppl\u00e9mentaires, de n\u00e9gocier une hausse de salaire qui compenserait l&rsquo;inflation, et acceptent une intensification du travail sans broncher. Via les accords comp\u00e9titivit\u00e9-emploi<sup>1<\/sup>, ils peuvent m\u00eame \u00e0 pr\u00e9sent subir des diminutions de salaires horaire, pourvu que l&rsquo;accord soit majoritairement accept\u00e9 par les salari\u00e9s. En somme, le ch\u00f4mage touche les salari\u00e9s du secteur priv\u00e9 tout comme il touche les ch\u00f4meurs\u00a0: il limite leurs revenus et leur pouvoir d&rsquo;achat et il ins\u00e9curise leur emploi et leur carri\u00e8re.<\/p>\n<p>Les fonctionnaires sont \u00e9galement touch\u00e9s par le niveau du ch\u00f4mage. D&rsquo;abord parce que l&rsquo;attrait de la fonction est intimement corr\u00e9l\u00e9 au march\u00e9 de l&#8217;emploi. Plus le niveau de ch\u00f4mage est \u00e9lev\u00e9, plus les candidats sont nombreux aux concours de la fonction publique, en particulier pour les concours les plus accessibles.<sup>2<\/sup> Or, si davantage de candidats se pr\u00e9sentent \u00e0 un concours, leur chance de succ\u00e8s individuelle devient plus faible. Aussi, il faut parfois bien plus que les comp\u00e9tences exig\u00e9es formellement pour r\u00e9ussir un concours. Tel poste accessible aux simples bacheliers pourra \u00eatre obtenu par le titulaire d&rsquo;un master. Cette situation conduit \u00e0 une surqualification massive des fonctionnaires recrut\u00e9s qui, s&rsquo;ils obtiennent la s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;emploi, doivent souvent accepter un sacrifice substantiel en mati\u00e8re de carri\u00e8re ou de revenus. Leur strat\u00e9gie consiste alors \u00e0 tenter de passer les concours internes pour s&rsquo;\u00e9lever dans la hi\u00e9rarchie de la fonction publique. Mais les m\u00eames causes produisant les m\u00eames effets, la multiplication des candidatures aux concours internes conduit \u00e0 la m\u00eame surqualification et aux m\u00eames frustrations. Parall\u00e8lement, l&rsquo;afflux de bons candidats aux concours incite les gouvernements \u00e0 faire peser sur les fonctionnaires en poste l&rsquo;essentiel des \u00e9conomies qu&rsquo;ils d\u00e9cident. Pourquoi am\u00e9liorer l&rsquo;attrait des carri\u00e8res dans la fonction publique si tant de candidats se pr\u00e9sentent\u00a0? Une nouvelle fois, le ch\u00f4mage conduit ici encore \u00e0 la frustration professionnelle et la stagnation des traitements.<\/p>\n<p>Le niveau du ch\u00f4mage p\u00e8se \u00e9galement sur les retrait\u00e9s, les familles et les malades, sur tous ceux dont les revenus et le niveau de vie d\u00e9pendent de la s\u00e9curit\u00e9 sociale. En effet, moins d&#8217;emploi signifie m\u00e9caniquement moins de recettes pour les caisses de la s\u00e9curit\u00e9 sociale et donc l&rsquo;apparition ou l&rsquo;approfondissement des d\u00e9ficits. Ainsi, ces baisses de recettes conduisent presque m\u00e9caniquement les gouvernements \u00e0 lancer des plans d&rsquo;\u00e9conomie qui se traduisent immanquablement par des baisses du niveau des pensions ou des allocations, ou par des d\u00e9remboursements. Les retrait\u00e9s apparaissent ici comme tr\u00e8s vuln\u00e9rables car ils n&rsquo;ont aucun moyen d&rsquo;agir sur leur niveau de revenu, lequel d\u00e9pend presque exclusivement de leurs carri\u00e8re et de leurs choix pass\u00e9s. Les familles ne peuvent elles non plus r\u00e9viser leurs choix quant \u00e0 leur nombre d&rsquo;enfants. Quant aux malades, l&rsquo;id\u00e9e selon laquelle ceux-ci abuseraient \u00ab\u00a0volontairement\u00a0\u00bb du syst\u00e8me est grotesque lorsqu&rsquo;on sait que beaucoup renoncent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 se soigner en raison d&rsquo;une prise en charge trop faible de la s\u00e9curit\u00e9 sociale.<\/p>\n<p>Et qu&rsquo;en est-il des chefs d&rsquo;entreprises\u00a0? A premi\u00e8re vue, on pourrait croire qu&rsquo;ils sont peu concern\u00e9s par le niveau du ch\u00f4mage. En \u00e9non\u00e7ant le principe de \u00ab\u00a0l&rsquo;arm\u00e9e industrielle de r\u00e9serve\u00a0\u00bb, Marx estimait m\u00eame que plus le ch\u00f4mage \u00e9tait \u00e9lev\u00e9, plus cela profitait aux propri\u00e9taires du capital. En effet, du point de vue de l&#8217;employeur individuel, un ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 facilite les recrutements, permet de se placer en position favorable lors des n\u00e9gociations salariales et att\u00e9nue les revendications sociales. Dans la relation salari\u00e9 \/ employeur, les inconv\u00e9nients des premiers repr\u00e9sentent donc les avantages des seconds. On aurait tort cependant d&rsquo;arr\u00eater le raisonnement \u00e0 ce point. Car au niveau collectif, ces avantages qui existent au niveau individuel disparaissent. En effet, il n&rsquo;est pas s\u00fbr que la baisse g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des revenus de la population et des d\u00e9penses publiques constitue un atout pour les chefs d&rsquo;entreprises. Si les revenus et les transferts sociaux baissent, il en est de m\u00eame des d\u00e9penses de consommation. Si l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 professionnelle augmente, les m\u00e9nages risquent de davantage \u00e9pargner par pr\u00e9caution. Le r\u00e9sultat est que ce que les m\u00e9nages perdent en revenus et en s\u00e9curit\u00e9, les entreprises le perdent en recettes. Or, si les recettes baissent, les profits ont toute les chances de diminuer, et avec eux les revenus des actionnaires et des propri\u00e9taires du capital. Pour \u00e9viter une telle situation, beaucoup d&rsquo;entreprises sont contraintes d&rsquo;\u00e9couler leur production en baissant leurs prix. Or, si elles sont nombreuses \u00e0 adopter une strat\u00e9gie similaire, la baisse g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des prix n&rsquo;aboutit pas \u00e0 augmenter globalement les d\u00e9penses des m\u00e9nages (qui sont de toute fa\u00e7on contraintes par leurs revenus) mais conduit immanquablement \u00e0 la baisse des marges et des profits distribu\u00e9s.<\/p>\n<p>Encore convient-il ici de nuancer. Toutes les entreprises ne sont pas affect\u00e9es de la m\u00eame fa\u00e7on par la baisse du pouvoir d&rsquo;achat des m\u00e9nages. Les entreprises exportatrices peuvent la compenser par les march\u00e9s ext\u00e9rieurs (dans la mesure o\u00f9 la demande des autres pays s&rsquo;accro\u00eet). De m\u00eame, une baisse de la demande ne se traduit pas de la m\u00eame fa\u00e7on selon le secteur d&rsquo;activit\u00e9. Ainsi, plus les co\u00fbts fixes de production sont \u00e9lev\u00e9s (d\u00e9penses d&rsquo;investissement, brevets, charges financi\u00e8res&#8230;) plus une faible baisse de la demande va se traduire par des pertes importantes.<sup>3<\/sup>. A l&rsquo;inverse, les entreprises plus flexibles, avec moins de charges fixes, peuvent adapter plus facilement leurs co\u00fbts de production \u00e0 la demande. De m\u00eame, les entreprises dont les niveaux de revenu sont ind\u00e9pendants de la conjoncture b\u00e9n\u00e9ficient pleinement de la baisse des prix (qui diminue leurs co\u00fbts de production), alors que pour celles dont les recettes sont plus incertaines, une baisse des prix se traduit par une diminution plus que proportionnelle de leurs recettes. Enfin, pour les entreprises cr\u00e9anci\u00e8res, la baisse des prix est une aubaine puisqu&rsquo;elle augmente les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat r\u00e9els.<sup>4<\/sup> A l&rsquo;inverse, pour les entreprises endett\u00e9es, les charges financi\u00e8res fixes s&rsquo;alourdissent proportionnellement \u00e0 la baisse de leurs revenus.<\/p>\n<p>En somme, le niveau du ch\u00f4mage est largement d\u00e9favorable aux m\u00e9nages, mais peut \u00eatre profitable pour certaines entreprises cr\u00e9anci\u00e8res, c&rsquo;est \u00e0 dire les banques, pour celles dont l&rsquo;activit\u00e9 est majoritairement tourn\u00e9e vers l&rsquo;\u00e9tranger (certaines grandes entreprises), pour celles qui sont intenses en main d\u2019\u0153uvre et qui investissent peu (les services, la distribution), pour celles qui ne prennent pas de risque et dont les revenus futurs sont insensibles \u00e0 la conjoncture. En deux mots, le ch\u00f4mage avantage uniquement les secteurs \u00e9conomiques dont l&rsquo;activit\u00e9 est tourn\u00e9e vers la rente et d\u00e9savantage tout le reste de la soci\u00e9t\u00e9, y compris les entreprises qui sont les plus innovantes et qui investissent le plus.<\/p>\n<div><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p>[1] Les accords comp\u00e9titivit\u00e9-emplois sont pr\u00e9vus par la loi dite de \u00ab\u00a0s\u00e9curisation de l&#8217;emploi\u00a0\u00bb du 16 juin 2013.<br \/>\n[2] En v\u00e9rit\u00e9, m\u00eame les concours les moins accessibles, comme les concours pour les postes de chercheurs ou d&rsquo;enseignants-chercheurs voient les candidatures se multiplier. Il n&rsquo;est pas rare que plus d&rsquo;une centaine de candidats ayant obtenu un doctorat et la qualification CNU se pr\u00e9sentent \u00e0 un poste de ma\u00eetre de conf\u00e9rences. Cette concurrence d\u00e9courageante conduit de tr\u00e8s nombreux candidats tr\u00e8s comp\u00e9tents \u00e0 se d\u00e9tourner pr\u00e9ventivement de ces concours.<br \/>\n[3] Un exemple simple illustre ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Lorsque une entreprise a investit lourdement dans une production, plus le volume de ses ventes est \u00e9lev\u00e9, plus elle peut r\u00e9partir cette charge sur une grande \u00e9chelle de production. De ce fait, toute diminution de ses ventes se traduit par une perte s\u00e8che, plus que proportionnelle \u00e0 la baisse de ses recettes. Ainsi, une entreprise qui a investit 1000 et donc le co\u00fbt de production unitaire s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 1 doit vendre un minimum de 1000 unit\u00e9s \u00e0 2 euro pour couvrir ses frais de production. Dans cet exemple, pour r\u00e9aliser un profit \u00e9quivalent \u00e0 9% des fonds investis, elle doit imp\u00e9rativement vendre 1200 unit\u00e9s. Si ses ventes baissent de 17\u00a0%, tout son profit dispara\u00eet.<br \/>\n[4] Les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat r\u00e9els repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9cart entre le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat nominal et le taux d&rsquo;inflation. En effet, le taux d&rsquo;inflation mesure la perte de la valeur de la monnaie. Pour un cr\u00e9ancier, cela signifie une perte de pouvoir d&rsquo;achat sur la valeur de son remboursement. Ainsi, un cr\u00e9ancier ne gagne rien \u00e0 pr\u00eater \u00e0 5\u00a0% d&rsquo;int\u00e9r\u00eat si le taux d&rsquo;inflation attendu est \u00e9galement de 5\u00a0%.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jamais, dans son histoire, la France n&rsquo;avait connu un nombre de ch\u00f4meurs aussi \u00e9lev\u00e9. Et ce ch\u00f4mage n&rsquo;est pas une simple courbe, une statistique abstraite. Il a de nombreux effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res sur la soci\u00e9t\u00e9 et sur la prosp\u00e9rit\u00e9 commune. 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