{"id":90,"date":"2013-12-12T10:16:22","date_gmt":"2013-12-12T09:16:22","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/?p=90"},"modified":"2022-06-10T04:43:07","modified_gmt":"2022-06-10T03:43:07","slug":"le-socialisme-de-loffre-ou-la-politique-de-la-deflation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/le-socialisme-de-loffre-ou-la-politique-de-la-deflation\/","title":{"rendered":"Le \u00ab socialisme de l&rsquo;offre \u00bb, ou la politique de la d\u00e9flation"},"content":{"rendered":"<p>Le \u00ab\u00a0socialisme de l&rsquo;offre\u00a0\u00bb c&rsquo;est la formule trouv\u00e9e par Fran\u00e7ois Hollande pour expliquer sa strat\u00e9gie \u00e9conomique lors de sa conf\u00e9rence de presse de novembre 2012\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Il y a toujours eu deux conceptions, une conception productive \u2013 on a m\u00eame pu parler du socialisme de l\u2019offre \u2013 et une conception plus traditionnelle o\u00f9 on parlait de socialisme de la demande. Aujourd\u2019hui, nous avons \u00e0 faire un effort pour que notre offre soit consolid\u00e9e, plus comp\u00e9titive.\u00a0<\/i>\u00bb La formule est reprise par Pierre Moscovici qui explique ainsi le retournement strat\u00e9gique op\u00e9r\u00e9 par gouvernement\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Dans l\u2019opposition, nous avons rejet\u00e9 toute id\u00e9e que la France souffrait d\u2019un probl\u00e8me de comp\u00e9titivit\u00e9 li\u00e9e au co\u00fbt du travail. C\u2019est l\u2019honneur de ce gouvernement, suite au rapport Gallois, d\u2019avoir laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 une position partiellement id\u00e9ologique et tr\u00e8s dat\u00e9e, et d\u2019avoir pris la mesure d\u2019un enjeu national.<\/i>\u00a0\u00bb<sup>1<\/sup> <!--more--><\/p>\n<p>En somme, c&rsquo;est au nom du pragmatisme, de l&rsquo;efficacit\u00e9 et donc de \u00ab l&rsquo;honneur \u00bb, que le gouvernement a choisi de tourner le dos aux politiques qu&rsquo;il pr\u00e9conisait dans l&rsquo;opposition. Sans remettre en cause la sinc\u00e9rit\u00e9 des propos du ministre, notons qu&rsquo;il est bien d\u00e9licat de devoir justifier, aupr\u00e8s des \u00e9lecteurs, un tel \u00e9cart entre la politique men\u00e9e au pouvoir et celle qu&rsquo;on proclamait dans l&rsquo;opposition. Il n&rsquo;aura en effet pas fallu plus de six mois pour que la gauche, \u00e9lue au nom du social et du retour \u00e0 la retraite \u00e0 60 ans, pourfendeuse de la TVA et de la \u00ab r\u00e8gle d&rsquo;or \u00bb, se transforme en commis d&rsquo;une politique au service des entreprises.<\/p>\n<p><strong>UNE NOUVELLE POLITIQUE<\/strong><\/p>\n<p>Depuis novembre 2012, depuis un an, le retournement est ind\u00e9niable. Le programme des \u00ab\u00a060 propositions\u00a0\u00bb est mis en sourdine pour laisser place \u00e0 l&rsquo;orchestre triomphant de la nouvelle politique. Toute l&rsquo;\u00e9nergie du gouvernement se concentre sur des mesures de comp\u00e9titivit\u00e9. Il y eut d&rsquo;abord le <b>CICE<\/b> (cr\u00e9dit imp\u00f4t comp\u00e9titivit\u00e9 emploi), un all\u00e8gement d&rsquo;imp\u00f4t de 12 \u00e0 15 milliards d&rsquo;euros accord\u00e9 sans contrepartie aux entreprises et financ\u00e9 par la hausse de la TVA. Il y eut ensuite la <b>loi sur la s\u00e9curisation de l&#8217;emploi<\/b> qui permet aux entreprises de baisser les salaires et de modifier le contrat de travail sans avoir \u00e0 recourir \u00e0 des licenciements. Il y eut enfin <b>l<\/b><b>&lsquo;\u00e9conomie des d\u00e9penses publiques<\/b> et une <b>r\u00e9forme des retraites<\/b> qui enterre de fait le d\u00e9part \u00e0 taux plein \u00e0 60 ans. Comme le souligne l&rsquo;\u00e9conomiste Bruno Amable<sup>2<\/sup>, le bilan de cette politique est que les cadeaux aux entreprises sont pay\u00e9s par les m\u00e9nages et les salari\u00e9s. Hausse des imp\u00f4ts, stagnation salariale et accentuation de la flexibilit\u00e9 du travail constituent les modalit\u00e9s du paiement.<\/p>\n<p>Injuste, cette politique l&rsquo;est sans conteste. Est-elle au moins n\u00e9cessaire ou efficace\u00a0? L&rsquo;\u00e9conomie fran\u00e7aise souffre-t-elle d&rsquo;un co\u00fbt du travail trop \u00e9lev\u00e9\u00a0? Pour appuyer son analyse, le gouvernement souligne deux chiffres\u00a0: le d\u00e9s\u00e9quilibre de la balance commerciale, en constante d\u00e9gradation depuis 2002, et la chute, depuis 2007-2008, du taux de marge des entreprises.<sup>3<\/sup><\/p>\n<p>Si ces chiffres sont incontestables, l&rsquo;interpr\u00e9tation qu&rsquo;on leur donne m\u00e9rite d\u00e9bat. La hausse des salaires est-elle responsable de la baisse de comp\u00e9titivit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie fran\u00e7aise\u00a0? L&rsquo;affirmer reviendrait \u00e0 porter au cr\u00e9dit de l&rsquo;UMP, au pouvoir \u00e0 cette \u00e9poque,d&rsquo;avoir massivement augment\u00e9 les salaires. Bien s\u00fbr, il n&rsquo;en est rien. D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;INSEE, entre 2002 et 2011, le pouvoir d&rsquo;achat du salaire net moyen a augment\u00e9 de moins de 6\u00a0% tandis que le PIB a augment\u00e9 de 12\u00a0%. Les actifs ont \u00e0 peine b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la moiti\u00e9 des gains de productivit\u00e9 qu&rsquo;ils ont cr\u00e9\u00e9 par leur travail. On peut tourner le probl\u00e8me dans tous les sens, la baisse de comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises fran\u00e7aises n&rsquo;est pas due \u00e0 une hausse du co\u00fbt du travail.<\/p>\n<p><strong>LES ENTREPRISES VICTIMES DE L&rsquo;AUST\u00c9RIT\u00c9<\/strong><\/p>\n<p>Pour comprendre ce probl\u00e8me il faut s&rsquo;interroger sur la chronologie. Que s&rsquo;est-il pass\u00e9 en 2007-2008 pour que le taux de marge des entreprise s&rsquo;effondre\u00a0? Une crise du syst\u00e8me financier international, la chute du commerce mondial, une r\u00e9cession sans pr\u00e9c\u00e9dent depuis 1945 dans les \u00e9conomies d\u00e9velopp\u00e9es. C&rsquo;est d&rsquo;abord la brutalit\u00e9 avec laquelle la demande mondiale s&rsquo;est contract\u00e9e qui explique la baisse du taux de marge des entreprises. Il en est r\u00e9sult\u00e9 une sous-exploitation des capacit\u00e9s productives, une baisse de la production et une hausse du ch\u00f4mage.<\/p>\n<p>Dans un tel cas de figure, les recettes des entreprises diminuent forc\u00e9ment plus vite que leurs charges, car elles doivent continuer de payer un appareil productif sous-utilis\u00e9. Elles attendent une reprise qui ne vient pas. Et pour cause. Apr\u00e8s de timides plans de relance engag\u00e9s ici ou l\u00e0 en 2009, les \u00c9tats europ\u00e9ens se sont tous engouffr\u00e9s dans des politiques de \u00ab\u00a0r\u00e9tablissement des finances publiques\u00a0\u00bb, envoyant leurs populations dans une marche forc\u00e9e vers l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9. Au final, la demande int\u00e9rieure stagne, prise en ciseau parles hausses d&rsquo;imp\u00f4ts et les baisses de d\u00e9penses publiques.<\/p>\n<p>Dans les pays d&rsquo;Europe du sud o\u00f9 l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 est la plus forte, la demande s&rsquo;effondre. Pour compenser, les gouvernements, avec le soutien actif de la Tro\u00efka, se sont tourn\u00e9s vers une hypoth\u00e9tique demande ext\u00e9rieure, en esp\u00e9rant que les entreprises trouveront \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger les parts de march\u00e9 qui leur manquent. Cette politique n\u00e9cessite une strat\u00e9gie de type n\u00e9o-mercantiliste\u00a0: baisse du co\u00fbt du travail, aides aux entreprises, accentuation de l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9. C&rsquo;est une politique de l&rsquo;offre classique, qui n&rsquo;a rien de \u00ab\u00a0socialiste\u00a0\u00bb. Mais un probl\u00e8me se pose\u00a0: si un pays individuel peut momentan\u00e9ment compenser une faiblesse de sa demande int\u00e9rieure par une hausse de ses parts de march\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, cette strat\u00e9gie ne peut fonctionner \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale. Toutes les balances commerciales ne peuvent \u00eatre en exc\u00e9dant, car les d\u00e9ficits des uns font les exc\u00e9dents des autres. Il en r\u00e9sulte une<a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/2012\/12\/07\/competitivite-le-retour-de-lideologie-de-la-guerre-economique\/\"> guerre absurde<\/a> o\u00f9 chacun se bat pour augmenter sa part d&rsquo;un g\u00e2teau que les politiques d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es s&rsquo;acharnent \u00e0 faire diminuer.<\/p>\n<p>R\u00e9sultat, les marges des entreprises baissent \u00e0 mesure que la guerre commerciale s&rsquo;intensifie. Certains pays, comme l&rsquo;Allemagne, s&rsquo;en sortent bien. Avec une population vieillissante et peu port\u00e9e sur la consommation et l&rsquo;investissement, l&rsquo;\u00e9conomie allemande gagne plus \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger que ce qu&rsquo;elle perd en interne. Pour d&rsquo;autres pays, comme la France, une telle strat\u00e9gie est suicidaire. Un pays qui poss\u00e8de, avec l&rsquo;Irlande, le plus haut taux de f\u00e9condit\u00e9 de l&rsquo;Union europ\u00e9enne, a besoin de consommer et d&rsquo;investir. L&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e ne fait qu&rsquo;affaiblir ses capacit\u00e9s de croissance future tandis que les potentialit\u00e9s ext\u00e9rieures sont clairement moins avantageuses que le gaspillage de ses ressources internes, sous-exploit\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>LA D\u00c9FLATION, UN RETOUR AUX ANN\u00c9ES 30<\/strong><\/p>\n<p>On conna\u00eet tr\u00e8s bien les effets d&rsquo;une politique de l&rsquo;offre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, o\u00f9 chacun cherche \u00e0 diminuer ses co\u00fbts pour \u00eatre plus comp\u00e9titif que son voisin. La diminution des co\u00fbts entra\u00eene la baisse des revenus qui conduit \u00e0 la compression de la demande. Aussi, pour ne pas voir leur part de march\u00e9 s&rsquo;effondrer, les entreprises sont contraintes de baisser leur prix, ce qui diminue leurs marges. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle la d\u00e9flation. On y est. A force de mener des politiques de comp\u00e9titivit\u00e9 en Europe du sud et partout ailleurs, les prix diminuent en Gr\u00e8ce et \u00e0 Chypre, ils stagnent au Portugal, en Espagne et en Irlande.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Glissement-annuel-de-lindice-des-prix-\u00e0-la-consommation.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-91\" src=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Glissement-annuel-de-lindice-des-prix-\u00e0-la-consommation.jpg\" alt=\"Glissement annuel de l'indice des prix \u00e0 la consommation\" width=\"520\" height=\"674\" srcset=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Glissement-annuel-de-lindice-des-prix-\u00e0-la-consommation.jpg 520w, https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Glissement-annuel-de-lindice-des-prix-\u00e0-la-consommation-231x300.jpg 231w\" sizes=\"auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><\/a>Mais la d\u00e9flation ne s&rsquo;arr\u00eate pas aux pays sous perfusion de la Tro\u00efka. Elle touche l&rsquo;ensemble de la zone euro. En France, si l&rsquo;on ne constate pas encore de baisse des prix, on mesure tout de m\u00eame un dangereux ralentissement de l&rsquo;inflation depuis pr\u00e8s de deux ans.<\/p>\n<p>Or, la d\u00e9flation est un poison mortel. Elle pousse les consommateurs \u00e0 reporter leurs achats (dans l&rsquo;attente d&rsquo;une baisse des prix)\u00a0; elle p\u00e9nalise les emprunteurs et favorise les rentiers (en raison de la hausse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat r\u00e9els)\u00a0; elle d\u00e9courage les producteurs et les investissements\u00a0; elle ass\u00e8che les recettes publiques et nourrit les d\u00e9ficits. Plus grave, elle tend \u00e0 augmenter la valeur du stock de dettes en circulation, ce qui g\u00e9n\u00e8re \u00e0 terme des d\u00e9fauts et des faillites bancaires.<\/p>\n<p>La d\u00e9flation, c&rsquo;est le retour de la crise des ann\u00e9es 30. Face \u00e0 une telle menace, il serait bon que le gouvernement prenne la mesure des probl\u00e8mes r\u00e9els de l&rsquo;Europe et revoit s\u00e9rieusement l&rsquo;id\u00e9ologie churchillienne, \u00e0 base de sang et de larmes,qui l&rsquo;a conduit \u00e0 inventer le concept du \u00ab\u00a0socialisme de l&rsquo;offre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n<p><sup>1<\/sup> Pierre Moscovici (2013)\u00a0: <em>Combats \u2013 pour que la France s&rsquo;en sorte<\/em>, Flammarion, Paris.<br \/>\n<sup>2<\/sup> Bruno Amable\u00a0: \u00ab\u00a0Qui ressent le ras-le-bol du &lsquo;socialisme de l&rsquo;offre&rsquo;\u00a0?\u00a0\u00bb Lib\u00e9ration, le 14\/10\/2013.<a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/economie\/2013\/10\/14\/qui-ressent-le-ras-le-bol-du-socialisme-de-l-offre_939426\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><br \/>\n<\/a><sup>3<\/sup> Le taux de marge mesure le rapport entre le profit r\u00e9alis\u00e9 par les soci\u00e9t\u00e9s non financi\u00e8res (mesur\u00e9 par l&rsquo;Exc\u00e9dent brut d&rsquo;exploitation) et leur richesse produite (mesur\u00e9 par la valeur ajout\u00e9e). Depuis la fin des ann\u00e9es 80, le taux de marge des soci\u00e9t\u00e9s non financi\u00e8res fran\u00e7aise n&rsquo;\u00e9tait jamais descendu en dessous de 37\u00a0%. Il est tomb\u00e9 \u00e0 35,1\u00a0% en 2012.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le \u00ab\u00a0socialisme de l&rsquo;offre\u00a0\u00bb c&rsquo;est la formule trouv\u00e9e par Fran\u00e7ois Hollande pour expliquer sa strat\u00e9gie \u00e9conomique lors de sa conf\u00e9rence de presse de novembre 2012\u00a0: \u00ab\u00a0Il y a toujours eu deux conceptions, une conception productive \u2013 on a m\u00eame pu &hellip; <a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/le-socialisme-de-loffre-ou-la-politique-de-la-deflation\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4569,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37,38],"tags":[52,84,40,64,180,179],"class_list":["post-90","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-crise-de-leuro","category-union-europeenne","tag-austerite","tag-competitivite","tag-crise-de-leuro-2","tag-deflation","tag-guerre-economique","tag-ordoliberalisme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4569"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=90"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":169,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90\/revisions\/169"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=90"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=90"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=90"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}