{"id":74,"date":"2016-09-09T08:56:48","date_gmt":"2016-09-09T07:56:48","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/?p=74"},"modified":"2021-08-09T09:01:31","modified_gmt":"2021-08-09T08:01:31","slug":"un-revenu-universel-peut-il-liberer-la-societe-du-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/un-revenu-universel-peut-il-liberer-la-societe-du-travail\/","title":{"rendered":"Un revenu universel peut-il lib\u00e9rer la soci\u00e9t\u00e9 du travail ?"},"content":{"rendered":"<p>Les transformations du monde du travail, la pr\u00e9carisation de l\u2019emploi et le ch\u00f4mage de masse ont pouss\u00e9 un certain nombre d\u2019intellectuels \u00e0 proposer un changement profond de notre syst\u00e8me social pour parvenir \u00e0 l\u2019instauration d\u2019un revenu universel inconditionnel. Selon ses promoteurs, une telle allocation aurait trois avantages\u00a0: elle permettrait aux personnes d\u00e9pourvues de ressources de vivre dignement\u00a0; elle simplifierait consid\u00e9rablement la gestion de notre syst\u00e8me social\u00a0; enfin, elle permettrait de lib\u00e9rer notre rapport au travail en accompagnant la m\u00e9canisation des emplois les plus p\u00e9nibles.<!--more--><\/p>\n<p>Le revenu universel se d\u00e9cline en de tr\u00e8s nombreuses conceptions. Dans sa version la plus lib\u00e9rale, proche de l\u2019imp\u00f4t n\u00e9gatif de Milton Friedman, il s\u2019agit de verser un revenu secondaire d\u2019environ 450 euros, le Liber, financ\u00e9 par un imp\u00f4t proportionnel de 23\u00a0% sur tous les revenus primaires. Le Mouvement fran\u00e7ais pour un revenu de base (MFRB) pr\u00e9voit pour sa part une allocation du m\u00eame montant financ\u00e9e par une r\u00e9forme individualisant toutes les prestations et tous les imp\u00f4ts. Enfin, une note de la Fondation Jean-Jaur\u00e8s pr\u00e9voit d\u2019instaurer un revenu de base de 750 euros financ\u00e9 par la suppression de toutes les allocations sociales (y compris les allocations logement, l\u2019assurance ch\u00f4mage et l\u2019assurance maladie) et par une hausse de deux points de la TVA<a title=\"\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. Dans ces trois propositions, l\u2019allocation universelle ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme progressiste par rapport \u00e0 la situation actuelle, o\u00f9 un c\u00e9libataire sans ressources peut b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019assurance maladie et de la CMU, et dispose d\u2019un revenu mon\u00e9taire qui peut atteindre pr\u00e8s de 800 euros mensuels s\u2019il cumule RSA et aide au logement.<\/p>\n<p>L\u2019argument de la simplification peut \u00e9galement \u00eatre questionn\u00e9. Aujourd\u2019hui, aucune allocation sociale n\u2019est vers\u00e9e de mani\u00e8re universelle et inconditionnelle, non seulement pour tenir compte des situations r\u00e9elles des personnes, mais aussi pour permettre l\u2019accompagnement et la r\u00e9insertion. L\u2019essentiel du travail d\u2019un agent recevant des b\u00e9n\u00e9ficiaires du RSA n\u2019est en effet pas de lutter contre la fraude, mais de mettre en place un suivi social personnalis\u00e9. De m\u00eame, l\u2019allocation ch\u00f4mage donne droit \u00e0 un service d\u2019aide au retour \u00e0 l\u2019emploi. Les allocations ne constituent donc pas de simples aides mon\u00e9taires, mais permettent aussi de proposer un dispositif d\u2019aide et d\u2019accompagnement des personnes en difficult\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le travail contre l&rsquo;autonomie<\/strong><\/p>\n<p>Reste l\u2019argument du rapport au travail. Pour certains, verser un revenu garanti suffisant permettrait de lib\u00e9rer les individus de la n\u00e9cessit\u00e9 de travailler. En renfor\u00e7ant le pouvoir de n\u00e9gociation des salari\u00e9s, ce revenu contraindrait les employeurs \u00e0 am\u00e9liorer les conditions de travail ou \u00e0 m\u00e9caniser les t\u00e2ches les plus p\u00e9nibles. Pour un tel effet, il faut n\u00e9anmoins pr\u00e9voir une allocation bien sup\u00e9rieure aux montants pr\u00e9c\u00e9demment envisag\u00e9s.<\/p>\n<p>De nombreux partisans du revenu universel se sont inspir\u00e9s des travaux du philosophe Andr\u00e9 Gorz. Ce dernier consid\u00e8re que le travail s\u2019oppose \u00e0 l\u2019autonomie individuelle d\u00e8s lors que son but ou son produit final \u00e9chappe au contr\u00f4le du travailleur<a title=\"\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>. Ce travail, qu\u2019il qualifie d\u2019h\u00e9t\u00e9ronome, correspond \u00e0 tout travail fonctionnel, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la fois au travail \u00e9conomique (qu\u2019il soit salari\u00e9 ou fonctionnaris\u00e9) et \u00e0 une partie du travail domestique, d\u00e8s lors qu\u2019il correspond \u00e0 un besoin physiologique ou social. L\u2019apport d\u2019Andr\u00e9 Gorz est particuli\u00e8rement int\u00e9ressant, car il a lui-m\u00eame soutenu l\u2019instauration d\u2019un revenu universel comme levier pour susciter un nouveau rapport au travail. Ainsi, en rendant facultatif le travail \u00e9conomique, un tel revenu permettrait, selon lui, d\u2019approfondir l\u2019autonomie des individus. On retrouve \u00e9galement chez Gorz un appel pour une soci\u00e9t\u00e9 plus \u00e9conome sur le plan \u00e9cologique\u00a0: en lib\u00e9rant les individus de la n\u00e9cessit\u00e9 de travailler, le revenu universel permettrait une diminution de l\u2019offre de travail, et donc de la production.<\/p>\n<p>C\u2019est dans cette approche qu\u2019il faut classer deux propositions plus h\u00e9t\u00e9rodoxes port\u00e9es par Baptiste Mylondo et Bernard Friot<a title=\"\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. M\u00eame si beaucoup d\u2019aspects les distinguent<a title=\"\" href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>, ces deux propositions se rejoignent sur un point essentiel\u00a0: elles promettent un revenu qui serait suffisant pour vivre et acc\u00e9der aux biens essentiels. Dans la proposition de Mylondo, le revenu inconditionnel serait \u00e9gal au seuil de pauvret\u00e9 \u00e0 60\u00a0% du revenu m\u00e9dian, soit environ 1\u00a0000 euros par mois, cumulable avec d\u2019autres revenus (y compris certaines allocations). Dans la proposition de Friot, un salaire \u00e0 vie pouvant varier de 1\u00a0500 \u00e0 6\u00a0000 euros, non cumulable avec d\u2019autres revenus, serait vers\u00e9 \u00e0 tous les adultes en fonction de leurs qualifications individuelles, le socle de 1\u00a0500 euros \u00e9tant, pour lui, inconditionnel.<\/p>\n<p><strong>Toute activit\u00e9 est-elle du travail ?<\/strong><\/p>\n<p>Comment, dans un tel cadre, organiser le travail\u00a0? Tant Friot que Mylondo d\u00e9veloppent une conception tr\u00e8s peu pr\u00e9cise du travail. Ainsi, pour Friot, l\u2019activit\u00e9 des retrait\u00e9s est consid\u00e9r\u00e9e comme du travail\u00a0; l\u2019instauration d\u2019un salaire \u00e0 vie permettrait donc de lib\u00e9rer la soci\u00e9t\u00e9 du travail en g\u00e9n\u00e9ralisant le principe de la retraite<a title=\"\" href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>. Non seulement chacun d\u00e9cide des quantit\u00e9s de travail qu\u2019il fournit, mais aussi de la nature de ces activit\u00e9s. On peut ainsi, \u00e0 discr\u00e9tion, cultiver des tomates, garder des enfants ou simplement faire une partie de belote. Toutes ces activit\u00e9s sont utiles et doivent de ce fait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme une contribution sociale, c\u2019est-\u00e0-dire du travail. Mylondo d\u00e9veloppe exactement le m\u00eame raisonnement\u00a0: \u00ab\u00a0En faisant du surf avec ses amis californiens, Lazy ne contribue-t-il pas \u00e0 leur bien-\u00eatre [\u2026]\u00a0? Est socialement utile toute activit\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 ne d\u00e9finit pas express\u00e9ment et collectivement comme nuisible<a title=\"\" href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais c\u2019est l\u00e0 que le raisonnement de Friot et de Mylondo atteint ses limites. Jean-Marie Harribey rappelle avec justesse qu\u2019une activit\u00e9 ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un travail que si elle est socialement valid\u00e9e<a title=\"\" href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>. Sans cette validation, chacun peut d\u00e9cider que ses loisirs sont du travail, ce qui revient \u00e0 imposer aux autres sa contribution sociale, quelle qu\u2019elle soit.<\/p>\n<p><strong>Le travail doit \u00eatre organis\u00e9 collectivement<\/strong><\/p>\n<p>Plus fondamentalement, la promesse du revenu universel est fond\u00e9e sur un impens\u00e9 social. En effet, les individus ne peuvent \u00e0 la fois \u00eatre enti\u00e8rement libres dans leurs contributions \u00e0 la richesse en termes de travail et se voir garantir la consommation d\u2019une partie de cette richesse. Qu\u2019arriverait-il si tout le monde d\u00e9cidait d\u2019arr\u00eater de produire les biens et services n\u00e9cessaires aux autres\u00a0? Quelle richesse r\u00e9elle le revenu universel permettrait-il alors d\u2019acheter\u00a0? Aucune. Les individus ne peuvent donc d\u00e9cider d\u2019arr\u00eater de travailler que si d\u2019autres d\u00e9cident de continuer. \u00c0 cet argument, Mylondo r\u00e9pond que les exp\u00e9riences ont montr\u00e9 que, m\u00eame en se voyant garantir un revenu \u00e0 vie, la plupart des personnes ont continu\u00e9 de travailler. Mais il \u00e9vite de rappeler un aspect troublant de ces exp\u00e9riences\u00a0: c\u2019est surtout pour pouvoir consommer davantage et vivre plus confortablement que ces personnes ont continu\u00e9 de travailler. Autrement dit, elles ont utilis\u00e9 l\u2019essentiel de ce revenu suppl\u00e9mentaire pour consommer, ce qui n\u2019est soutenable que si d\u2019autres personnes travaillent plus. Non seulement ce r\u00e9sultat contredit l\u2019objectif d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 plus sobre, mais il montre que la g\u00e9n\u00e9ralisation de ces exp\u00e9riences est impossible, car tout le monde ne peut pas contribuer moins \u00e0 la production de richesses tout en b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019une richesse suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>En somme, cette promesse d\u2019un travail librement consenti, produit d\u2019un choix strictement individuel, revient \u00e0 nier le caract\u00e8re doublement collectif du travail. En premier lieu, dans la majorit\u00e9 des t\u00e2ches qui ne sont pas m\u00e9canisables, en particulier les services aux personnes (\u00e9ducation, sant\u00e9, garde d\u2019enfants, s\u00e9curit\u00e9, etc.), le travail reste socialement indispensable. En second lieu, le travail est collectif dans sa production. Il n\u00e9cessite une sp\u00e9cialisation, des m\u00e9tiers, et donc une division qui, par construction, le rend h\u00e9t\u00e9ronome au sens de Gorz (contradictoire avec l\u2019exigence d\u2019autonomie). Le travail est donc une contrainte sociale, car la soci\u00e9t\u00e9 ne peut s\u2019en passer, et une contrainte individuelle, car il oblige l\u2019individu \u00e0 s\u2019ins\u00e9rer dans un collectif qui suspend et contrarie son d\u00e9sir d\u2019autonomie.<\/p>\n<p>Le revenu universel ne r\u00e9solvant pas ces contraintes, il ne peut donc lib\u00e9rer les individus du travail. La r\u00e9duction du temps de travail, l\u2019am\u00e9lioration des conditions de travail, l\u2019\u00e9mancipation des individus, la socialisation de la gestion des entreprises doivent bien s\u00fbr rester l\u2019horizon des forces progressistes. Mais ces grandes r\u00e9formes doivent \u00eatre d\u00e9cid\u00e9es et organis\u00e9es collectivement, et non laiss\u00e9es \u00e0 la seule initiative des individus.<\/p>\n<p>Enfin, n\u2019oublions pas que les revenus mon\u00e9taires ne sont pas les seuls \u00e9l\u00e9ments \u00e0 prendre en compte dans le niveau de vie et les in\u00e9galit\u00e9s. Le mod\u00e8le social fran\u00e7ais est largement fond\u00e9 sur une importante production non marchande (\u00e9ducation, sant\u00e9, services collectifs). \u00c0 trop se focaliser sur les revenus mon\u00e9taires, on oublie qu\u2019une grande part de la redistribution de richesses en France passe par les services publics gratuits, et que ces derniers contribuent souvent davantage au lien social que les achats de biens et de services marchands.<\/p>\n<div>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> G. Koenig et M. de Basquiat, <i>Liber, un revenu de libert\u00e9 pour <\/i><i>tous<\/i>, MFRB, 2013\u00a0: http:\/\/revenudebase.info\/. T. Chevandier et J. H\u00e9ricourt, <i>Le Revenu de base, de l\u2019utopie \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9\u00a0?<\/i>, Paris, Fondation Jean-Jaur\u00e8s, 2016.<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> A. Gorz, <i>M\u00e9tamorphoses du travail<\/i><i>, qu\u00eate du sens<\/i>, Paris, Galil\u00e9e, 1988.<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> B. Mylondo, <i>Un revenu pour tous\u00a0! Pr\u00e9cis d\u2019utopie r\u00e9aliste<\/i>, Paris, Utopia, 2010\u00a0; B. Friot, <i>\u00c9manciper le travail. Entretiens avec Patrick Zech<\/i>, Paris, La Dispute, 2014.<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Bernard Friot propose aussi de socialiser l\u2019ensemble des moyens de production \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019unit\u00e9 de production sous la forme de coop\u00e9ratives. Nous nous contentons d\u2019\u00e9voquer sa proposition de salaire \u00e0 vie de 1\u00a0500 euros distribu\u00e9 sans contrepartie.<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> B. Friot, \u00ab\u00a0Les retrait\u00e9s, mod\u00e8les d\u2019une nouvelle production de valeur \u00e9conomique\u00a0\u00bb, 2013\u00a0: www.reseau-salariat.info.<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> B. Mylondo, <i>Un revenu pour tous\u00a0!<\/i>, <i>op. cit.<\/i>, p. 72.<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> J.-M. Harribey, \u00ab\u00a0Le revenu de base inconditionnel, nouvelle utopie ou impens\u00e9 sur le travail\u00a0?\u00a0\u00bb, blog Alternatives \u00e9conomiques, 2014\u00a0: http:\/\/alternatives-economiques.fr\/blogs\/harribey\/2014\/05\/19\/le-revenu-de-base-inconditionnel-nouvelle-utopie-ou-impense-sur-le-travail\/.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les transformations du monde du travail, la pr\u00e9carisation de l\u2019emploi et le ch\u00f4mage de masse ont pouss\u00e9 un certain nombre d\u2019intellectuels \u00e0 proposer un changement profond de notre syst\u00e8me social pour parvenir \u00e0 l\u2019instauration d\u2019un revenu universel inconditionnel. 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