{"id":73,"date":"2018-08-08T08:44:57","date_gmt":"2018-08-08T07:44:57","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/?p=73"},"modified":"2021-08-09T08:55:17","modified_gmt":"2021-08-09T07:55:17","slug":"david-cayla-la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-est-une-fable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/david-cayla-la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-est-une-fable\/","title":{"rendered":"David Cayla: \u00ab La loi de l\u2019offre et de la demande est une fable \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><em>Interview accord\u00e9e au journal <a href=\"https:\/\/plus.lesoir.be\/173546\/article\/2018-08-17\/david-cayla-la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-est-une-fable\">Le Soi<\/a>r. Propos recueillis par Dominique Berns.<\/em><\/p>\n<p><strong>Q\u00a0: Vous d\u00e9noncez les mod\u00e8les trompeurs utilis\u00e9s \u2013 en g\u00e9n\u00e9ral, de bonne foi, dites-vous \u2013 par la majorit\u00e9 des \u00e9conomistes. Une chose peut surprendre\u00a0: vous ne visez pas les constructions les plus sophistiqu\u00e9es, mais le c\u0153ur du raisonnement \u00e9conomique, la fameuse \u00ab\u00a0loi de l\u2019offre et de la demande.\u00a0\u00bb Pourquoi\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>R\u00a0: Cette \u00ab\u00a0loi\u00a0\u00bb est la pierre angulaire de l\u2019\u00e9conomie dite \u00ab\u00a0n\u00e9o-classique\u00a0\u00bb, dominante aujourd\u2019hui. Mais c\u2019est surtout une construction historique n\u00e9e \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle, r\u00e9sultat d\u2019un compromis entre les \u00e9conomistes\u00a0: ceux qui, comme les auteurs classiques, identifiaient l\u2019origine de la valeur du c\u00f4t\u00e9 du co\u00fbt de production (l\u2019offre) ; et ceux qui ont cherch\u00e9, un si\u00e8cle plus tard, \u00e0 fonder la valeur sur l\u2019utilit\u00e9 pour le consommateur (la demande). En associant les deux de mani\u00e8re parfaitement sym\u00e9trique, la th\u00e9orie n\u00e9o-classique a mis le march\u00e9 au c\u0153ur de son analyse tout en cherchant \u00e0 montrer que les prix s\u2019imposaient d\u2019eux m\u00eame \u00e0 l\u2019ensemble des acteurs et qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient donc contr\u00f4l\u00e9s par personne en particulier. Selon cette th\u00e9orie, offre et demande poussent chacune dans des sens oppos\u00e9s\u00a0: quand le prix augmente, l\u2019offre cro\u00eet et la demande d\u00e9croit. Aussi, le prix d\u2019\u00e9quilibre serait celui qui se trouve \u00e0 l\u2019intersection des deux courbes. Malgr\u00e9 l\u2019absence de v\u00e9rification empirique, les \u00e9conomistes craignent de rompre ce compromis et ne remettent jamais cette th\u00e9orie en question.<!--more--><\/p>\n<p><strong>Q\u00a0: N\u2019est-il pas logique qu\u2019un producteur augmente son offre quand il peut vendre plus cher\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>R\u00a0: Il n\u2019y a aucune raison que l\u2019offre d\u2019un producteur augmente si le prix augmente. En r\u00e9alit\u00e9, d\u00e8s lors que le prix de vente est sup\u00e9rieur au co\u00fbt de production, il a int\u00e9r\u00eat \u00e0 produire autant qu\u2019il peut. Sauf si les rendements de production sont d\u00e9croissants\u00a0: si la production d\u2019une unit\u00e9 suppl\u00e9mentaire est moins efficace que la pr\u00e9c\u00e9dente, autrement dit si les co\u00fbts unitaires sont croissants, il arrive un moment o\u00f9 son co\u00fbt de production d\u00e9passe le prix de vente et o\u00f9 il arr\u00eate de produire. Pour avoir une courbe d\u2019offre croissante, il faut donc supposer l\u2019existence de rendements d\u00e9croissants. Or, cette hypoth\u00e8se n\u2019est pas anodine\u00a0: elle conduit \u00e0 prescrire des politiques \u00e9conomiques erron\u00e9es. Ainsi, face \u00e0 la r\u00e9cession. Dans un monde o\u00f9 les rendements seraient d\u00e9croissants, la baisse de la production s\u2019accompagne d\u2019une baisse des co\u00fbts unitaires et donc am\u00e9liora la profitabilit\u00e9 des producteurs, de sorte que la crise purge le syst\u00e8me, qui peut retourner \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre sans l\u2019intervention de l\u2019Etat. Mais si les rendements sont croissants, comme c\u2019est le cas en particulier dans l\u2019industrie, la baisse de la production engendre une hausse des co\u00fbts unitaires et donc une baisse de la profitabilit\u00e9, ce qui peut conduire \u00e0 des faillites d\u2019entreprises et \u00e0 la mise en branle d\u2019une dynamique d\u00e9pressive dont le march\u00e9 ne peut sortir de lui-m\u00eame. L\u2019hypoth\u00e8se de la courbe d\u2019offre croissante est donc une mani\u00e8re de justifier l\u2019absence d\u2019intervention publique en cas de crise.<\/p>\n<p><strong>Q\u00a0: Vous expliquez dans votre essai que cette hypoth\u00e8se de rendements d\u00e9croissants fausse l\u2019analyse des cons\u00e9quences de l\u2019ouverture au commerce international. Pourquoi\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>R\u00a0: Dans la th\u00e9orie n\u00e9o-classique, l\u2019ouverture est toujours per\u00e7ue comme positive. Et c\u2019est logique\u00a0si les rendements sont d\u00e9croissants\u00a0: face \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019importations moins ch\u00e8res, les entreprises nationales verront leur production se r\u00e9duire, mais cela am\u00e9liorera leur marge b\u00e9n\u00e9ficiaire et leur efficacit\u00e9. Dans un monde o\u00f9 les rendements sont croissants en revanche, l\u2019ouverture brutale \u00e0 la concurrence \u00e9trang\u00e8re peut au contraire mener \u00e0 la disparition de l\u2019industrie nationale, initialement moins efficace, qui est alors confront\u00e9e \u00e0 une hausse de ses co\u00fbts unitaires et donc condamn\u00e9e \u00e0 dispara\u00eetre \u00e0 courte \u00e9change. Avec l\u2019effondrement de l\u2019industrie ce sont aussi les emplois qualifi\u00e9s et les savoir-faire qui disparaissent. On peut citer l\u2019exemple du P\u00e9rou dans les ann\u00e9es 70 ou des \u00e9conomies post-sovi\u00e9tiques dans les ann\u00e9es 90.<\/p>\n<p><strong>Q\u00a0: Le march\u00e9 unique europ\u00e9en, puis l\u2019introduction de l\u2019euro euro se sont accompagn\u00e9s d\u2019une polarisation des activit\u00e9s industrielles en Allemagne et dans les r\u00e9gions adjacentes, et d\u2019une d\u00e9sindustrialisation notamment dans l\u2019Europe du Sud,\u00a0 comme vous l\u2019avez montr\u00e9 dans votre essai pr\u00e9c\u00e9dent, La fin de l\u2019Union europ\u00e9enne. En vertu du m\u00eame m\u00e9canisme\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>R\u00a0: Oui. Le commerce international, et notamment la libre circulation du travail et du capital favorise les grands p\u00f4les industriels, l\u00e0 o\u00f9 les infrastructures logistiques se sont d\u00e9velopp\u00e9s. Les r\u00e9gions qui, pour des raisons historiques ou g\u00e9ographiques, b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un tissu industriel bien d\u00e9velopp\u00e9, de nombreux sous-traitants \u00e0 proximit\u00e9, d\u2019institutions favorables \u00e0 l\u2019activit\u00e9 industrielle tels que des syst\u00e8mes de formation adapt\u00e9s, attirent les investissements et tirent donc parti de l\u2019ouverture accrue aux \u00e9changes. D\u2019autres pays qui disposent d\u2019un secteur industriel plus \u00e9pars, qui sont \u00e9loign\u00e9s des grands ports europ\u00e9ens, vont perdre une partie de leur activit\u00e9 industrielle et doivent se sp\u00e9cialiser dans des secteurs comme le tourisme ou les services, moins porteurs\u00a0 de croissance \u2013 car l\u2019innovation y est plus difficile et les possibilit\u00e9s de m\u00e9canisation moindres. On retrouve le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne en Belgique. La Wallonie, riche en charbon, attirait l\u2019industrie au XIX\u00e8me si\u00e8cle. Aujourd\u2019hui, c\u2019est la proximit\u00e9 du port d\u2019Anvers qui avantage la Flandre. On le voit\u00a0: le succ\u00e8s \u00e9conomique d\u2019une r\u00e9gion a moins \u00e0 voir avec les sp\u00e9cificit\u00e9s culturelles de sa population qu\u2019avec les ressources de sa g\u00e9ographie.<\/p>\n<p><strong>Q\u00a0: Peut-on contrer ce ph\u00e9nom\u00e8ne de polarisation\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>R\u00a0: Oui, mais pour cela il faut une v\u00e9ritable politique industrielle, des investissements publics, des aides d\u2019\u00c9tat, comme le fait aujourd\u2019hui la Chine. Et comme nous le faisions par le pass\u00e9. Ainsi, l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais a r\u00e9ussi \u00e0 implanter Airbus \u00e0 Toulouse o\u00f9 il n\u2019y avait pas d\u2019activit\u00e9 industrielle, notamment par des subventions publiques. Autrement dit\u00a0: en passant outre le march\u00e9. Mais les r\u00e8gles europ\u00e9ennes l\u2019interdisent aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p><strong>Q\u00a0: Le march\u00e9, nous dit-on, est plus efficace&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>R\u00a0: Mais le march\u00e9 ne s\u2019int\u00e9resse pas aux besoins des populations\u00a0; il tend \u00e0 concentrer la production l\u00e0 o\u00f9 elle est le plus efficace, c\u2019est-\u00e0-dire l\u00e0 dans des r\u00e9gions qui sont d\u00e9j\u00e0 avantag\u00e9es. C\u2019est une dynamique qui accentue les divergences entre les r\u00e9gions d\u2019Europe. En d\u00e9finitive, on demande \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de s\u2019adapter au march\u00e9. Si les emplois sont en Allemagne ou en Pologne, alors il faudrait que les Portugais et les Grecs abandonnent leurs pays\u00a0? C\u2019est une vision proprement inhumaine\u00a0: l\u2019\u00e9conomie devrait \u00eatre au service de la soci\u00e9t\u00e9, et non l\u2019inverse. Il faut cr\u00e9er des emplois l\u00e0 o\u00f9 sont les gens et non pousser les travailleurs \u00e0 \u00e9migrer pour \u00e9chapper au ch\u00f4mage et vivre d\u00e9cemment.<\/p>\n<p><strong>Q\u00a0: Avec l\u2019\u00e9cole n\u00e9o-classique, le march\u00e9 \u2013 la rencontre entre l\u2019offre et la demande &#8211; devient le sujet d\u2019\u00e9tude central, sinon presqu\u2019exclusif de la science \u00e9conomique. Pourtant, affirmez-vous, les \u00e9conomistes \u00e9tudient rarement, voire jamais les march\u00e9s tels qu\u2019ils fonctionnent dans la r\u00e9alit\u00e9. Vous forcez un peu le trait, non\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>R\u00a0: Pas du tout. L\u2019offre et la demande sont des concepts th\u00e9oriques, qui ne sont pas observables dans la r\u00e9alit\u00e9. Et je d\u00e9fie un \u00e9conomiste de construire, en utilisant des donn\u00e9es r\u00e9elles, des courbes d\u2019offre et de demande. Je me suis d\u2019ailleurs moi-m\u00eame essay\u00e9 \u00e0 l\u2019exercice en tentant de mettre la \u00ab\u00a0loi\u00a0\u00bb de l\u2019offre et de la demande \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des faits. D\u2019une part il est tr\u00e8s difficile de trouver des biens homog\u00e8nes produits en concurrence parfaite. D\u2019autre part, il est parfaitement illusoire d\u2019estimer les variations de la demande en fonction des prix. On peut n\u00e9anmoins essayer d\u2019approximer l\u2019offre et la demande en observant comment varie la production, les achats et les prix de produits agricoles saisonniers. C\u2019est ce que j\u2019ai tent\u00e9 de faire avec l\u2019abricot, la cerise et le poireau. Le r\u00e9sultat est qu\u2019il est en fait impossible de d\u00e9duire de ces observations une quelconque loi. En regardant les variations de la production, des achats et des prix de ces produits sur plusieurs ann\u00e9es on ne peut que se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence\u00a0: on a des variation dans tous les sens et sans aucune logique apparente. En fait, l\u2019\u00e9conomie n\u00e9o-classique, celle qui est enseign\u00e9e dans la plupart des manuels, n\u2019a pas de th\u00e9orie valide pour expliquer la mani\u00e8re dont se forment les prix. Les \u00e9conomistes qui se rattachent \u00e0 cette \u00e9cole n\u2019ont qu\u2019une conjecture, la loi de l\u2019offre et de la demande, qu\u2019ils ne sont jamais parvenus \u00e0 pr\u00e9senter de mani\u00e8re rigoureuse. Mais ils continuent d\u2019ass\u00e9ner cette \u00ab\u00a0loi\u00a0\u00bb comme si elle allait de soi.<\/p>\n<p><strong>Q\u00a0: Si ces \u00e9conomistes tiennent tant \u00e0 la \u00ab\u00a0main invisible\u00a0\u00bb, ne serait-ce pas, au fond, parce que leur th\u00e9orie \u00e9conomique \u00ab\u00a0pure\u00a0\u00bb permet de mettre entre parenth\u00e8se les rapports de force et de pouvoir, de sorte que le march\u00e9, \u00e9tant un m\u00e9canisme impersonnel, r\u00e9v\u00e8le le \u00ab\u00a0juste prix\u00a0\u00bb\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>R\u00a0: Le principe de \u00ab\u00a0la main invisible\u00a0\u00bb suppose que, gr\u00e2ce au march\u00e9, l\u2019\u00e9go\u00efsme individuel et la poursuite par chacun de son int\u00e9r\u00eat personnel contribuent au bien-\u00eatre collectif. Les \u00e9conomistes n\u2019ont cess\u00e9 de vouloir d\u00e9montrer la justesse de cette intuition en conceptualisant un march\u00e9 o\u00f9 personne ne domine et o\u00f9 l\u2019\u00e9quilibre qui \u00e9merge est le fruit de millions de d\u00e9cisions impersonnelles qui tendent vers l\u2019efficacit\u00e9 et l\u2019optimum social. Le probl\u00e8me, c\u2019est que les march\u00e9s sont en r\u00e9alit\u00e9 des espaces d\u2019affrontement o\u00f9 les rapports de force s\u2019imposent sans s\u2019\u00e9quilibrer les uns les autres. On a vu notamment, lors de la crise de 2008, comment certaines banques am\u00e9ricaines, telles Golden Sachs, avaient profit\u00e9 de leur pouvoir institutionnel pour revendre les actifs immobiliers qu\u2019elles avaient cr\u00e9\u00e9 juste avant que la valeur de ces derniers ne s\u2019effondre, exportant ainsi dans le monde entier la crise am\u00e9ricaine des subprimes. Il n\u2019y avait pas de \u00ab\u00a0juste prix\u00a0\u00bb correspondant \u00e0 la \u00ab\u00a0loi\u00a0\u00bb de l\u2019offre et la demande sur ce march\u00e9, mais un syst\u00e8me institutionnel reposant sur des informations non partag\u00e9es\u00a0: les banques s\u2019arrangeaient avec les agences de notation pour sous-\u00e9valuer les risques de certains actifs et tromper leurs clients.<\/p>\n<p>C\u2019est une illusion de croire que sur un march\u00e9 les producteurs et les acheteurs seraient sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9, de m\u00eame qu\u2019il est illusoire de croire que la concurrence puisse spontan\u00e9ment faire disparaitre les pouvoirs de march\u00e9. Dans l\u2019industrie et l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique (les fameux Gafam) ce sont les producteurs qui dominent. Dans l\u2019agriculture, ce sont les centrales d\u2019achats et les transformateurs qui dictent leurs prix aux producteurs. En somme, dans le monde r\u00e9el les prix sont presque toujours le r\u00e9sultat de rapports de force. Et la fable bien pratique de la \u00ab\u00a0loi\u00a0\u00bb de l\u2019offre et de la demande sert en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 masquer cette r\u00e9alit\u00e9. Selon moi, son plus grand d\u00e9faut est qu\u2019elle donne l\u2019impression que les prix (et donc les revenus de chacun) sont le r\u00e9sultat de leurs contributions \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 commune. Or, cela n\u2019est presque jamais le cas. Il n\u2019y a ni justice ni \u00e9quit\u00e9 spontan\u00e9e dans les prix de march\u00e9. Il est donc n\u00e9cessaire de les r\u00e9guler socialement si l\u2019on veut \u00e9viter la domination \u00e9conomique des plus puissants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Interview accord\u00e9e au journal Le Soir. Propos recueillis par Dominique Berns. 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