{"id":44,"date":"2014-10-07T10:01:03","date_gmt":"2014-10-07T09:01:03","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/?p=44"},"modified":"2021-08-07T11:05:52","modified_gmt":"2021-08-07T10:05:52","slug":"1989-2003-la-crise-argentine-que-se-vayan-todos-78","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/1989-2003-la-crise-argentine-que-se-vayan-todos-78\/","title":{"rendered":"1989-2003 : La crise argentine : \u00ab que se vayan todos ! \u00bb 7\/8"},"content":{"rendered":"<p><em>Septi\u00e8me \u00e9pisode de la s\u00e9rie <strong>Le glorieux pass\u00e9 de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9<\/strong><\/em><br \/>\n<a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/2014\/10\/07\/1918-1925-dettes-publiques-inflation-et-dogmatisme-monetaire-15\/\"><em>Vers l&rsquo;\u00e9pisode 1<\/em><\/a><\/p>\n<p>En juin 2001 une <a href=\"https:\/\/www.oecd.org\/fr\/pays\/argentine\/etudesducentrededeveloppementlargentineauxxesieclechroniquedunecroissanceannoncee-resume.htm\">note de l&rsquo;OCDE<\/a>, pleine d&rsquo;optimisme, assurait que l&rsquo;\u00e9conomie argentine \u00e9tait en train de \u00ab rena\u00eetre de ses cendres \u00bb et qu&rsquo;elle renouerait bient\u00f4t avec \u00ab sa destin\u00e9e prometteuse du d\u00e9but du si\u00e8cle \u00bb. C&rsquo;\u00e9tait bien le moins. Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 90, la politique \u00e9conomique de ce pays avait scrupuleusement respect\u00e9 les principes du \u00ab Consensus de Washington \u00bb pr\u00f4n\u00e9s par cette m\u00eame OCDE. Mais si les \u00e9conomistes de l\u2019OCDE et du FMI \u00e9taient pleinement satisfaits de la situation de l\u2019Argentine, il n\u2019en allait pas de m\u00eame pour l\u2019immense majorit\u00e9 de la population qui subissait tr\u00e8s durement une crise d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 qui n\u2019en finissait pas de se prolonger et qui allait aboutir, quelques ann\u00e9es plus tard, \u00e0 une catastrophique crise sociale et \u00e9conomique.<!--more--><\/p>\n<p>Lorsque Carlos Menem arriva au pouvoir en 1989, l&rsquo;Argentine \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en crise. La dictature militaire (1976-1983) et la guerre des Malouines avaient ruin\u00e9 l&rsquo;\u00e9conomie ; la charge de la dette \u00e9tait devenue insupportable et l&rsquo;inflation rappelait celle de l&rsquo;Allemagne des ann\u00e9es vingt (en 1989 les prix sont multipli\u00e9s par 50). Pour en sortir, et notamment pour combattre l&rsquo;hyperinflation, le nouveau gouvernement d\u00e9cida d&rsquo;indexer le peso au dollar au taux de 1 pour 1, et pour \u00eatre s\u00fbr qu\u2019on ne reviendrait jamais sur ce taux de change, il l\u2019inscrivit dans la Constitution. Ce fut la politique du \u00ab currency board \u00bb, mise en place \u00e0 partir de 1991.<\/p>\n<p>Cette politique n\u00e9cessitait que chaque peso \u00e9mis dans l\u2019\u00e9conomie argentine trouv\u00e2t sa contrepartie en dollar dans les r\u00e9serves de la banque centrale. Il \u00e9tait donc essentiel d&rsquo;obtenir des dollars de la part des organismes internationaux et des investisseurs \u00e9trangers et donc de se plier aux normes lib\u00e9rales du Consensus de Washington. Apr\u00e8s un premier programme de rigueur, l&rsquo;Argentine approfondit la lib\u00e9ralisation de son commerce ext\u00e9rieur et de ses march\u00e9s financiers et se lan\u00e7a dans un vaste programme de privatisations. Jamais \u00c9tat ne vendit autant et si vite : entre 1990 et 1996, t\u00e9l\u00e9phone, radios, t\u00e9l\u00e9visions, chemins de fer, \u00e9lectricit\u00e9, eau, gaz, frappe de la monnaie, centrales nucl\u00e9aires, p\u00e9trochimie, poste, a\u00e9roports et p\u00e9trole furent privatis\u00e9s, souvent brad\u00e9s, presque toujours au profit d&rsquo;entreprises europ\u00e9ennes ou am\u00e9ricaines d\u00e9tentrices de devises.<\/p>\n<p>Mais le d\u00e9veloppement \u00e9conomique promis ne viendra pas. Apr\u00e8s une petite p\u00e9riode de croissance, les crises asiatique (1997) et russe (1998) pousseront les investisseurs \u00e0 quitter brutalement l&rsquo;Am\u00e9rique latine. Alors que le Br\u00e9sil choisit de d\u00e9valuer sa monnaie, le gouvernement argentin fut contraint de maintenir la parit\u00e9 avec le dollar. La manne des privatisations s&rsquo;\u00e9tant tarie et la balance commerciale devenant structurellement d\u00e9ficitaire, il n&rsquo;y eut plus que le FMI pour alimenter l&rsquo;\u00e9conomie argentine en devises. Comme \u00e0 son habitude, le Fonds posa de strictes conditions \u00e0 son engagement et, \u00e0 partir de 1999, la politique \u00e9conomique argentine fut mise sous sa tutelle.<\/p>\n<p>En 1999, le premier programme d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 du FMI pr\u00e9voit la hausse des taxes et des imp\u00f4ts, l&rsquo;assouplissement de la l\u00e9gislation du travail, la r\u00e9duction des salaires et des pensions des fonctionnaires, la privatisation et la mise en concurrence de la s\u00e9curit\u00e9 sociale. Ce plan ne fait qu&rsquo;approfondir la crise. A peine un an plus tard, le FMI est \u00e0 nouveau appel\u00e9 pour un pr\u00eat. Les conditions pos\u00e9es se traduisent cette fois par le gel des d\u00e9penses publiques pour cinq ans, la d\u00e9r\u00e9gulation du syst\u00e8me de sant\u00e9, l&rsquo;abolition totale du syst\u00e8me \u00e9tatique de s\u00e9curit\u00e9 sociale, une nouvelle hausse des taxes et une r\u00e9forme des retraites. N\u2019ayant pas plus de succ\u00e8s que le premier, ce deuxi\u00e8me plan d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 enfon\u00e7a l\u2019\u00e9conomie argentine plus profond\u00e9ment dans la crise. Au printemps 2001, un ultime programme de rigueur est concoct\u00e9 par le FMI, qui fixe des normes rigides de baisse des d\u00e9penses publiques pour un montant de pr\u00e8s de 8 milliards de dollars sur trois ans. Rejet\u00e9 par la population, il n&rsquo;entrera jamais en application. Pour donner le change, le gouvernement le rempla\u00e7a par d&rsquo;autres mesures de rigueur moins drastiques.<\/p>\n<p>Le bilan \u00e9conomique et social de la tutelle du FMI n\u2019en reste pas moins d\u00e9sastreux. Entre 1998 et 2001, l&rsquo;Argentine conna\u00eetra quatre ann\u00e9es cons\u00e9cutives de r\u00e9cession, son PIB baissant de plus de 8 % sur la p\u00e9riode. La dette argentine, qui \u00e9tait de 65 milliards de dollars au d\u00e9but des ann\u00e9es 90 et de 7 milliards avant la dictature, atteint $155 milliards. Les privatisations ont essentiellement profit\u00e9 aux investisseurs internationaux : 90 % des banques et 40 % de l&rsquo;industrie argentine sont d\u00e9tenus par des capitaux \u00e9trangers. Quant aux indicateurs sociaux, ils sont catastrophiques : le pouvoir d&rsquo;achat des classes moyennes a diminu\u00e9 de pr\u00e8s de moiti\u00e9 en cinq ans, le ch\u00f4mage s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 18 %, la pauvret\u00e9, qui atteignait \u00e0 peine un million de personnes dans les ann\u00e9es 70 (pour 34 millions d&rsquo;habitants) touche \u00e0 pr\u00e9sent 14 millions d&rsquo;Argentins ; l&rsquo;analphab\u00e9tisme est multipli\u00e9 par six et concerne d\u00e9sormais 12% de la population.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 le pays qui, selon l&rsquo;OCDE, \u00e9tait en train d&rsquo;accomplir sa \u00ab destin\u00e9e prometteuse \u00bb. Mais l\u2019histoire ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0. Le fragile ch\u00e2teau de cartes de l&rsquo;\u00e9conomie argentine ne tarda pas \u00e0 s&rsquo;effondrer. L\u2019\u00e9v\u00e8nement d\u00e9clencheur apparut le 5 d\u00e9cembre 2001, lorsque le FMI refusa d&rsquo;accorder un nouveau pr\u00eat au gouvernement social-d\u00e9mocrate argentin. La population, exc\u00e9d\u00e9e, n&rsquo;acceptait plus les mesures d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 sans cesse pos\u00e9es comme conditions par le FMI, et cette fois-ci le gouvernement avait \u00e9t\u00e9 contraint de dire \u00ab non \u00bb au FMI. Priv\u00e9 de ressources en devises et voulant \u00e0 tout prix pr\u00e9server le \u00ab currency board \u00bb qu&rsquo;il avait lui-m\u00eame instaur\u00e9 sous le gouvernement Menem, le tr\u00e8s lib\u00e9ral ministre des finances Domingo Cavallo chercha \u00e0 \u00e9viter la faillite du syst\u00e8me financier national en restreignant les retraits bancaires. Ces mesures furent tr\u00e8s mal v\u00e9cues par la population qui eut l&rsquo;impression qu&rsquo;on lui volait son \u00e9pargne, alors m\u00eame que les Argentins les plus fortun\u00e9s avaient eu tout le temps de placer leur argent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Ce fut le d\u00e9but d&rsquo;une r\u00e9volte populaire g\u00e9n\u00e9rale qui poussa, en quelques jours, le pr\u00e9sident De la Rua \u00e0 d\u00e9missionner.<\/p>\n<p>Le gouvernement int\u00e9rimaire ne rompit pas pour autant avec le FMI et continua d&rsquo;appliquer les m\u00eames recettes. Le peso est certes (faiblement) d\u00e9valu\u00e9, mais la convertibilit\u00e9 avec le dollar est pr\u00e9serv\u00e9e. Or, les r\u00e9serves en dollar sont trop faibles pour maintenir une masse mon\u00e9taire suffisante. L\u2019orthodoxie mon\u00e9taire absurde poursuivie par le gouvernement se traduit par une d\u00e9mon\u00e9tisation partielle de l&rsquo;\u00e9conomie argentine. Faute d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la monnaie, les Argentins sont contraints d&rsquo;inventer des syst\u00e8mes de troc pour pouvoir travailler et \u00e9changer, et les provinces \u00e9mettent des \u00ab patacones \u00bb, des coupons qui permettent de payer les fonctionnaires et les imp\u00f4ts et qui font office de monnaie de substitution.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, les institutions internationales critiquent ces \u00e9missions de \u00ab fausse monnaie \u00bb qui \u00e9chappent au pouvoir central. En avril 2002, apr\u00e8s la d\u00e9mission de son ministre de l&rsquo;\u00e9conomie, l&rsquo;Argentine est contrainte de rompre avec les institutions internationales (G7, FMI, Banque mondiale) et aucun nouveau pr\u00eat ne lui sera accord\u00e9.<\/p>\n<p>La crise \u00e9conomique et sociale conna\u00eet son apog\u00e9e au milieu de l&rsquo;ann\u00e9e 2002. Entre juin 2001 et juin 2002, le produit int\u00e9rieur brut diminue de 13,5 %, le taux de ch\u00f4mage est mont\u00e9 \u00e0 21,5 % et le salaire r\u00e9el a chut\u00e9 de 25 % ; le nombre de pauvres s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 19 millions de personnes et concerne alors plus de la moiti\u00e9 de la population. Malnutrition et faim font leur apparition, notamment chez les enfants ; des sc\u00e8nes de pillage de magasins alimentaires se multiplient. Dans la province de Buenos Aires, la violence juv\u00e9nile a augment\u00e9 de 142 % par rapport \u00e0 son niveau de 1998.<\/p>\n<p>Tous les jours, les \u00ab piqueteros \u00bb manifestent devant les si\u00e8ges des institutions politiques en tapant sur des casseroles. \u00ab Que se vayan todos ! \u00bb (qu&rsquo;ils s&rsquo;en aillent tous !) est le slogan favori des manifestants. Finalement, ce n\u2019est qu\u2019avec l\u2019\u00e9lection de Nestor Kirchner, en avril 2003, que l\u2019Argentine commence \u00e0 sortir de la crise sociale et politique. Le nouveau gouvernement fait preuve d&rsquo;autorit\u00e9 en menant une politique \u00e9conomique \u00e0 l&rsquo;exact oppos\u00e9 de celle de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Kirchner ne cherche pas les accords avec le FMI mais veut avant tout r\u00e9affirmer la puissance de l&rsquo;\u00c9tat en relan\u00e7ant l&rsquo;activit\u00e9 par des politiques keyn\u00e9siennes de stimulation de la demande. Ses premi\u00e8res mesures comprennent des hausses de salaire, le gel des tarifs publics, la relance de la consommation, la baisse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et l&rsquo;augmentation des d\u00e9penses. En suspendant sa collaboration avec le FMI et en laissant librement flotter sa monnaie, non seulement l&rsquo;Argentine ne sombre pas dans la crise, mais elle va au contraire conna\u00eetre un spectaculaire redressement. En 2003, le PIB augmente de 8,8 %, le taux d&rsquo;inflation recule \u00e0 3,7% et le nombre de ch\u00f4meurs chute de 29 %. La croissance se poursuivra jusqu\u2019en 2008 avec un taux de croissance annuel moyen de 9%.<br \/>\nPlus tard, un bras de fer sera engag\u00e9 avec les d\u00e9tenteurs priv\u00e9s de la dette argentine. Avant la crise de d\u00e9cembre 2001, les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat sur la dette s&rsquo;\u00e9levaient \u00e0 pr\u00e8s de 30 %. De nombreux investisseurs (parfois m\u00eame des Argentins qui avaient plac\u00e9 leurs avoirs \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger) se sont consid\u00e9rablement enrichis en sp\u00e9culant sur la dette. Kirchner proposa d\u2019abord de ne rembourser que 25 cents pour chaque dollar emprunt\u00e9. Cette posture intransigeante s\u2019av\u00e9ra finalement payante puisqu\u2019il parvint \u00e0 un accord deux ans plus tard, avec la majorit\u00e9 des d\u00e9tenteurs de la dette argentine. En 2010, un second accord permit au gouvernement argentin de restructurer 93% de sa dette en r\u00e9duisant son encours de moiti\u00e9. Le gouvernement argentin engagea \u00e9galement une confrontation avec les entreprises qui avaient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des privatisations de services publics et qu\u2019il accusait de ne pas respecter leurs obligations en mati\u00e8re d\u2019investissements et de service. De nombreuses soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res furent contraintes de quitter le pays et une vague de renationalisations (poste, transport ferroviaire et a\u00e9rien, distribution d\u2019eau, industrie p\u00e9troli\u00e8re, syst\u00e8me de retraite\u2026)  succ\u00e9da \u00e0 la vague de privatisations des ann\u00e9es 1990.<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019on pense de la politique de Nestor Kirchner, elle fut incontestablement plus populaire et efficace que la pr\u00e9c\u00e9dente. Avec sa femme Cristina, le couple Kirchner fut embl\u00e9matique du renouveau politique argentin. Sa femme lui succ\u00e9dera d\u2019ailleurs en menant la m\u00eame politique. Elle remportera les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles de 2007 et de 2011 d\u00e8s le 1er tour. En 2012, le PIB argentin atteignait 281,5 milliards de dollars, soit le double de celui de 2002. Le taux de pauvret\u00e9 tomba \u00e0 15% en 2008 alors qu\u2019il atteignait pr\u00e8s de 58% en 2002.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/2014\/10\/07\/1973-1990-les-derives-du-fmi-ou-linvention-du-consensus-de-washington-68\/\">\u2190 \u00c9pisode pr\u00e9c\u00e9dent<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/2014\/10\/07\/austerite-les-lecons-de-lhistoire-88\/\">\u00c9pisode suivant \u2192<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Septi\u00e8me \u00e9pisode de la s\u00e9rie Le glorieux pass\u00e9 de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 Vers l&rsquo;\u00e9pisode 1 En juin 2001 une note de l&rsquo;OCDE, pleine d&rsquo;optimisme, assurait que l&rsquo;\u00e9conomie argentine \u00e9tait en train de \u00ab rena\u00eetre de ses cendres \u00bb et qu&rsquo;elle renouerait bient\u00f4t &hellip; <a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/1989-2003-la-crise-argentine-que-se-vayan-todos-78\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4569,"featured_media":35,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[59,48],"tags":[73,52,75,19,69,74,76],"class_list":["post-44","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire-de-leconomie","category-le-glorieux-passe-de-lausterite","tag-argentine","tag-austerite","tag-carlos-menem","tag-dette-publique-2","tag-fmi","tag-nestor-kirchner","tag-programme-dajustement-structurel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4569"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=44"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":46,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44\/revisions\/46"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/media\/35"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=44"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=44"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=44"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}