{"id":204,"date":"2022-12-31T14:15:00","date_gmt":"2022-12-31T13:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/?p=204"},"modified":"2023-03-19T14:26:58","modified_gmt":"2023-03-19T13:26:58","slug":"depuis-la-crise-financiere-on-a-en-effet-tourne-le-dos-au-principe-des-prix-de-marche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/depuis-la-crise-financiere-on-a-en-effet-tourne-le-dos-au-principe-des-prix-de-marche\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Depuis la crise financi\u00e8re, on a tourn\u00e9 le dos au principe des prix de march\u00e9\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>Interview accord\u00e9e \u00e0 Clotilde Mathieu parue dans<a href=\"https:\/\/www.humanite.fr\/social-eco\/david-cayla\/idees-il-est-possible-de-reprendre-le-controle-des-marches-775581\"> l&rsquo;Humanit\u00e9 magazine<\/a>.<br><br><strong>Pourquoi estimez-vous que la crise \u00e9nerg\u00e9tique est un sympt\u00f4me de la fin du syst\u00e8me n\u00e9olib\u00e9ral ? &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019origine, le n\u00e9olib\u00e9ralisme repose sur une forme de rationalit\u00e9 qui consiste \u00e0 s&rsquo;appuyer sur les prix de march\u00e9 pour quantifier la valeur et par l\u00e0 arbitrer des choix. Ces prix permettent aux \u00e9conomistes, aux hommes politiques, de calculer les gains et les co\u00fbts de telle ou telle d\u00e9cision. Cette logique n\u2019est cependant pas sans d\u00e9faut. D\u2019une part, les march\u00e9s sont souvent incapables d&rsquo;\u00e9valuer correctement la valeur fondamentale de nos ressources. C\u2019est cette d\u00e9faillance qui a entra\u00een\u00e9 la crise des <em>subprimes<\/em> de 2008 et celle de l\u2019\u00e9nergie qu\u2019on connait aujourd\u2019hui. La flamb\u00e9e des prix du gaz et du p\u00e9trole est la cons\u00e9quence non pas d&rsquo;un rench\u00e9rissement des co\u00fbts d\u2019extraction mais de la sp\u00e9culation li\u00e9e \u00e0 la r\u00e9duction de l&rsquo;offre. Ainsi, l\u2019id\u00e9e que les march\u00e9s permettraient de d\u00e9politiser et de rationaliser les choix est en \u00e9chec. D\u2019autre part, on ne parvient jamais longtemps \u00e0 laisser les march\u00e9s d\u00e9terminer la valeur. Depuis la crise financi\u00e8re, on a en effet tourn\u00e9 le dos au principe des prix de march\u00e9 en engageant des politiques de <em>quantitative easing<\/em> (assouplissement quantitatif). Ces pratiques ont permis aux banques centrales des pays d\u00e9velopp\u00e9s de baisser artificiellement les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat afin de permettre aux \u00c9tats de financer des plans de relance, de faire face \u00e0 la crise COVID ou de g\u00e9rer la crise de de la zone euro. C\u2019est pourquoi le monde de la finance est d\u00e9j\u00e0 en partie sorti du n\u00e9olib\u00e9ralisme.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><strong>Vous expliquez que le n\u00e9olib\u00e9ralisme n\u2019est pas seulement un m\u00e9canisme de r\u00e9gulation du march\u00e9, mais une organisation, un mode fonctionnement g\u00e9n\u00e9ral de la soci\u00e9t\u00e9, avec des institutions au service de cette id\u00e9ologie politique. &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir du moment o\u00f9 on consid\u00e8re que le r\u00f4le des march\u00e9s est de d\u00e9terminer les prix et donc de susciter des choix politiques, on admet qu\u2019il faut mettre l&rsquo;\u00c9tat au service du march\u00e9. Ainsi, le march\u00e9 n&rsquo;est plus con\u00e7u comme un lieu d&rsquo;\u00e9change mais comme un lieu de de r\u00e9gulation sociale. Lorsque Emmanuel Macron et Manuel Valls imposent les lois travail, c&rsquo;est justement parce qu&rsquo;ils consid\u00e8rent que le poids des syndicats est trop important et que cela d\u00e9nature le march\u00e9 du travail. Pour un n\u00e9olib\u00e9ral, il faut que les salaires soient d\u00e9termin\u00e9s par l&rsquo;offre et la demande et non par des institutions politiques. En Europe, le principe du march\u00e9 unique et de la libre circulation du capital du travail proc\u00e8de de la m\u00eame logique. On a cherch\u00e9 \u00e0 b\u00e2tir l\u2019Europe autour de prix qui ne sont consid\u00e9r\u00e9s comme pertinents que parce qu\u2019ils \u00e9manent des forces concurrentielles. L\u2019euro a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de cr\u00e9er un grand march\u00e9 du capital ouvert sur l\u2019ext\u00e9rieur. De m\u00eame, pour r\u00e9duire nos \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, l\u2019UE s\u2019appuie sur le m\u00e9canisme des droits d&rsquo;\u00e9mission et sur le march\u00e9 carbone. Bref, \u00e0 tout probl\u00e8me la solution est la m\u00eame&nbsp;: il faut cr\u00e9er de grands march\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour chercher une alternative au n\u00e9olib\u00e9ralisme, vous vous \u00eates replong\u00e9 dans les mod\u00e8les de planification notamment ceux d\u2019apr\u00e8s-guerre qui a permis la parenth\u00e8se des \u00ab&nbsp;Trente glorieuses&nbsp;\u00bb. En quoi est-ce une piste ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La p\u00e9riode des Trente glorieuses est un bon contre mod\u00e8le au n\u00e9olib\u00e9ralisme. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, tous les pays capitalistes, notamment les \u00c9tats-Unis, ont d\u00fb s\u2019appuyer sur des syst\u00e8mes de planification pour faire face \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie de guerre. Une fois la paix r\u00e9tablie, on a maintenu les syst\u00e8mes de contr\u00f4le des prix. Ce qui est int\u00e9ressant, c&rsquo;est que le contr\u00f4le des prix de la p\u00e9riode d\u2019apr\u00e8s-guerre concerne surtout les biens de production&nbsp;: le travail, les mati\u00e8res premi\u00e8res, les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, mais aussi des prix agricoles. Ainsi, en s\u00e9curisant le co\u00fbt du capital, les \u00c9tats ont permis la forte croissance \u00e9conomique de l\u2019\u00e9poque. Ce mod\u00e8le s&rsquo;est effondr\u00e9 dans les ann\u00e9es 1970 avec la fin du syst\u00e8me de Bretton Woods et en raison des transformations des logiques internationales. Lorsque les pays en voie de d\u00e9veloppement ont commenc\u00e9 \u00e0 nationaliser le secteur du p\u00e9trole et des mati\u00e8res premi\u00e8res, les pays occidentaux se sont mis \u00e0 utiliser le march\u00e9 pour contourner l\u2019influence des pays producteurs et faire baisser les prix des ressources naturelles. Puis, ils ont d\u00e9mantel\u00e9 les m\u00e9canismes de r\u00e9gulation qu\u2019ils avaient instaur\u00e9 en interne en s\u2019ouvrant eux aussi \u00e0 la concurrence internationale. Cet \u00e9pisode montre qu\u2019il est possible de reprendre le contr\u00f4le des march\u00e9s, m\u00eame si les modalit\u00e9s seront sans doute diff\u00e9rentes aujourd\u2019hui. Il n\u2019est par exemple pas question d\u2019organiser un contr\u00f4le des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res en imposant notre volont\u00e9 aux pays producteurs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Comment faire&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je pense que le r\u00e9chauffement climatique nous oblige \u00e0 mettre l\u2019\u00e9nergie et les ressources de la plan\u00e8te dans un pot commun afin d\u2019\u00e9viter une surench\u00e8re qui pourrait conduire \u00e0 une exploitation d\u00e9vastatrice sur un plan \u00e9cologique et social de tout un ensemble de pays ou de r\u00e9gions. R\u00e9guler la production et la r\u00e9partition des mati\u00e8res premi\u00e8res implique d\u2019organiser des concertations internationales pour essayer de trouver des syst\u00e8mes de d&rsquo;\u00e9change fond\u00e9s sur la coop\u00e9ration plut\u00f4t que sur la concurrence. Instaurer un tel syst\u00e8me constituerait une grande am\u00e9lioration par rapport \u00e0 la p\u00e9riode des Trente glorieuses.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Qui doit organiser ces nouvelles formes de r\u00e9gulation&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont les \u00c9tats, en tant que garant de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, qui ont pour t\u00e2che de d\u00e9terminer le prix des biens qui sont essentiels pour notre syst\u00e8me productif, pour le bien-\u00eatre des populations, ou qui rel\u00e8vent d\u2019une ambition strat\u00e9gique. Ce type de r\u00e9flexions avait \u00e9t\u00e9 men\u00e9 par le Conseil national de la r\u00e9sistance. C\u2019est la raison pour laquelle on cr\u00e9a un p\u00f4le public de l\u2019\u00e9nergie au sortir de la guerre. Aujourd\u2019hui, il faudrait mener le m\u00eame genre de r\u00e9flexions avec sans doute davantage de d\u00e9mocratie. Pour cela, on aurait besoin de r\u00e9activer des espaces de concertation avec les syndicats, les entreprises, les consommateurs\u2026 et bien s\u00fbr avec le reste du monde. En somme, si on veut r\u00e9duire la place du march\u00e9, il faut r\u00e9tablir un ensemble d&rsquo;institutions sociales qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9vitalis\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00e9chec du n\u00e9olib\u00e9ralisme a fait na\u00eetre des mod\u00e8les alternatifs tr\u00e8s autoritaires. Lesquels ? &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans une p\u00e9riode de tension sociale, de conflits g\u00e9opolitiques forts et d\u2019une intense concurrence internationale, la fin du n\u00e9olib\u00e9ralisme peut se traduire non pas par plus de d\u00e9mocratie, mais par plus d&rsquo;autoritarisme. Les mod\u00e8les que nous voyons appara\u00eetre en Russie, en Turquie, en Chine, dans de nombreux pays, ont rompu avec l&rsquo;\u00c9tat de droit en voulant r\u00e9tablir le contr\u00f4le du politique sur l&rsquo;\u00e9conomie. En Russie, par exemple, l&rsquo;effondrement complet de la soci\u00e9t\u00e9 apr\u00e8s l\u2019instauration de la th\u00e9rapie de choc dans les ann\u00e9es 90 s\u2019est traduit par la r\u00e9affirmation d\u2019un pouvoir dont l&rsquo;autoritarisme s&rsquo;est accru au fil du temps. En Chine, l&rsquo;\u00c9tat continue de contr\u00f4ler une grande partie de l\u2019\u00e9conomie, mais aussi de la soci\u00e9t\u00e9. M\u00eame en Europe et en France il existe une tentation autoritaire des gouvernements qui vise \u00e0 r\u00e9pondre au d\u00e9sarroi et au sentiment de perte de contr\u00f4le ressenti par les citoyens. Ces nouvelles pratiques sont souvent fond\u00e9es sur des logiques de pouvoir et d\u2019all\u00e9geance. En ce sens, elles rel\u00e8vent d\u2019une forme de n\u00e9o-f\u00e9odalisme, un syst\u00e8me au sein duquel les faibles doivent rechercher la protection des forts. Cette logique d\u00e9passe le monde politique. Au sein de l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique, les plateformes fonctionnent comme des fiefs au sein desquels chaque partie prenante doit se soumettre au propri\u00e9taire de la plateforme pour utiliser ses services.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ce n\u2019est plus du n\u00e9olib\u00e9ralisme&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est diff\u00e9rent. C\u2019est une forme de capitalisme f\u00e9odal. Ainsi beaucoup de grandes entreprises ont des rapports non pas de march\u00e9 mais de domination avec leurs sous-traitants. On voit advenir un fonctionnement \u00e9conomique qui n&rsquo;est plus celui de la libre concurrence, avec des prix d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 partir d\u2019individus autonomes, mais qui s\u2019organise autour de prix construits par des algorithmes ou fond\u00e9s sur des rapports de force. Je pense que le capitalisme actuel nous m\u00e8ne vers ce type de soci\u00e9t\u00e9, et qu\u2019elle est d\u00e9j\u00e0 en germe. C\u2019est la pente spontan\u00e9e vers laquelle on glisse, sauf si on parvient \u00e0 d\u00e9jouer cette dynamique en proposant un syst\u00e8me alternatif. Malheureusement, le rapport de force est tr\u00e8s d\u00e9favorable aux forces de progr\u00e8s. Dans quasiment tous les pays, l\u2019action des gouvernements tend plut\u00f4t vers l&rsquo;autoritarisme et le n\u00e9o-f\u00e9odalisme que vers l\u2019expansion de la d\u00e9mocratie. C&rsquo;est la raison pour laquelle il est indispensable de prendre la parole pour d\u00e9fendre une alternative.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sortir du march\u00e9, aller vers plus d\u00e9mocratie n\u2019est-ce pas une approche marxiste de l\u2019\u00e9conomie ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A partir du moment o\u00f9 on admet que les march\u00e9s ne sont pas de bonnes institutions pour d\u00e9terminer les prix et la valeur, il faut trouver une institution alternative. Dans une d\u00e9mocratie, c&rsquo;est la concertation entre les acteurs qui doit \u00eatre au c\u0153ur du mod\u00e8le. Ce constat rejoint l&rsquo;analyse marxiste qui est de sortir de la dictature des march\u00e9s. Pour autant, je n\u2019ai pas souhait\u00e9 introduire la question de la propri\u00e9t\u00e9 du capital. Or, si on souhaite aller jusqu&rsquo;au bout du changement de syst\u00e8me, il faudrait interroger la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e du capital. Ma r\u00e9flexion n&rsquo;est pas all\u00e9e jusque-l\u00e0 et, de ce fait, elle n\u2019est pas totalement marxiste. Mon souhait est d\u2019abord de revoir les modalit\u00e9s de r\u00e9gulation d&rsquo;un capitalisme qui serait toujours, au moins provisoirement, fond\u00e9 sur la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e du capital, mais au sein duquel les prix ne rel\u00e8veraient pas uniquement des march\u00e9s mais aussi de la politique publique et de formes de concertations citoyennes. Cependant, je suis persuad\u00e9 que pour contr\u00f4ler les prix et les syst\u00e8mes d\u2019approvisionnement, il faudra en passer par la propri\u00e9t\u00e9 collective des moyens de production. De fait, si l\u2019on souhaite mettre en \u0153uvre s\u00e9rieusement la transition \u00e9cologique, des nationalisations deviendront indispensables.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Interview accord\u00e9e \u00e0 Clotilde Mathieu parue dans l&rsquo;Humanit\u00e9 magazine. 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