{"id":195,"date":"2023-03-18T10:20:59","date_gmt":"2023-03-18T09:20:59","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/?p=195"},"modified":"2023-03-19T14:26:07","modified_gmt":"2023-03-19T13:26:07","slug":"la-politique-monetaire-au-defi-des-faillites-bancaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/la-politique-monetaire-au-defi-des-faillites-bancaires\/","title":{"rendered":"La politique mon\u00e9taire au d\u00e9fi des faillites bancaires"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La faillite de la SVB et les difficult\u00e9s du Cr\u00e9dit Suiss ont fait naitre la crainte d&rsquo;une nouvelle crise bancaire et financi\u00e8re. En r\u00e9alit\u00e9, les risques de contagion et d&rsquo;un effondrement du syst\u00e8me bancaire sont faibles. N\u00e9anmoins, cette crise d\u00e9montre les difficult\u00e9s auxquelles sont confront\u00e9es les banques centrales dans leur strat\u00e9gie de hausse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2023\/03\/Sans-titre-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2023\/03\/Sans-titre-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-198\" srcset=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2023\/03\/Sans-titre-2.jpg 800w, https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2023\/03\/Sans-titre-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2023\/03\/Sans-titre-2-450x300.jpg 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Entr\u00e9e de la Silicon Valley Bank qui a fait faillite le 10 mars 2023<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Est-on \u00e0 l\u2019aube d\u2019une nouvelle crise financi\u00e8re&nbsp;? L\u2019annonce, le 10 mars dernier, de la faillite de la Silicon Valley Bank (SVB), 16<sup>\u00e8me<\/sup> banque des \u00c9tats-Unis, a eu des r\u00e9percussions mondiales. C\u2019est la plus importante faillite bancaire dans ce pays depuis la crise financi\u00e8re de 2008. \u00c9v\u00e9nement isol\u00e9&nbsp;? Pas tant que \u00e7a puisque, quelques jours auparavant, c\u2019\u00e9tait la soci\u00e9t\u00e9 Silvergate, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la gestion des cryptoactifs, qui avait d\u00e9pos\u00e9 le bilan&nbsp;; puis le 11 mars, soit le lendemain de la faillite de la SVB, on apprenait que les autorit\u00e9s fermaient une troisi\u00e8me banque, qui avait elle aussi beaucoup investi dans les cryptoactifs, Signature Bank. Lundi, les cours boursiers des grandes banques fran\u00e7aises d\u00e9vissaient sur les march\u00e9s boursiers \u00e0 tel point que Bruno Le Maire se sentit oblig\u00e9 d\u2019affirmer, sur France Info, que \u00ab&nbsp;notre syst\u00e8me bancaire est solide \u00bb, et qu\u2019il ne voyait pas de risque de contagion. Mais voici que le surlendemain, le 15 mars, on apprenait que le Cr\u00e9dit suisse connaissait \u00e0 son tour des difficult\u00e9s apr\u00e8s le refus des Saoudiens de participer \u00e0 une hausse de capital. Nouvel effondrement boursier des valeurs bancaires. Tout le monde sait que lorsqu\u2019un ministre de l\u2019\u00c9conomie se donne la peine de rassurer les Fran\u00e7ais, c\u2019est qu\u2019il y a de quoi s\u2019inqui\u00e9ter. Aussi a-t-on vu imm\u00e9diatement fleurir des vid\u00e9os et des propos alarmistes sur les r\u00e9seaux sociaux comme quoi la prochaine crise financi\u00e8re aurait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><strong>Le risque d\u2019une crise syst\u00e9mique est faible<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Gardons-nous de surench\u00e9rir dans le catastrophisme. Nous n\u2019en sommes probablement pas l\u00e0. Deux raisons permettent de penser que le risque de contagions reste effectivement limit\u00e9. La premi\u00e8re, c\u2019est que les trois banques qui ont fait faillite op\u00e9raient dans des secteurs fragilis\u00e9s et au sein desquels on s\u2019attendait \u00e0 des faillites. Le milieu des cryptos est intrins\u00e8quement vuln\u00e9rable du fait de sa nature sp\u00e9culative. Depuis la forte chute du bitcoin en 2022 et la faillite de FTX, il est probable que ce soit tout l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me des cryptos qui s\u2019effondre \u00e0 court ou moyen terme&nbsp;; mais cela ne concerne pas directement la finance traditionnelle. Au contraire, cette derni\u00e8re pourrait b\u00e9n\u00e9ficier du report de l\u2019\u00e9pargne des m\u00e9nages se d\u00e9tournant des cryptos. Pour la SVB, la situation est un peu diff\u00e9rente puisque qu\u2019elle fonctionne comme une banque traditionnelle et qu\u2019elle n\u2019a pas plac\u00e9 ses fonds dans des actifs sp\u00e9culatifs. Elle op\u00e9rait essentiellement, comme son nom l\u2019indique, dans le secteur des start-ups de la Silicon Valley pour les accompagner dans leurs lev\u00e9es de fonds et leur d\u00e9veloppement. Mais, en 2022, les g\u00e9ants du num\u00e9rique ont multipli\u00e9 les d\u00e9boires et les plans de licenciement. Ce retournement de tendance a pes\u00e9 sur la capacit\u00e9 des start-ups du num\u00e9rique \u00e0 obtenir des financements et la SVB en fut directement affect\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde raison pour laquelle il ne devrait pas y avoir de contagion est que les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines ont tout de suite r\u00e9agi pour garantir la totalit\u00e9 des d\u00e9p\u00f4ts des clients de la SVB, allant au-del\u00e0 du seuil officiel de 250 000 dollars. En 2021, les entreprises de la tech ayant obtenu de nombreux financement, elles disposaient, pour nombre d\u2019entre elles, de comptes tr\u00e8s bien approvisionn\u00e9s. Pour ces entreprises, la perte de leurs d\u00e9p\u00f4ts aurait sans doute signifi\u00e9 la faillite.<\/p>\n\n\n\n<p>Ajoutons que la situation du Cr\u00e9dit Suisse, touch\u00e9 par une s\u00e9rie de scandales qui lui sont propres est elle aussi sp\u00e9cifique, et que l\u2019\u00e9tablissement a fini par obtenir le soutien de la Banque national suisse. En somme, nous serions confront\u00e9s \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e8nements ponctuels li\u00e9s \u00e0&nbsp;la fragilit\u00e9 de banques sp\u00e9cifiques et non \u00e0 une crise globale du secteur bancaire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les t\u00e2tonnements des banques centrales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Fin de l\u2019histoire&nbsp;? Eh bien pas tout \u00e0 fait. Car l\u2019institution indirectement responsable de la faillite de la SVB n\u2019est autre que la banque centrale am\u00e9ricaine. En 2022, la R\u00e9serve f\u00e9d\u00e9rale (Fed) a fortement augment\u00e9 son taux de refinancement bancaire, le faisant passer de 0,25% \u00e0 4,75%. Ce taux repr\u00e9sente le co\u00fbt de l\u2019emprunt pour les banques qui ont besoin de se refinancer. L\u2019augmenter permet de restreindre l\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit non seulement pour les banques, mais surtout pour les entreprises et des m\u00e9nages. Pourquoi mener une telle politique&nbsp;? Parce que, selon la th\u00e9orie en usage chez les \u00e9conomistes, restreindre le cr\u00e9dit bancaire permet de limiter l\u2019inflation. Or, l\u2019inflation a elle aussi beaucoup augment\u00e9 depuis la fin de la crise sanitaire, jusqu\u2019\u00e0 d\u00e9passer les 9% aux \u00c9tats-Unis. La Fed et les autres banques centrales ont donc augment\u00e9 leurs taux d\u2019int\u00e9r\u00eat afin de r\u00e9duire l\u2019inflation, dans le but d\u2019atteindre leur objectif d\u2019une inflation \u00e0 2%.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019inflation, aux \u00c9tats-Unis, \u00e9tait encore de 6% par an en f\u00e9vrier dernier. En toute logique, il faudrait donc que la Fed poursuive sa politique de hausse des taux et de restriction du cr\u00e9dit. Le probl\u00e8me est que les \u00e9conomies, en Am\u00e9rique du Nord comme en Europe, se sont habitu\u00e9es, depuis la crise financi\u00e8re de 2008, \u00e0 des politiques mon\u00e9taires tr\u00e8s accommodantes et \u00e0 des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 peu pr\u00e8s nuls. De plus, la crise Covid a contraint les \u00c9tats et de nombreuses entreprises \u00e0 s\u2019endetter. Or, pour les d\u00e9biteurs, une hausse du taux d\u2019int\u00e9r\u00eat repr\u00e9sente une augmentation de leurs charges financi\u00e8res. Ainsi, les politiques mon\u00e9taires de restriction du cr\u00e9dit accentuent les risques de faillite et par la m\u00eame occasion fragilisent les cr\u00e9anciers, et donc les banques.<\/p>\n\n\n\n<p>Les banques centrales sont donc contraintes d\u2019emprunter un chemin \u00e9troit entre d\u2019une part la n\u00e9cessit\u00e9 de combattre l\u2019inflation et d\u2019augmenter leurs taux, et d\u2019autre part le besoin imp\u00e9ratif d\u2019\u00e9viter que ces hausses ne fragilisent le bilan des banques et ne provoquent une nouvelle crise bancaire et financi\u00e8re. Pour cette raison, depuis un an et demi, elles t\u00e2tonnent, augmentant progressivement leurs taux jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elles touchent un point critique. On y est. Le seuil de fragilit\u00e9 du syst\u00e8me bancaire et financier semble atteint. C\u2019est sans doute la le\u00e7on qu\u2019elles vont tirer des faillites en cascade de la semaine derni\u00e8re. Le probl\u00e8me est que ce seuil soit si bas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019impossible retour \u00e0 la normale des politiques mon\u00e9taires<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans un ouvrage paru il y a quelques mois, <em>D\u00e9clin et chute du n\u00e9olib\u00e9ralisme<\/em>, je montrais comment les banques centrales avaient \u00e9t\u00e9 contraintes de renoncer \u00e0 leur r\u00f4le traditionnel d\u2019arbitre neutre au service de la lutte contre l\u2019inflation pour acqu\u00e9rir un r\u00f4le qui d\u00e9passe tr\u00e8s largement leur mandat officiel&nbsp;: celui d\u2019assurer la solvabilit\u00e9 des \u00c9tats. En menant des politiques de <em>Quantitative easing<\/em> consistant \u00e0 racheter des obligations publiques aux banques commerciales, elles se sont mises \u00e0 faire baisser les taux longs et \u00e0 faciliter le financement de l\u2019\u00e9conomie. En Europe, la BCE est ainsi devenue cr\u00e9anci\u00e8re des pays en difficult\u00e9 et joua un r\u00f4le central durant la crise grecque de 2015. Par la suite, tout comme la R\u00e9serve f\u00e9d\u00e9rale, elle est intervenue directement sur les march\u00e9s obligataires pour assurer aux \u00c9tats des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat faibles. C\u2019est cette politique qui permit \u00e0 la France de financer le \u00ab&nbsp;quoi qu\u2019il en co\u00fbte&nbsp;\u00bb durant la pand\u00e9mie de Covid.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9surgence de l\u2019inflation en 2021 a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 vue par les banquiers centraux comme une opportunit\u00e9 pour revenir aux politiques \u00e9conomiques traditionnelles et supprimer d\u00e9finitivement leur soutien aux \u00c9tats. Apr\u00e8s tout, lorsque l\u2019inflation remonte, les recettes fiscales font de m\u00eame, ce qui soulage les finances publiques. Mais que signifie concr\u00e8tement un \u00ab&nbsp;retour \u00e0 la normale&nbsp;\u00bb en mati\u00e8re de politique mon\u00e9taire&nbsp;? En th\u00e9orie, ce serait de pouvoir revenir \u00e0 des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat positifs. Apr\u00e8s 10 ans de taux nuls ou n\u00e9gatifs il serait temps, pensait-on, de retrouver une situation o\u00f9 l\u2019argent co\u00fbte \u00e0 celui qui emprunte et non \u00e0 celui qui pr\u00eate. De ce point de vue, il serait naturel d\u2019aller vers des taux de refinancement bancaires l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieurs au taux d\u2019inflation.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais voici qu\u2019apr\u00e8s un an de politique restrictive, l\u2019inflation aux \u00c9tats-Unis a un peu baiss\u00e9, \u00e0 6%, les taux ont un peu augment\u00e9, \u00e0 4,75%, mais le r\u00e9sultat de ces dynamiques est que la hausse des prix reste sup\u00e9rieure au taux d\u2019int\u00e9r\u00eat nominal, ce qui signifie que les sommes rembours\u00e9es continuent d\u2019avoir moins de valeur que les sommes pr\u00eat\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le dire autrement, la politique mon\u00e9taire am\u00e9ricaine est loin d\u2019\u00eatre parvenue au retour \u00e0 la normale qu\u2019elle esp\u00e9rait. La p\u00e9riode d\u2019argent gratuit n\u2019est donc pas r\u00e9volue. Pire, ce que la s\u00e9quence actuelle d\u00e9montre, c\u2019est que le syst\u00e8me financier a \u00e9t\u00e9 tellement fragilis\u00e9 par les crises pass\u00e9es qu\u2019il menace de s\u2019effondrer si les taux r\u00e9els revenaient en terrain positif. Il est m\u00eame possible, au point nous en sommes, que la R\u00e9serve f\u00e9d\u00e9rale soit contrainte de baisser ses taux directeurs si d\u2019aventure l\u2019inflation venait \u00e0 baisser trop fortement, de mani\u00e8re \u00e0 garder, pendant une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e, des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9els n\u00e9gatifs. Comment g\u00e9rer \u00e0 long terme une \u00e9conomie o\u00f9 le co\u00fbt du capital est nul&nbsp;? Comment calculer la valeur d\u2019un investissement productif et allouer efficacement l\u2019\u00e9pargne si tous les projets dont la rentabilit\u00e9 attendue est sup\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 z\u00e9ro apparaissent profitables&nbsp;? Ce que la faillite de la SVB r\u00e9v\u00e8le c\u2019est que le monde des taux z\u00e9ro n\u2019est sans doute pas derri\u00e8re nous. Mais ce monde risque de poser des difficult\u00e9s nouvelles et inattendues au fonctionnement du capitalisme et \u00e0 son efficacit\u00e9. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les banques centrales sont contraintes d\u2019emprunter un chemin \u00e9troit entre d\u2019une part la n\u00e9cessit\u00e9 de combattre l\u2019inflation et d\u2019augmenter leurs taux, et d\u2019autre part le besoin imp\u00e9ratif d\u2019\u00e9viter que ces hausses ne fragilisent le bilan des banques et ne provoquent une nouvelle crise bancaire et financi\u00e8re. <a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/la-politique-monetaire-au-defi-des-faillites-bancaires\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4569,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[16,161],"tags":[200087,125,200088,200086],"class_list":["post-195","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-finance-dette-publique","category-neoliberalisme-2","tag-credit-suisse","tag-crise-bancaire","tag-cryptomonnaies","tag-svb"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/195","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4569"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=195"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/195\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":207,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/195\/revisions\/207"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=195"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=195"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=195"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}