{"id":103,"date":"2011-09-22T08:45:08","date_gmt":"2011-09-22T07:45:08","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/?p=103"},"modified":"2021-08-20T09:20:05","modified_gmt":"2021-08-20T08:20:05","slug":"la-crise-impose-la-fin-du-libre-echange","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/la-crise-impose-la-fin-du-libre-echange\/","title":{"rendered":"La crise impose la fin du libre-\u00e9change"},"content":{"rendered":"<p>En mars 2009, Emmanuel Todd pr\u00e9voyait que la crise allait remettre en question un certain nombre de dogmes \u00e9conomiques<sup>1<\/sup>. L\u2019id\u00e9ologie libre-\u00e9changiste, apr\u00e8s avoir appauvri la classe ouvri\u00e8re dans les ann\u00e9es 80 et affaibli les classes moyennes dans les ann\u00e9es 90, s\u2019en prenait au portefeuille des classes sup\u00e9rieures. Cette id\u00e9ologie ne produisant \u00ab plus aucun bien pour aucun secteur de la soci\u00e9t\u00e9 \u00bb, il \u00e9tait envisageable qu\u2019un basculement intellectuel se produise.<\/p>\n<p>Plus de deux ans plus tard, il faut bien reconna\u00eetre que ce basculement n\u2019a pas eu lieu. Les seuls infl\u00e9chissements ont concern\u00e9 des questions p\u00e9riph\u00e9riques telles que la r\u00e9gulation bancaire ou l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 des budgets publics qu&rsquo;incarne la \u00ab r\u00e8gle d&rsquo;or \u00bb. Le c\u0153ur de l\u2019id\u00e9ologie dominante, fond\u00e9 sur la croyance en l\u2019efficacit\u00e9 intrins\u00e8que des march\u00e9s et de la concurrence, est rest\u00e9 intact. Constatant le r\u00e9tablissement du secteur bancaire et la reprise des march\u00e9s boursiers \u00e0 partir de la mi-2009, beaucoup se sont alors rassur\u00e9s en pensant que la crise de l\u2019\u00e9conomie mondiale avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9solue gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019efficace (mais co\u00fbteuse) intervention des \u00c9tats. Le retour de la crise bancaire engendr\u00e9 par les craintes de d\u00e9fauts de certains \u00c9tats et la chute brutale de la croissance engendr\u00e9e par les plans de rigueurs a, depuis, s\u00e9rieusement douch\u00e9 l&rsquo;enthousiasme.<!--more--><\/p>\n<p>Or, pendant les mois d&rsquo;\u00e9claircie, aucune r\u00e9forme d\u2019envergure n\u2019a \u00e9t\u00e9 entreprise. La raison en est que la plupart des responsables politiques tendent \u00e0 penser que cette crise, n\u00e9e des d\u00e9rives du capitalisme financier, se serait propag\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle. L\u2019absence de r\u00e9gulation et la \u00ab gloutonnerie \u00bb des traders auraient ainsi \u00ab contamin\u00e9 \u00bb un capitalisme entrepreneurial consid\u00e9r\u00e9 comme sain. Partant de cette analyse, les \u00ab solutions \u00bb allaient de soi : pour aider l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle, il fallait sauver la finance de ses exc\u00e8s\u2026 mais surtout ne toucher \u00e0 rien dans tout le reste. La m\u00eame logique pr\u00e9vaut aujourd&rsquo;hui. <a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/2011\/07\/11\/labsurde-combat-de-leurope-contre-les-agences-de-notation\/\">On crie sur les agences de notation<\/a>, et on accuse certains gouvernements, mais \u00e0 aucun moment on ne cherche la sources des d\u00e9s\u00e9quilibres actuels dans l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle.<\/p>\n<p>Or, on peut parfaitement renverser l\u2019analyse et consid\u00e9rer que la crise financi\u00e8re n\u2019est que le sympt\u00f4me d\u2019un d\u00e9sordre \u00e9conomique beaucoup plus profond. Comme l\u2019ont tr\u00e8s bien analys\u00e9 Michel Aglietta<sup>2<\/sup>, Jean-Luc Gr\u00e9au<sup>3<\/sup> ou encore Joseph Stiglitz<sup>4<\/sup>, les ann\u00e9es 90 ont \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion d\u2019un basculement profond de l\u2019\u00e9conomie mondiale. L\u2019industrialisation des pays \u00e9mergents et l\u2019absence d\u2019outils de r\u00e9gulation mondiaux sur les changes, les salaires et les r\u00e8gles environnementales, ont entra\u00een\u00e9 un syst\u00e8me de sp\u00e9cialisations mondial insoutenable \u00e0 long terme. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 des pays exportateurs, l\u2019Asie produisant des biens de consommation et l\u2019Allemagne des biens d\u2019\u00e9quipement, d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 les pays importateurs (\u00c9tats-Unis en t\u00eate) qui se sp\u00e9cialisaient dans la consommation \u00e0 cr\u00e9dit du surplus. La France, \u00e9cartel\u00e9e entre son incapacit\u00e9 \u00e0 produire du cr\u00e9dit pour ses consommateurs et l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019accompagner l\u2019Allemagne et l\u2019Asie dans la r\u00e9gression salariale a connu une lente d\u00e9t\u00e9rioration de son appareil productif.<\/p>\n<p>De fait, depuis que le processus de mondialisation s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, les travailleurs des pays d\u00e9velopp\u00e9s ont pay\u00e9 tr\u00e8s cher le dumping social, environnemental et mon\u00e9taire des pays \u00e9mergents. Le Japon ne s\u2019est jamais relev\u00e9 de sa \u00ab d\u00e9cennie perdue \u00bb des ann\u00e9es 90. Aux \u00c9tats-Unis, les revenus du m\u00e9nage m\u00e9dian ont baiss\u00e9 de 0,3% par an entre 2000 et 2007. Quant \u00e0 l\u2019Allemagne, elle n\u2019a pu retrouver sa comp\u00e9titivit\u00e9 qu\u2019au prix d\u2019une baisse du co\u00fbt du travail sans \u00e9quivalent dans le reste de l\u2019Union europ\u00e9enne. Partout, dans le monde d\u00e9velopp\u00e9, la progression des salaires nets a \u00e9t\u00e9 inf\u00e9rieure \u00e0 la progression du PIB. Ainsi, en France, alors que la richesse produite par les travailleurs a augment\u00e9 de 37,8% entre 1990 et 2008, le revenu salarial m\u00e9dian n&rsquo;a augment\u00e9 que de 5,3% sur la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, les pays \u00e9mergents ont privil\u00e9gi\u00e9 une croissance par les exportations sans s\u2019occuper de leur demande int\u00e9rieure. Les \u00e9conomies d\u00e9velopp\u00e9es se sont donc retrouv\u00e9es \u00e0 devoir absorber une production de plus en plus importante avec des salaires qui ne progressaient pas. Il en a r\u00e9sult\u00e9 des d\u00e9s\u00e9quilibres commerciaux et financiers qui sont devenus abyssaux. Le d\u00e9ficit de la balance commerciale am\u00e9ricaine a ainsi \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par huit entre 1996 et 2007, pour approcher les 800 milliards de dollars. L\u2019Espagne et le Royaume-Uni ont connu des d\u00e9ficits \u00e9quivalents. Dans ces trois pays, l\u2019enrichissement des m\u00e9nages n\u2019a tenu qu\u2019\u00e0 la hausse de la valeur du patrimoine immobilier, laquelle s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019une hausse \u00e9quivalente des cr\u00e9dits bancaires. C\u2019est vers ce mod\u00e8le, fond\u00e9 sur la sp\u00e9culation immobili\u00e8re, sur un endettement croissant des m\u00e9nages et sur une d\u00e9sindustrialisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e que nous a amen\u00e9 l\u2019id\u00e9ologie libre-\u00e9changiste.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Evolution-des-balances-commerciales.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-104\" alt=\"Evolution des balances commerciales (1997-2008)\" src=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Evolution-des-balances-commerciales.jpg\" width=\"1200\" height=\"1000\" srcset=\"https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Evolution-des-balances-commerciales.jpg 1200w, https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Evolution-des-balances-commerciales-300x250.jpg 300w, https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Evolution-des-balances-commerciales-1024x853.jpg 1024w, https:\/\/blog.univ-angers.fr\/davidcayla\/files\/2021\/08\/Evolution-des-balances-commerciales-360x300.jpg 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/a>Certains \u00e9conomistes, avant m\u00eame le d\u00e9but de la crise, avaient pourtant parfaitement compris l\u2019ampleur des d\u00e9s\u00e9quilibres de l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle. En mars 2007, Michel Aglietta et Laurent Berrebi \u00e9crivaient en conclusion de leur ouvrage : \u00ab <em>La force la plus puissante de la globalisation est la pression g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e sur les prix et les salaires [\u2026]. Les traumatismes provoqu\u00e9s par l\u2019augmentation sans frein des in\u00e9galit\u00e9s dans la r\u00e9partition des richesses et la mobilit\u00e9 sociale se r\u00e9percutent dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s, d\u00e9velopp\u00e9es ou \u00e9mergente [\u2026]. On a d\u00e9montr\u00e9 que les d\u00e9s\u00e9quilibres mondiaux actuels n\u2019\u00e9taient pas tenables sur longue p\u00e9riode. Leur correction ordonn\u00e9e s\u2019av\u00e8re absolument n\u00e9cessaire pour \u00e9viter une crise financi\u00e8re mondiale. [\u2026] En reposant sur une orgie de consommation \u00e0 cr\u00e9dit des m\u00e9nages am\u00e9ricains, ce mode de croissance est destructeur de ressources non renouvelables \u00e0 un rythme effr\u00e9n\u00e9<\/em>. \u00bb<sup>5<\/sup><\/p>\n<p>En d\u00e9pit des alertes multiples, la \u00ab correction ordonn\u00e9e \u00bb des d\u00e9s\u00e9quilibres n\u2019a pas eu lieu. Le crash du syst\u00e8me financier s\u2019est donc produit comme annonc\u00e9, ce qui a contraint les \u00c9tats \u00e0 intervenir massivement, essayant dans l\u2019urgence de colmater les br\u00e8ches du syst\u00e8me. Pourtant, le cap pr\u00e9c\u00e9dent n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 chang\u00e9 et aucun des d\u00e9s\u00e9quilibres qui ont engendr\u00e9 la crise n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu. Ultime paradoxe : avec les plans de rigueur, le pouvoir d\u2019achat des salari\u00e9s r\u00e9gresse plus vite aujourd\u2019hui qu\u2019hier. Aux \u00c9tats-Unis, comme au Royaume-Uni, les d\u00e9ficits commerciaux reprennent de plus belle. L\u2019\u00e9chec du sommet de Copenhague de d\u00e9cembre 2009 a montr\u00e9 qu\u2019aucune r\u00e9gulation environnementale (et encore moins sociale) n\u2019est susceptible d\u2019\u00eatre mise en \u0153uvre dans l&rsquo;imm\u00e9diat. De m\u00eame, les taux de change entre les monnaies ne sont contr\u00f4l\u00e9s par personne et varient au gr\u00e8 des humeurs du march\u00e9. Enfin, les \u00c9tats sont encore plus faibles et impuissants qu\u2019ils ne l\u2019\u00e9taient avant la crise. Ironiquement, ils doivent \u00e0 pr\u00e9sent faire all\u00e9geance aux institutions de Wall Street pour \u00e9viter que la sp\u00e9culation sur leur dette ne les pr\u00e9cipite dans la tourmente. Bref : tous les m\u00e9canismes susceptibles de renforcer la r\u00e9gulation des march\u00e9s ou de mettre fin aux d\u00e9sordres de l\u2019\u00e9conomie mondiale sortent affaiblis de la crise. Cette situation est particuli\u00e8rement dangereuse pour l\u2019avenir de l\u2019industrie d\u2019un pays comme la France. Celle-ci, qui perdait 58 000 emplois par an depuis 2001 en a perdu plus de 500 000 en a peine deux ans de crise.<\/p>\n<p>Tant que rien ne changera les m\u00e9canismes profonds de la crise ne seront pas r\u00e9solus. Mais ce changement n\u00e9cessitera surtout de mettre en question les dogmes \u00e9conomiques qui nous ont conduits dans l\u2019impasse, et en premier lieu de r\u00e9interroger les politiques commerciales et de transformer des institutions telles que l\u2019OMC et le FMI.<\/p>\n<p>De fait, si le commerce est n\u00e9cessaire et souvent bienfaisant, le libre-\u00e9change n\u2019est pas toujours souhaitable lorsqu&rsquo;aucune r\u00e8gle ne vient l\u2019encadrer. Dans son travail de recherche sur l&rsquo;histoire \u00e9conomique, Paul Bairoch<sup>6<\/sup> a ainsi pu montrer que les p\u00e9riodes protectionnistes ont souvent permis une plus forte croissance \u00e9conomique et, paradoxalement, une plus forte expansion du commerce international. L&rsquo;histoire l&rsquo;a ainsi d\u00e9montr\u00e9 : r\u00e9guler intelligemment les pratiques commerciales n&rsquo;a jamais constitu\u00e9 un frein au commerce.<\/p>\n<p>La t\u00e2che qui s\u2019ouvre aujourd\u2019hui aux \u00e9conomistes et aux responsables politiques est donc immense. Ils devront, patiemment, d\u00e9construire un monde qui a failli en se posant enfin les questions essentielles. Comment concilier croissance \u00e9conomique et pr\u00e9servation des \u00e9quilibres sociaux et \u00e9cologiques ? Comment approfondir l\u2019int\u00e9gration europ\u00e9enne et pr\u00e9server le niveau de vie de leurs concitoyens sans brutaliser les \u00e9conomies les plus vuln\u00e9rables ? Comment transformer un monde de comp\u00e9tition brutale en syst\u00e8me permettant la coop\u00e9ration ? Gageons que les r\u00e9ponses \u00e0 ces questions n\u00e9cessiteront de mettre fin \u00e0 l\u2019id\u00e9ologie libre-\u00e9changiste et impliqueront sans aucun doute de transformer profond\u00e9ment les \u00e9quilibres actuels. Mais nous pouvons parier qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une chance davantage qu\u2019une menace.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br \/>\n<sup>1<\/sup> Emmanuel Todd, \u00ab Protectionnisme et d\u00e9mocratie \u00bb, L\u2019ENA hors les murs n\u00b0389, mars 2009.<br \/>\n<sup>2<\/sup> Michel Aglietta et Laurent Berrebi (2007), <em>D\u00e9sordre dans le capitalisme mondial<\/em>, Odile Jacob.<br \/>\n<sup>3<\/sup>  Jean-Luc Gr\u00e9au (2005), <em>L\u2019avenir du capitalisme<\/em>, Gallimard et (2009),<em> La trahison des \u00e9conomistes<\/em>, Gallimard.<br \/>\n<sup>4<\/sup> Joseph Stiglitz (2006), <em>Un autre Monde<\/em>, Fayard.<br \/>\n<sup>5<\/sup> <em>Op. cit.<\/em> p. 403.<br \/>\n<sup>6<\/sup> Paul Bairoch 1999, <em>Mythes et paradoxes de l&rsquo;histoire \u00e9conomique<\/em>, Paris, La d\u00e9couverte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En mars 2009, Emmanuel Todd pr\u00e9voyait que la crise allait remettre en question un certain nombre de dogmes \u00e9conomiques1. 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