Yves Denéchère, coordinateur scientifique du projet ANR AdoptRisk, est professeur en histoire contemporaine à l’Université d’Angers (UMR TEMOS) et dirige le Pôle universitaire ligérien d’études sur l’enfance et la jeunesse https://enfance-jeunesse.fr/ Ses recherches portent sur les enfants et les jeunes à l’échelle transnationale. Dans le cadre du projet ANR EN-MIG (2022-2025) il a publié Enfants eurasiens d’Indochine aux vents de la décolonisation (Peter Lang, 2024). Spécialiste de l’histoire de l’adoption, il a publié Des enfants venus de loin. Histoire de l’adoption internationale en France (Armand Colin, 2011). Il s’intéresse plus particulièrement à la question des pratiques illicites et est l’auteur avec Fabio Macedo de l’étude Les pratiques illicites dans l’adoption internationale en France (2023 https://univ-angers.hal.science/hal-03972497v1) Il est membre du Conseil national de l’adoption (CNA) et du Conseil scientifique de l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE).
Olivier de Frouville
Bénédicte Grailles est maîtresse de conférences en archivistique à l’université d’Angers (UMR Temos), responsable du M2 Archives et membre du comité de pilotage du Portail international archivistique francophone. Ses recherches s’inscrivent dans le champ de l’archivistique sociale et portent sur l’émergence de patrimoines archivistiques sociaux et militants, sur les usages du matériau archivistique comme espace de construction des individualités et de fabrication sociale des individus et des groupes ainsi que sur la modélisation des communautés électroniques comme critère de sélection des données.
Adélaïde Laloux
Fabio Macedo est chercheur ingénieur de recherche dans le cadre du projet AdoptRisk. Il est spécialiste de l’adoption d’enfants, de la famille et de la protection de l’enfance dans une perspective transnationale. Historien, ses recherches se situent au croisement de l’histoire, des sciences sociales et du droit. Il a soutenu en 2020 à l’EHESS sa thèse de doctorat intitulée Choisir les enfants. Nationalité, race et “qualité” dans l’histoire globale de l’adoption internationale (1830-1980). Il a été lauréat du Fass-Sandin Best Article Prize 2017, décerné par la Society for the History of Children and Youth, et a co-dirigé en 2021 deux numéros sur l’histoire de l’adoption pour la revue française Annales de Démographie Historique. Il a également conduit avec Yves Denéchère une étude historique pionnière sur les adoptions internationales illicites en France, publiée en 2023.
Patrice Marcilloux, archiviste-paléographe, a été conservateur du patrimoine de 1993 à 2013 et directeur de plusieurs services d’archives départementales (Aisne, Pas-de-Calais, Loiret), avant de devenir enseignant-chercheur en archivistique à l’université d’Angers. Il y a assumé la responsabilité pédagogique d’une licence professionnelle en archivistique pendant 18 ans et préparé son évolution vers l’alternance et l’apprentissage. Son investissement en faveur du développement et de la reconnaissance d’une recherche en archivistique s’est notamment traduit par la création d’un doctorat en archivistique (six thèses soutenues depuis 2015). Directeur de l’école doctorale 604 STT (Sociétés, temps, territoires) de 2017 à 2022, il dirige le laboratoire TEMOS (Temps, mondes, sociétés, UMR CNRS 9016) depuis 2026. Ses sujets de recherche portent sur les formes nouvelles de la demande sociale d’archives et sur la diversité des formes de présence sociale des archives (archivistique sociale). Il a notamment publié Les ego-archives, traces documentaires et recherche de soi (Presses universitaires de Rennes, 2013).
Agnès Martial est anthropologue, directrice de recherche CNRS au LISST-CAS et spécialiste des questions de parenté contemporaine. Elle s’intéresse à la question des origines dans les situations adoptives depuis 2018. Elle a coordonné le programme ANR ORIGINES « Aux marges de la parenté : origines et nouvelles configurations familiales » (2018-2022) et dirige actuellement le projet « De la quête des origines aux réagencements des liens familiaux, Outils, contextes et relations » (2026-2028), financé par l’ONPE (Observatoire National de la Protection de l’Enfance). Dans Adoptrisk, elle s’intéresse aux effets de la découverte de pratiques illicites sur la parenté et l’identité des personnes adoptées.
Anaïs Martin est anthropologue, spécialisée sur la parenté dans les sociétés euro-américaines contemporaines, notamment les enjeux liés à la procréation assistée avec tiers donneur et les tests ADN. Après avoir travaillé auprès d’adultes conçus par don de sperme anonyme (France, Angleterre) et de donneurs et donneuses de gamètes (États-Unis, Australie, Canada), elle s’intéresse aux pratiques professionnelles relatives au recrutement des donneurs et donneuses dans les centre d’assistance médicale à la procréation français dans le cadre d’un postdoctorat au sein de l’ANR NorPro (coord. A.-S. Giraud). Au sein de l’ANR AdoptRisk, elle s’intéresse aux pratiques associées aux tests ADN direct-to-consumer.
Jean-François Mignot est démographe, chargé de recherche au GEMASS (CNRS / Sorbonne Université). Il est spécialiste des comportements familiaux (mariage, divorce, filiation) et notamment de l’adoption, en France, en Europe et dans le monde.
Amélie Rabine-Lemaitre est docteure en histoire contemporaine. Elle a soutenu sa thèse, À l’ombre des jeunes filles déchues. Trajectoires et mémoires d’adolescentes placées en internat de rééducation (1945-2025), en décembre 2025. S’inscrivant dans le champ de l’histoire de la jeunesse, des femmes et du genre mais également des Memory studies, ses travaux portent sur les trajectoires de jeunes filles institutionnalisées entre les années 1945 et 1975 au prisme des témoignages oraux et écritures autobiographiques.
Hervé Rihal est professeur émérite de droit public à l’Université d’Angers depuis 2017. Il a dirigé le Centre Jean Bodin, laboratoire de recherche des juristes de l’Université d’Angers de 2010 à 2016, mais aussi le DESS puis le master « Droit des interventions sanitaires et sociales des collectivités territoriales » de 1993 à 2008. Il est l’auteur de très nombreux articles en droit administratif et notamment en droit social et médico-sociale du secteur public, et il a coorganisé sept colloques sur le domaine médico-social de 2007 à 2026. Il représente, avec Yves Dénéchère, l’Université d’Angers à l’observatoire départemental de la protection de l’enfance de Maine-et-Loire.
Antoine Rivière est historien, maître de conférences à l’Université Paris 8 et membre de l’Institut d’histoire du temps présent (UMR 8244). Ses recherches portent sur les enfants abandonnés, les politiques et les institutions de protection de l’enfance et de la jeunesse aux 19e et 20e siècles. Ses travaux actuels portent sur l’accès des pupilles de l’Assistance publique et de leurs descendants à leurs origines et à leur histoire familiale. Il coordonne le projet ANR FIDOVI, qui enquête notamment sur les enfants juifs recueillis par les services sociaux en France pendant la Seconde Guerre mondiale.
Claudine Veuillet-Combier est professeure de psychologie clinique et psychopathologie, d’orientation psychanalytique. Elle est aussi responsable pédagogique du Master 2 psychopathologie, psychologie clinique du lien social et familial et par ailleurs directrice adjointe de l’UR CLiPsy (Cliniques contemporaines, liens & processus subjectifs). Elle est spécialiste de la question de l’adoption sur laquelle, elle travaille depuis plus d’une vingtaine d’années, que ce soit dans l’étude des enjeux psychologiques mobilisés du côté des personnes adoptées ou du côté des adoptants. Elle s’intéresse plus particulièrement à la clinique contemporaine de la filiation et aux liens familiaux, du point de vue de la transmission psychique transgénérationnelle en étudiant les non-dits, secrets de famille et traumatismes livrés de façon inconsciente en héritage. Elle s’appuie notamment sur les photos-médiation et la Libre-Réalisation de l’Arbre généalogique (LRAg) pour explorer les représentations liées à la filiation adoptive. Elle dirige actuellement le projet international et pluridisciplinaire ORI-CINÉ, financé par la région des Pays de la Loire qui porte, par le prisme du cinéma, l’analyse des représentations liées à la quête des origines et le recours aux tests ADN dans le cadre de l’adoption et de la PMA.