Un Schéma Directeur du Numérique #4 — de ce que j’ai appris

Ce billet est la suite (et la fin) de ceci.

Du fait de mon rôle de pivot entre Wavestone, la DDN et plus globalement, l’Université, j’ai vécu toute cette période d’écriture de notre SDN depuis une position privilégiée, et l’expérience, inédite pour ce qui me concerne, a été particulièrement intéressante. C’est le moment du bilan (un peu en vrac).

Concernant l’organisation de la démarche, Wavestone, notre prestataire, a été exemplaire, ce qui a grandement facilité la tenue des délais : le fait de travailler autour d’un planning validé ensemble dès les premiers échanges, et de respecter ce planning, a permis d’éviter que le travail parte dans le sable. Certes, le rythme était soutenu ; certes, cette scansion rapide et précise est assez inhabituelle dans nos institutions ; mais pour ce qui me concerne, j’ai trouvé cela réellement facilitant, en particulier dans les interactions internes avec les services et conseils concernés.

La démarche bottom-up, et la logique de raffinage à mesure qu’on « montait » vers les niveaux top-gouvernance, combinée à des itérations d’ajustements, ont été à mes yeux un autre atout : cela a permis d’impliquer pas mal de monde dans la démarche, et fait qu’au final, ce SDN est bel et bien le SDN de la communauté Universitaire de l’UA, et pas un vague truc monté sur un coin de table par quatre personnes très spécialisées à la fin d’un repas un peu arrosé.

Cette démarche recherchant l’implication maximale a concouru de plus, je pense, à faire émerger la problématique numérique dans des espaces (de décisions et/ou de réflexions et/ou de travail) pas forcément habitués au sujet : il me semble que cela devrait participer à ce qu’on sorte un peu de la logique trop souvent présente du « le numérique, c’est un truc de geeks qui travaillent à la DDN et moi, ça ne me regarde pas » pour arriver sur une logique de type « le numérique, c’est un élément central de l’Université d’Angers, et il nous concerne toutes et tous. »

Toute la phase 3 et la quantification qu’elle supposait, en termes de RH et coûts, comme d’identification MOA/MOAE, a eu par ailleurs deux effets :

  • les concepts même de MOA/MOE ont été posés sur la table, et diffusés largement dans les services, pas forcément habitués à ces dispositifs et logiques structurantes. Trop souvent, dans le milieu académique, les projets manquent à mon avis l’étape préalable d’identification du qui fait quoi, et celle de la désignation claire du/de la responsable de projet, ce qui a des conséquences assez délétères ensuite. Ici, en travaillant les projets du SDN avec ces clefs MOA/MOE, j’ai bon espoir que par la suite, la réalisation concrètes des projets se passe au mieux ;
  • la quantification, même si elle peut paraître à grosses mailles (mais je pense que globalement, les volumes sont justes, par le principe des vases communicants entre possibles erreurs, entre les projets), a permis de rendre tangible les besoins et coûts et donc, de quantifier aussi l’ambition de l’Université. Dit autrement, nous savons à présent ce que représenteront et pèseront nos choix : politiquement, ce n’est pas rien que de s’engager sur des chiffres précis.

Dans le document final, Wavestone nous a également suggéré des structures d’animation et de contrôle des avancées des projets du SDN. Ce point aussi est un gage, je pense, de réussite.

Évidemment, au final, rien n’est fait : si le SDN est rédigé, il doit encore être voté au CA de juin 2018 pour devenir donc à ce moment une feuille de route opérationnelle. Et c’est là (et en fait dès tout de suite) qu’il va falloir que nous nous en saisissions, non pas comme un objet intellectuel derrière sa vitrine, mais bel et bien, comme un outil du quotidien, vivant, s’adaptant au milieu très mouvant qu’est le numérique, et aussi nous donnant collectivement des directions à suivre, vers lesquelles toute l’Université veut aller, ces directions étant globalement et rapidement :

  • une direction assez attendue de consolidation de l’existant (infrastructures, applicatifs) ;
  • une mise à disposition de communs numériques,
  • un travail vers l’innovation et l’expérimentation
  • le tout, en accompagnant les métiers dans les transformations qui se profilent.

Cela ressemble à une belle aventure, non ?

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