Les Titans et les Titanides

Artwork de Cronos par MikeAzevedo

Artwork de Cronos par MikeAzevedo

Des Divinités Anciennes

La mythologie gréco-romaine nous raconte bien souvent les aventures des héros et des dieux. Cependant, une autre catégorie de personnage est aussi présente dans les mythes et légendes : les Titans. La première chose qu’il faut savoir est qu’un Titan est, selon la définition, un fils de la Terre et du Ciel, être doué d’une grande force et réalisant des entreprises gigantesques, qui gouvernait le monde avant les dieux (CNRTL). Leur puissance est telle que l’adjectif titanesque est apparu dans notre langue comme un synonyme d’immense ou de surpuissant. Les Titans (et Titanides au féminin) sont donc les enfants de Gaia et d’Ouranos (Uranus), la Terre et le Ciel, frères des Hécatonchires (géants dotés de cent bras et de cinquante têtes) et des Cyclopes. On appelle aussi les Titans les « dieux anciens » qui sont très nombreux, malgré le fait que seule une minorité n’apparaisse dans les récits mythologiques.

Il existe de multiples sources évoquant l’existence et les légendes liées aux Titans. Celui qui nous en apprend le plus est probablement Hésiode dans la Théogonie, qui conte les débuts de la création et le mythe qui va suivre. Cependant, nous pouvons également citer Apollodore et sa Bibliothèque qui apporte des renseignements complémentaires sur le sujet. Ces personnages peuvent également se retrouver dans les récits d’Homère, d’Ovide ou de Virgile. Nous ne possédons finalement que peu d’informations sur eux car ils n’apparaissent pas dans beaucoup de mythes, mais certains sont bien plus connus que d’autres. Je vous propose ici une synthèse globale sur ce thème en reprenant tout d’abord le mythe principal qui met en scène Titans et Titanides, puis en les présentant au cas par cas. Ma bibliographie est principalement constituée des sources, auxquelles nous pouvons ajouter des dictionnaires mythologiques et les synthèses comme celle d’Edith Hamilton.

La Titanomachie

Nous commençons notre histoire par l’union originelle entre Gaia (la déesse-mère de la Terre) et Ouranos (le Ciel) qui donna naissance à l’eau de la vie qui créa les lacs et les mers ainsi que les montagnes avant de donner naissances aux premiers habitants de la Terre. Après avoir enfantés les Hécatonchires (Briarée, Gyès et Cottos) et les Cyclopes (Argès, Brontès et Stéropès) qu’ils enfermèrent au Tartare car ils craignaient leur puissance destructrice, Gaia et Ouranos donnèrent naissance aux Titans : 6 Titans mâles (Cronos, Crios, Coéos, Océan, Japet, Hypérion) et 6 Titanides femelles (Rhéa, Théia, Phoebé, Téthys, Thémis et Mnémosyne).

Statue d'Ouranos à Versailles

Statue d’Ouranos à Versailles

Ouranos régnait encore sur Terre à cette époque, mais cela n’allait pas durer car Gaia lui en voulait terriblement pour avoir emprisonné les Hécatonchires et les Cyclopes. Elle demanda à son fils préféré, Cronos, de la venger en émasculant son père. Celui-ci se saisit d’une faux de diamant et lui trancha les parties tandis que ses frères et sœurs le tenaient. Des gouttes de sang tombant sur le sol naquirent les Erinyes (ou Furies à Rome), Mégère, Alecto et Tisiphone ainsi que les Méliades, des nymphes des bois. Ce sang tomba également dans la nuit (Nyx) et cette union créa la déesse Lyssa, la rage personnifiée, la folie furieuse. Enfin, certains auteurs attribuent la naissance d’Aphrodite à l’union entre le sang d’Ouranos et l’écume de la mer.

Les Titans et Titanides chassèrent le ciel émasculé de la sorte et placèrent Cronos sur le trône. Ils libérèrent les Cyclopes et les Hécatonchires du Tartare à la demande de leur mère. Cependant, ce fut de très courte durée car Cronos les y renvoya peu de temps après. Il se maria avec sa sœur Rhéa et régna sur le monde depuis le Mont Othrys. Ce règne est connu sous le nom de l’âge d’or, une période où les Hommes (la race d’or) vivaient dans la paix et l’abondance du fait de la présence des Titans sur Terre avec eux.

Néanmoins ce tableau parfait n’allait pas durer. Juste avant de se faire chasser, Ouranos avait prédit à son fils Cronos que lui aussi serait chassé du pouvoir par son propre descendant (dans certains récits, c’est un oracle qui le lui dit). Pour éviter cela, il décida d’engloutir chacun des enfants que lui donnerait son épouse Rhéa, malgré les contestations de cette dernière. Ainsi, la prophétie ne se réaliserait jamais ! Il en avait déjà avalé 5 lorsque Rhéa décida de sauver le dernier : Zeus (Jupiter). Elle envoya l’enfant en Crète chez Amalthée, une chèvre ou une nymphe (sa nature est incertaine) qui l’éleva. Amalthée donnait son lait au petit Zeus, mais aussi au petit Pan qu’elle élevait du même coup. Lorsque Cronos demanda à engloutir son sixième enfant, Rhéa lui apporta une pierre cachée dans un linceul. Il avala la pierre d’un seul coup sans se douter de la manigance.

Cronos et Rhéa par Howard David Johnson

Cronos et Rhéa par Howard David Johnson

Lorsque Zeus eut grandi, Amalthée lui révéla qui il était vraiment ainsi que la vérité sur son père. Zeus entra dans une rage plus puissante encore que celles que nous lui connaissons des différents épisodes mythologiques. Il fit la promesse de sauver ses frères et sœurs et de punir son père pour son crime. Dans cette tâche, il fut aidé par la Titanide Métis (qui représente la sagesse et la ruse) qui lui indiqua une potion qui pourrait faire régurgiter à Cronos ses enfants. Zeus administra sans tarder la boisson à son odieux père et ce dernier vomi alors deux dieux : Poséidon (Neptune) et Hadès (Pluton), ainsi que trois déesses : Héra, Hestia et Déméter. Avec l’aide de ses frères et sœurs, Zeus délivra les Cyclopes et les Hécatonchires, qui jurèrent allégeance à leur sauveur. Les Cyclopes excellaient dans l’art de manipuler les métaux et usèrent de leurs talents pour armer les dieux : le Foudre pour Zeus, le Trident pour Poséidon et la Kunée pour Hadès, un casque rendant invisible son porteur. Ainsi équipés, les dieux n’eurent aucun mal à venir à bout des Titans et à les enfermer dans le Tartare, gardé par des geôliers qui connaissent bien l’endroit, les Hécatonchires.

Les Titans et Titanides en Détails

Cronos/Kronos (Κρόνος)

Artwork de Cronos par Genzoman

Artwork de Cronos par Genzoman

Il est le roi des Titans, père des dieux et déesses et mari de Rhéa. Son attribut principal est la faucille ou la faux qui lui a servi à émasculer son père mais qui représente aussi son aspect de bienfaiteur sur Terre, en lien avec l’agriculture. Il a souvent été confondu avec Chronos, le dieu du temps primordial et parfois on lui a même confié cet attribut supplémentaire pour unifier les deux divinités. Chez les Romains, il est appelé Saturne, le dieu de l’agriculture, du temps et de la mort.

Rhéa (Ῥέα)

Cette Titanide est la sœur et femme de Cronos, mère des dieux et déesses. Elle est la représentation des forces naturelles de la terre, associée aux animaux et notamment aux bêtes féroces comme les lions. Elle a vécu un amour avec Attis, un dieu de la végétation, mais celui-ci tourna au drame : le dieu devait se marier avec une nymphe mais Rhéa, très amoureuse, ne voulait pas de ce mariage. Elle y fit obstacle, ce qui rendit fou Attis, qui s’émascula. Prise de remords, Rhéa le transforma en pin. A Rome, Rhéa est assimilée à la déesse phrygienne Cybèle, mais aussi à Ops, une déesse de la fertilité.

Rhéa telle qu'elle est représentée dans le jeu mobile Legend of the Cryptids

Rhéa telle qu’elle est représentée dans le jeu mobile Legend of the Cryptids

Océan (Ὠκεανός)

Océan (ou Océanos) est, comme son nom l’indique, le Titan des océans, des mers et des fleuves. Il est le mari de Téthys avec qui il a 3000 fils, les dieux fleuves ; et 3000 filles, les Océanides. Il serait également le père de Triptolème (un héros offrant aux Hommes la maîtrise de l’agriculture et du culte de Déméter) qu’il aurait eu avec sa mère Gaia, ainsi que des Cercopes : Passalos et Acmon, qu’il aurait eu avec sa fille Théia (une Océanide à distinguer de la Titanide Théia). Océan est souvent représenté à l’image d’un vieillard qui laisse s’échapper de son urne l’eau des mers, des fleuves et des rivières. Lors de la Titanomachie, il ne s’opposa pas aux desseins de Zeus et continua de régner sur les océans avec sa femme. Il n’est donc pas hostile aux dieux : il a d’ailleurs gardé la jeune Héra pendant ces évènements pour la protéger. Il aida aussi Héraclès lors de ses douze travaux en lui confiant la coupe en or d’Hélios.

Téthys (Τηθύς)

La benjamine des Titans et femme d’Océan est la personnification de la fécondité marine. Elle joue généralement un rôle bénéfique dans les mythes dans lesquels elle apparaît. Elle symbolise également la mer lorsque, le soir venu, elle recevait le soleil couchant.

Mosaïque romaine représentant Océan et Téthys

Mosaïque romaine représentant Océan et Téthys

Japet (Ἰαπετός)

Japet est un Titan considéré comme l’un des ancêtres de la race humaine. Il participe à l’émasculation d’Ouranos et aidera les autres Titans pendant la Titanomachie, ce qui lui vaut d’être enfermé au Tartare par Zeus. Sa compagne est Clymène ou Asia et ses fils sont nombreux : Prométhée, Epiméthée, Atlas, Ménétios et Hespéros.

Hypérion (Ὑπερίων)

Hypérion est un Titan marié à sa sœur Théia dont il a trois enfants : Hélios (le soleil), Séléné (la lune), Eos (l’aurore) et Titan (qui est aussi un Titan…). Il symbolise le feu solaire et est un dieu primordial au même titre qu’Océan (le feu et l’eau). Il est le premier être vivant à comprendre le fonctionnement des astres.

Théia (Θεια)

Femme d’Hypérion et Titanide, Théia peut aussi se voir appeler Euryphaessa, voire Basilée par le biais de Diodore de Sicile. Son nom premier veut littéralement dire « déesse », alors qu’elle n’en est même pas une, puisqu’elle est Titanide ! Il ne faut pas confondre Théia la Titanide et Théia l’Océanide, fille d’Océan.

Artwork de Théia

Artwork de Théia

Crios (Κρίος)

Crios est un Titan père d’Astréos, Pallas et Persès et parfois de Python. Sa femme est Eurybie, une déesse marine primordiale également considérée comme une Titanide. Il se battu aux côtés de son frère Cronos lors de la Titanomachie et fut donc emprisonné dans le Tartare en guise de châtiment.

Céos (Κοῖος)

Son nom peut aussi s’écrire Coéos ou Koios, voire Polos. Marié à sa sœur Phoebé, ils ont de cette union deux enfants : Léto et Astéria. C’est un Titan Sidéral, c’est-à-dire qu’il organise les constellations du Zodiaque dans l’univers en étant l’axe central de rotation. On considère également qu’il est le Titan de l’intelligence. Il est lui aussi enfermé au Tartare à l’issue de la Titanomachie.

Phoebé (Φοίϐη)

Cette Titanide est la femme de Céos comme dit ci-dessus. Elle est très liée à la lumière, à la Lune et à sa petite-fille, Artémis, avec qui on la confond parfois. Phoebé possède également le pouvoir de l’oracle de Delphes, qu’elle confia plus tard à Apollon en cadeau d’anniversaire (il reçut alors l’épithète Phébus). Contrairement à son mari, elle conserve sa place au ciel après la Titanomachie.

Thémis (Θέμις)

Statue de Thémis, la Justice

Statue de Thémis, la Justice

Cette Titanide ne s’est pas mariée avec un autre Titan, mais elle la seconde épouse de Zeus (après Métis). Elle représente la Justice, la Loi Divine et l’Equité. A ce titre, elle assiste le dieu des dieux à l’Olympe en rendant la justice à l’aide d’une balance, les yeux bandés et le glaive brandit (symboles présents dans ses représentations). Elle eut plusieurs enfants de Zeus : les Heures, les Moires, Astrée, les nymphes du fleuve Eridan, Homonoia et parfois même les Hespérides. Thémis est une Titanide pleine de sagesse et qui peut savoir l’avenir mieux que Zeus. Il ne faut pas la confondre avec sa fille, Dicé, la Justice Humaine et le Jugement Equitable.

Mnémosyne (Μνημοσύνη)

Mnémosyne est la Titanide de la Mémoire qui aurait également inventé les mots et les langues de la Terre. Elle nomma également les choses du monde afin que chacun puisse s’exprimer. Zeus jeta son dévolu sur elle lorsqu’il l’aperçut et se déguisa en berger pour l’approcher. Ainsi, ils s’unirent neuf nuits de suite et elle accouche de neuf filles, les Muses : Calliope, Clio, Melpomène, Euterpe, Erato, Terpsichore, Uranie, Thalie, et Polymnie.

Les Enfants Titanesques Célèbres

Prométhée (Προμηθεύς)

Prométhée Enchaîné par Nathan Rosario

Prométhée Enchaîné par Nathan Rosario

Il est probablement le plus connu des Titans après Cronos. Ce fils de Japet et de Thémis (ou Clymène) apparaît dans de nombreux mythes comme un bienfaiteur des Hommes. Dès les débuts de l’humanité, il est un protecteur et un enseignant pour les humains : il leur apprend notamment les savoir-faire de la navigation et de la médecine. Il est aussi celui qui établit la norme du rituel du sacrifice aux dieux. Les dieux exigeaient une offrande régulière de nourriture de la part des humains (sous la forme de fumée) alors Prométhée usa d’un stratagème : il tua un bœuf, sépara les entrailles de la viande et place des draps sur les deux tas. Évidemment, le plus gros tas était celui contenant les os et les abas et Zeus le choisit immédiatement. Les Hommes purent donc consommer la viande et laisser le reste aux dieux sous la forme de sacrifice. Furieux, Zeus décida de punir les Hommes en leur enlevant la maîtrise du feu. Ce fut encore une fois Prométhée qui intervint en volant le feu à Zeus et en l’amenant aux Hommes. Pour le châtier, Zeus le condamna de cette façon : il devrait rester enchaîné à un rocher où un aigle viendrait chaque jour lui picorer le foie tandis que cet organe se reconstruirait la nuit. Le seul moyen de le libérer de cette torture serait qu’une autre personne prenne sa place. Des centaines d’années plus tard, le centaure Chiron, qui souffrait d’un mal mortel, passa par là et échangea sa place avec le Titan. Cependant, Zeus décida de faire de Chiron une constellation plutôt que de le voir souffrir. Il fallut attendre la venue d’Héraclès pour que ce dernier tue l’aigle tourmenteur de ses propres mains. Le « transmetteur du feu » fut ainsi sauvé.

Atlas (Ἄτλας)

Atlas est le fils du Titan Japet et d’une nymphe marine, Clymène ou bien d’une Océanide, Asia. Il régnait sur la vaste île de l’Atlantide jusqu’à ce que, son peuple souffrant de dégénérescence, les dieux décident de raser totalement son île de la carte. Ils déchainèrent les flots sur l’Atlantide qui fut immergée avec tous ses habitants. Atlas tenta de se venger mais fut aussitôt vaincu. Il fut alors condamné à porter la voûte du ciel sur ses épaules pour l’éternité. Plus tard, il croisa la route de Persée à qui il refusa l’hospitalité, prétextant que son invité était un fils de Zeus. Le héros le pétrifia grâce à la tête de Méduse, le changeant en une chaîne de montagne, l’Atlas. Il est aussi le père des Hespérides à qui Héraclès (Hercule) devait voler les pommes d’or pour les douze travaux.

Atlas tel qu'il est représenté chez Marvel

Atlas tel qu’il est représenté chez Marvel

Épiméthée (Ἐπιμηθεύς)

Ce Titan est le frère de Prométhée, fils de Japet et de Clymène. D’après les mythes, il aurait créé les animaux. Il avait si bien réparti les qualités entre toutes ces bêtes qu’il oublia d’en donner aux Hommes qui finirent faibles et nus. Épiméthée est surtout connu pour la légende concernant sa femme, Pandore. Pour punir les humains après le rapt du feu par Prométhée, Zeus envoya sur Terre une mortelle de toute beauté nommée Pandore. Elle épousa notre Titan qui ne savait pas à quoi s’attendre. Les dieux confièrent à Pandore un vase rempli de maux qu’elle ne devait absolument pas ouvrir. Cependant, poussée par la curiosité, cette dernière le fit malgré tout, rependant sur Terre les afflictions et les désastres. Néanmoins, une seule bénédiction peuplait le vase : l’espérance. C’est donc là le mythe de la « boîte » de Pandore, en réalité une jarre (un pithos).

Astraeos/Astéros (Ἀστραῖος)

Fils de Crios et d’Eurybie et frère de Pallas et Persès, Astraeos est un Titan dont on sait peu de choses. Il s’unit avec Eos, la déesse de l’aurore, dont il a plusieurs enfants : les divinités des vents (Borée, Zéphyr, Euros et Notos) ainsi que les astres et étoiles. Il est aussi considéré par certains auteurs romains comme un géant, Astrée.

Pallas (Πάλλας)

Ce Titan est lui aussi assez méconnu. Il obtient de sa relation avec Nyx plusieurs enfants : Niké (victoire), Kratos (puissance, pouvoir), Zélos (ardeur, rivalité) et Bia (force, vaillance). Le monstre Scylla serait également son enfant, tout comme Séléné et Eos.

Persès (Πέρσης)

Le dernier de la fratrie est lui aussi un Titan méconnu. Il est considéré comme le géniteur de la déesse Hécate qu’il aurait eu avec Astéria, mais il est peut-être confondu avec le roi Persès, un demi-dieu fils d’Hélios.

Les Adaptations

  • Avant toute chose, vous avez sûrement déjà vu ou entendu parler du film Le Choc des Titans et de sa suite cinématographique. Si ces deux films parlent bien de mythologie et s’inspirent de plusieurs mythes, il a, en revanche, très peu (voire aucun) de liens avec les Titans. De plus, les films s’inspirent des mythes et ne sont absolument pas fidèles aux légendes originales. Ne faites pas trop confiance à Hollywood !
  • Le film Les Titans de 1962 raconte l’histoire de Cadmus, le roi de Crète, qui s’autoproclame dieu. Le Titan Crios est alors dépêché sur Terre pour le châtier. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Une adaptation sympathique du Titan qui, là encore, mixe plusieurs mythes différents.
  • Dans la série de romans Percy Jackson, le héros et ses acolytes sont confrontés au retour du Titan Cronos et de ses frères et sœurs. Après une lutte acharnée dans le dernier tome, Cronos est terrassé par Percy, aidé des demi-dieux et de certains dieux.
Extrait de la bande dessinée La Naissance des Dieux représentant Cronos et Rhéa

Extrait de la bande dessinée La Naissance des Dieux représentant Cronos et Rhéa

  • La bande dessinée La Naissance des Dieux de la collection « La Sagesse des Mythes » de Luc Ferry, Clothilde Bruneau, Dim D et Federico Santagati reprend la conception de l’univers et la Titanomachie. Elle illustre parfaitement le récit hésiodique du combat entre Cronos et ses enfants et la victoire finale de Zeus.
  • Le jeu vidéo Titan Quest reprend le nom des Titans pour signifier son thème mythologique. Ce hack & slash (jeu de rôle et d’action) vous plonge dans l’antiquité afin de combattre les ténèbres au cours d’un périple dans la Grèce, en Égypte et en Asie. L’un des jeux les plus sympathiques sur la thématique de la mythologie gréco-romaine !
  • Cronos est souvent représenté dans l’art sous son nom romain, Saturne. Il est peint dévorant ses enfants par de grands peintres comme Rubens et Goya. Son nom est aussi repris par Verlaine dans ses Poèmes Saturniens pour signifier leur intemporalité. Enfin, plusieurs chansons s’intitulent Saturne, comme chez Brassens ou Nekfeu.
Saturne dévorant un de ses fils par Pierre Paul Rubens

Saturne dévorant un de ses fils par Pierre Paul Rubens

Athéna, la Déesse de la Sagesse

Illustration d'Athéna par YamaOrce

Illustration d’Athéna par YamaOrce

La grande déesse aux yeux pers

La déesse Athéna (Αθηνη en grec) est l’une des douze divinités olympiennes des Grecs. Ses fonctions symboliques principales sont la sagesse, la stratégie guerrière et l’artisanat. Nous pouvons également ajouter à cela un rôle de protectrice, non seulement des cités (comme Athènes), mais aussi des héros, comme nous le verrons par la suite. La justice peut également entrer dans ses attributions au sein de l’Olympe.

Ses attributs sont multiples, mais chacun symbolise un aspect de la déesse. Tout d’abord, l’égide, son équipement sacré (un bouclier ou un plastron), sur lequel est représenté la tête de Méduse. C’est un symbole de souveraineté incontestable que le regard de la Gorgone illustre : quiconque regarde l’égide est « changé en pierre », donc tout le monde ploie devant Athéna. C’est ce que l’on appelle un Gorgonéion, c’est-à-dire un dessin au pouvoir pétrifiant (dans le monde réel, symboliquement, bien entendu). Son deuxième attribut le plus important est l’olivier, arbre qu’elle a offert à la cité d’Athènes et qui est particulièrement cultivé en Grèce. Le reste de son équipement la caractérise également : sa lance et son casque, toujours à ses côtés sur chaque représentation qui est faite d’elle. Enfin, elle est souvent accompagnée de sa chouette de l’espèce chevêche dont le nom scientifique en latin rappelle sa maîtresse : Athene noctua. L’un de ses attributs est également la chasteté et c’est à ce titre qu’elle est la plus importante des trois déesses vierges, aux côtés d’Artémis et de Hestia.

A Rome, Athéna est identifiée à Minerve avec qui elle partage quasiment les mêmes fonctions. Elle est la protectrice de Rome et fait partie de la triade capitoline, les dieux les plus importants pour les romains.

Fonctions et attributs d’Athéna

Athéna possède plusieurs surnoms ou épithètes qui lui sont attribués en fonction du rôle qu’elle joue dans un contexte précis. Nous pouvons établir une liste non-exhaustive :

  • Παλλάς, Pallas (qui remplace parfois son nom complet et reprend ses caractéristiques de base),
  • Γλαυκῶπις, Glaukôpis (aux yeux pers, brillants ou de chouette),
  • Παρθένος, Parthénos (vierge),
  • Νίκη, Nikè (victorieuse),
  • Πολιάς, Polias (gardienne de la cité),
  • Πολύϐουλος, Polúboulos (bonne conseillère),
  • Ἀτρυτώνης, Atrytoné (invincible),
  • Εργανη, Ergané (patronne des potiers).

Athéna est donc une touche-à-tout qu’il est très utile de prier. Elle patronne plusieurs corps de métiers comme par exemple les potiers, les sculpteurs, les tisseurs, les artistes en général et les professeurs. Elle recevait également de nombreux noms en rapport avec les cultes pratiqués comme par exemple les Apatouries (Athéna Apatouria) ou encore en lien avec les lieux comme l’Agora (Athéna Agoraia). Un culte très important lui était bien évidemment rendu à Athènes, notamment au niveau du Parthénon et de l’Erechthéion (abritant la statue d’Athéna armée, le Palladium). Nous pouvons également parler des cités de Tirynthe, de Tégée, de Rhodes ou encore de Sparte qui possèdent toutes des sanctuaires dédiés à la déesse.

La naissance d’Athéna

Contrairement aux autres dieux, Athéna ne possède qu’un seul parent : pas parce qu’elle n’a jamais connu sa mère, mais bien parce que son père l’a enfanté seul  ! En effet, Zeus a « accouché » de sa fille par le crâne. Mais revenons un peu en arrière pour comprendre les origines de ce récit.

Exaleiptron représentant la naissance d'Athéna (Louvre)

Exaleiptron représentant la naissance d’Athéna (Louvre)

Zeus est du genre à vouloir séduire tout ce qui bouge. Ainsi, lorsqu’il croise la route de la titanide Métis, il n’a qu’une envie : s’unir à elle. Toutefois, Métis est rusée et peut se métamorphoser à volonté, ce qui complique la tâche au dieu des dieux. Cependant rien n’échappe longtemps aux ardeurs de Zeus qui met finalement la main sur Métis et la rend enceinte. Au même moment, un oracle annonce à Zeus que cet enfant est une fille, mais que si Métis enfante une nouvelle fois après celle-ci, ce serait un fils qui détrônerait son père qui naîtrait. En matière de régicide et de détrônement, Zeus s’y connait : il décide donc de remédier à ce problème sans attendre. Il feinte donc de s’unir une nouvelle fois à Métis mais à la place l’avale d’un seul coup avec sa bouche. Ainsi, c’est la fin de Métis et de l’enfant qu’elle porte…

Du moins c’est ce qu’il croyait. Un jour, alors qu’il se promenait aux abords du lac Triton, Zeus a un sacré mal de crâne. Une douleur sans précédent lui taillade la tête et il a l’impression qu’elle va exploser. Aussi se met-il à crier de toutes ses forces, à tel point que le monde entier l’entend. Hermès arrive sur les lieux le premier et comprend tout de suite ce qu’il se passe : il invite Héphaïstos à venir en aide à leur roi au plus vite (selon une autre version, il s’agit de Prométhée). Le dieu forgeron saisit alors son marteau et ouvrit une brèche dans le crâne de Zeus, afin qu’il puisse libérer ce qui s’y trouvait : Athéna, habillée et armée de la tête aux pieds. A partir de ce moment, la sage déesse devient l’enfant préféré de Zeus.

Athéna n’a donc concrètement pas de mère, mais nous pouvons lui attribuer la filiation de Métis, elle-même la personnification de la sagesse. Elle est une sorte de synthèse entre l’esprit de Zeus et Métis toute entière. Évidemment, cette naissance ne plait pas à Héra et de plus Athéna est jalousée de tous les autres dieux car elle est privilégiée par son père (c’est donc sa chouchou).

Les mythes

La création d’Athènes

La cité d’Athènes ne porte pas son nom pour rien. En effet, elle est étroitement liée à la déesse de la sagesse de par son mythe fondateur, son autochtonie. Athéna et Poséidon se disputent la protection de la cité d’Athènes et de sa région, l’Attique. Pour faire comprendre à tous les bienfaits dont il est capable, le dieu des océans frappe le sol de son trident et fait jaillir un flot d’eau qui vient remplir un puits près de l’acropole (selon d’autres légendes, il fait apparaître un cheval remarquable). Toutefois, Athéna ne se laisse pas faire : elle fait jaillir un olivier, le plus prisé des arbres de la Grèce. Ainsi, les athéniens choisissent Athéna en tant que divinité poliade, protectrice de la cité. Poséidon, furieux de cette décision, submerge alors Athènes sous les flots avant de s’apaiser devant les hommages qui lui sont rendus en guise d’excuse.

Le Parthénon, lieu sacré d'Athéna

Le Parthénon, lieu sacré d’Athéna

Un récit quelque peu différent implique une rivalité entre les sexes. A cette époque, les femmes auraient eu le droit de vote à Athènes. Justement, le choix entre Athéna et Poséidon doit se faire par suffrage et ainsi chacun vient donner son avis sur la question. Problème : tous les hommes sont pour Poséidon et toutes les femmes pour Athéna. La déesse l’emporte finalement car il y a une femme de plus que les hommes. Furieux, ces derniers décident donc de supprimer le droit de vote des femmes. Venant de ceux qui ont inventé la démocratie, ce n’est pas très classe…

Athéna la bienfaitrice

Une aide pour les héros

La déesse de la sagesse a été impliquée dans de nombreuses aventures et est très majoritairement d’une grande aide pour les mortels ou les demi-dieux.

Le jeune Bellérophon se voit recevoir ses bienfaits dans un rêve sous la forme d’un mors (un équipement d’harnachement) en or qui lui permet ensuite de dompter Pégase et d’en devenir le maître.

De même, elle est d’un grand renfort à Héraclès durant ses douze travaux : elle lui confie des cymbales d’airain pour effrayer les oiseaux du lac de Stymphale ; elle le guide à travers les Enfers lorsqu’il récupère Cerbère ; enfin elle accueille Héraclès à l’Olympe à la fin de sa vie. Pour la remercier, le demi-dieu lui offre les pommes d’or des Hespérides au cours de ses aventures.

De la même façon, il est impensable de parler du retour d’Ulysse à Ithaque (l’Odyssée) sans évoquer le rôle d’Athéna dans ce périple. En plus de lui accorder une protection permanente, elle aide Télémaque à retrouver son père en prenant la forme de Mentor.

Enfin, Persée reçoit une aide concrète de la déesse sous la forme d’un bouclier de bronze qui lui permettrait de voir le reflet de Méduse sans finir pétrifié. Elle va même jusqu’à guider son bras pour trancher la tête du monstre ! Pour la remercier, Persée lui offre la tête de la Gorgone qu’elle place sur l’égide.

Vase représentant Persée offrant la tête de Méduse à Athéna

Vase représentant Persée offrant la tête de Méduse à Athéna

Inspiratrice et inventrice

Athéna se soucie du bonheur des mortels. Aussi, elle leur offre souvent son aide pour découvrir des techniques et leur donner des idées lumineuses. Elle est celle par qui les Hommes apprennent à dompter les chevaux et à atteler les chars de guerre. Elle supervise également la construction de l’Argo dans le mythe des Argonautes. Athéna enseigne aussi à Dédale l’art de manipuler les métaux. Enfin, elle joue un rôle dans le milieu de la santé, offrant à Périclès une herbe pour sauver son ami et architecte Mnésiclès et à Asclépios le sang de Méduse, ayant des propriétés pouvant soit tuer soit rendre la vie.

Les châtiments dispensés par Athéna

Aglauros et Hersé

Athéna est une belle femme et elle fait nécessairement des émules parmi les dieux. Justement, Héphaïstos, pourtant marié à Aphrodite, tombe amoureux de la sage guerrière et projette en secret de s’unir à elle. Cependant, la parthénos n’a aucune envie de s’accoupler avec le dieu forgeron qui se met à la poursuivre, excité comme jamais. Tellement excité qu’Héphaïstos ne peut se retenir de jouir alors même qu’il n’a pas touché Athéna ! Sa semence vole jusqu’à la cuisse de la déesse aux yeux pers qui, dégoutée, nettoie cet affront à l’aide d’un tissu et le laisse tomber sur le sol terrestre. De ce fluide vital, mêlé à l’aura d’Athéna et aux ressources de la terre, Gaïa, nait un futur roi athénien : Erichtonios. Techniquement, c’est donc la déesse-mère Gaïa qui est la mère de l’enfant, mais elle refuse d’élever le fruit de cet odieux évènement.

Après la naissance d’Erichtonios La divinité de la sagesse décide donc d’élever seule Erichtonios. Toutefois, elle a plus urgent : cacher à Poséidon la naissance de cet enfant pour éviter qu’il ne la raille. Elle le cache donc dans une corbeille qu’elle confie au roi actuel d’Athènes, Cécrops, qu’il décide lui-même de donner à ses filles pour qu’elles en prennent soin. Néanmoins, elles ont l’interdiction formelle de l’ouvrir. Si Pandrosos parvient à réfréner sa curiosité, ce n’est pas le cas de ses sœurs, Aglauros et Hersé. Elles ouvrent alors le récipient sacré et y découvrent un enfant entouré d’un serpent horrible. Épouvantées et rendues folles par Athéna, elles se jettent du haut de l’acropole. Erichtonios, lui, devient plus tard roi d’Athènes et y renforce la prégnance du culte d’Athéna.

Arachné

La jeune Arachné est une lydienne, fille d’un teinturier (ou d’un paysan, ou d’un roi, selon les versions), qui est très douée dans l’art du tissage. Elle est si douée que tout le monde vient admirer ses œuvres et qu’elle ne minimise pas son arrogance à ce sujet. Athéna, déesse patronne des tisserands et elle-même tisseuse de l’Olympe, entend parler d’Arachné et décide de lui rendre une petite visite. Pour cela, elle se change en vieille dame et aborde la jeune tisseuse en lui faisant une leçon sur la modestie. Cependant, Arachné se moque des leçons de la vielle dame et ose même dire que son travail est supérieur à celui des dieux. Quelle erreur !

Athéna reprend alors sa forme habituelle et défie Arachné dans un duel de tissage. Elles s’installent donc face à face devant leur métier à tisser et se mettent à créer. Lorsque les deux concurrentes ont terminées, Athéna présente son œuvre : un tissage splendide, digne d’une déesse. Toutefois, la création d’Arachné est encore plus belle. Athéna est ulcérée de ce résultat et décide de déchirer sa toile de haut en bas pour punir sa rivale. Humiliée et terrifiée, Arachné part se pendre. Prise de remords devant ce triste sort, Athéna décide alors de métamorphoser Arachné en araignée, afin qu’elle puisse continuer à tisser des toiles. La morale de cette histoire est qu’il ne faut jamais se comparer au dieux dans quelque domaine que ce soit : cette impiété est lourdement sanctionnée.

Représentation d'Arachné dans le jeu SMITE

Représentation d’Arachné dans le jeu SMITE

Méduse

Avant de devenir le monstre que nous connaissons bien (une Gorgone), Méduse était une femme magnifique. Elle est d’ailleurs considérée comme une figure primordiale, sœur des Grées tout en étant mortelle. Elle est si belle que Poséidon s’en éprend. Cependant, Méduse ne veut pas de lui, ce qui pousse le dieu des mers à commettre un acte horrible : il la viole au beau milieu du temple d’Athéna. Voyant son lieu sacré souillé de la sorte, Athéna se venge sur Méduse (évidemment…) et la transforme en monstre : ses cheveux se métamorphosent en serpents, son regard devient pétrifiant et des défenses de sanglier lui poussent sur le visage. Une autre version, celle d’Apollodore, raconte qu’Athéna aurait transformé Méduse en Gorgone car elle était trop fière de sa beauté.

Tirésias

Le devin Tirésias n’a pas toujours été aveugle. Il le devint après avoir surpris la déesse de la sagesse qui prenait son bain. Pour se venger d’avoir vu ce que personne d’autre ne verra jamais, elle pose ses mains sur ses yeux et le rend aveugle pour le reste de sa vie. Pour compenser ce châtiment terrible, elle lui offre le pouvoir de la divination.

Ajax

Il existe deux Ajax : le Petit et le Grand. L’un et l’autre ont subi la colère de la déesse.

Le petit, aussi appelé Ajax d’Oïlée, fit l’erreur de kidnapper Casandre alors qu’elle se réfugiait dans un temple d’Athéna. Pour venger cet affront, Athéna demanda à Poséidon de déclencher une tempête meurtrière sur son bateau et envoya la peste sur sa terre natale, la Locride. Cependant, Ajax ne meurt pas de la tempête et se retrouve sur les rochers de Gyras. Il déclare alors qu’il s’en sortira malgré les intentions des dieux. C’en est trop pour Poséidon qui frappe alors le rocher sur lequel il se tient et le fait tomber dans l’eau, le tuant sur le coup.

Ajax le Grand, héros grec lors de la Guerre de Troie, se dispute les armes d’Achille avec Ulysse. Athéna le rend alors fou et Ajax se met à égorger des moutons alors qu’il croie tuer les grecs. Lorsqu’il s’en rend compte, il se tranche la gorge. Ulysse devra insister pour qu’on lui rende une sépulture.

Les combats de la déesse

La Gigantomachie

Les Géants sont le fruit d’une nouvelle tentative de Gaïa pour détrôner son petit-fils Zeus. Ils ne sont pas moins de vingt-cinq à se dresser contre l’Olympe. Cependant, les dieux sont désormais assez puissants pour les affronter et les vaincre. De plus, ils sont aidés du très puissant héros Héraclès. Athéna combat le géant Pallas, qu’elle tue et ensevelit sous un rocher avant qu’Héraclès ne l’achève. Elle porte ensuite sa peau en guise de trophée et d’armure. Elle collabore une fois de plus avec le demi-dieu, fils de Zeus, pour vaincre Encelade et l’enfermer sous l’Etna.

La Guerre de Troie

Bande dessinée tirée du jeu SMITE et représentant le combat entre Athéna et Arès

Bande dessinée tirée du jeu SMITE et représentant le combat entre Athéna et Arès

Athéna participe au conflit légendaire de Troie en prenant le parti des grecs. La raison est simple : Pâris ne l’a pas choisi comme étant la plus belle des trois déesses en compétition. Athéna n’hésite donc pas à encourager ses poulains dans la guerre et même à s’y mêler en participant à la mêlée. Sur le champ de bataille, elle se retrouve confrontée à Arès, qu’elle terrasse facilement. Pour plus de détails sur la guerre de Troie, rendez-vous sur l’article consacré à cet évènement mythologique : ICI.

Sources

  • Hésiode, La Théogonie,
  • Homère, L’Iliade,
  • Homère, L’Odyssée,
  • Ovide, Les Métamorphoses.

Bibliographie

  • Andrieu Gilbert, Athéna ou la Raison, Paris, l’Harmattan, 2017.
  • Hamilton Edith, La Mythologie, Alleur, Marabout, 1940.

Adaptations dans la culture pop

  • La déesse de la sagesse apparaît dans le manga Saint Seiya (en français, Les Chevaliers du Zodiaque) sous la forme de Saori Kido, sa réincarnation japonaise qui dirige l’ensemble des chevaliers de bronze, d’argent et d’or dans une lutte millénaire contre Hadès.
  • Athéna est la mère du personnage d’Annabeth Chase dans les romans de la saga Percy Jackson de Rick Riordan. Elle se caractérise par son absence auprès de ses enfants et par sa grande intelligence.
  • La divinité aux yeux pers est beaucoup représentée dans l’art, que ce soit en sculpture ou en peinture. Nous pouvons citer l’œuvre de Judy Chicago, The Dinner Party, ou la célèbre Pallas Athéna de Gustav Klimt.
  • Les jeux vidéos se sont aussi appropriés Athéna comme par exemple God of War ou SMITE.
Saori Kido, alias Athéna dans Saint Seiya

Saori Kido, alias Athéna dans Saint Seiya