Le Roi Arthur et le Saint Graal

Le Roi Arthur

Le Roi Arthur

Arthur Pendragon est un roi inspiré d’une légende et du folklore britannique. L’existence de ce seigneur breton n’est absolument pas attestée, et diverses hypothèses demeurent sans réelle conclusion, mais ce personnage apparaît dans plusieurs textes appelés la « Matière de Bretagne », comme par exemple Historia Regum Britanniae (Histoire des Rois de Bretagne) de Geoffroy de Monmouth qui entérine de façon mystique la lignée des rois de l’île, ou encore Le Roman de Brut de Robert Wace qui évoque la table ronde. Il n’existe pas de version unique des événements racontés, c’est pourquoi l’histoire d’Arthur est confuse, mais certains éléments sont récurrents.

Arthur naît entre 456 et 492 dans la presqu’île de Tintagel. Il est le fils d’Uther Pendragon, roi des Bretons et d’Ygraine, la veuve du duc de Cornouailles. Il a 2 sœurs (ou demi-sœurs) : Morgause, reine d’Orcanie et la Fée Morgane. Vers 485, Uther meurt, laissant la place à Arthur qui monte sur le trône entre 460 et 510. Il se marie avec Guenièvre, fille du roi de Carmélide. Arthur est très célèbre car, selon la légende, il réunie tous les peuples de Bretagne sous son égide, ce qui est exceptionnel (bien que très peu probable).

C’est grâce à Merlin, un magicien, qu’Arthur naît et devient roi de Bretagne alors même que sa naissance est illégitime. C’est aussi Merlin qui suggère à Uther Pandragon de construire la table ronde, qui passe ensuite dans les mains du roi de Carmélide, Léodagan, pour enfin devenir la dot de mariage de la future reine Guenièvre. Le fait que cette table soit ronde est expliqué dans La Quête du Saint-Graal :

« Elle est, en effet, appelée Table ronde parce qu’elle signe la rotondité du monde et le cours des planètes et des éléments du firmament dans lequel on peut voir les étoiles et les autres astres. Aussi peut-on à juste titre affirmer que la Table ronde représente le monde. »

Représentation de la table ronde par Evrard d'Espinques

Représentation de la table ronde par Evrard d’Espinques

Arthur rassemble des chevaliers comme Lancelot, Gauvain, Perceval (etc) et réunit l’assemblée à Camelot. Ensemble, ils participent à des quêtes mythiques et notamment celle du Saint-Graal. Dans Merlin de Robert de Boron, on peut lire qu’Arthur obtient le trône grâce au fait qu’il retire d’un rocher (ou enclume) une épée, symbole qu’il est le roi choisit par les dieux. Cette épée est Excalibur. Dans certains récits, cette épée lui est donnée par la Dame du Lac (ou fée Viviane). Elle permet de trancher n’importe quoi et octroie à son porteur l’invincibilité. Plusieurs textes racontent que Lancelot et Guenièvre ont une aventure et qu’elle peut d’ailleurs être la cause de la chute de Camelot.

Le roi Arthur meurt durant la bataille de Camlann contre son fils incestueux Mordred (d’une des 2 sœurs). Il est alors enterré à Avalon.

Le Saint Graal

Le Saint Graal

Qu’est-ce que la légende du Graal ?

La coupe du Graal est un récipient taillé par les anges dans l’émeraude tombée du front de Lucifer (Satan) lors de sa chute. Elle est ensuite confiée à Adam, qui la perd après le péché originel. Elle parvient ensuite au Christ. C’est ce calice donc il se sert durant la Cène (voir La Sainte Bible) et que Joseph d’Arimathie utilise pour recueillir le sang de Jésus. Joseph transmet ensuite ce calice à son beau-frère, puis il se transmet au fils qui l’emporte aux « Vaux d’Avaron », endroit interprété comme étant l’île d’Avalon. Ce Saint Graal ne peut être trouvé que par un être pur et sa découverte annonce la fin des temps aventureux ainsi que l’instauration directe du christianisme en Bretagne s’il est posé au centre de la table ronde. Dans Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes, l’objet est finalement trouvé par Perceval, Bohort (fils du 1er Bohort) et Galahad (fils de Lancelot).

Perceval, Bohort et Galahad découvrent le Saint Graal

Perceval, Bohort et Galahad découvrent le Saint Graal

Pour plus d’informations :

- Le Dictionnaire des mythes littéraires de Pierre Brunel, Arthur et la Table ronde d’Anne Berthelot ou encore La Légende arthurienne et le Graal de Jean Marx.

- La série française Kaamelott d’Alexandre Astier qui raconte de manière comique les aventures d’Arthur et des chevaliers ou la série fantastique Merlin de Bradley James.

- Les films Le Roi Arthur d’Antoine Fuqua, Perceval le Gallois d’Eric Rohmer ou encore Lancelot, le premier chevalier de Jerry Zucker.

Arthur (Alexandre Astier) et ses chevaliers dans Kaamelott

Arthur (Alexandre Astier) et ses chevaliers dans Kaamelott

One thought on “Le Roi Arthur et le Saint Graal

  1. Bonjour,
    Permettez quelques mots sur la Chevalerie, la table Ronde et le Graal. Merci.
    Sur la Chevalerie :
    La Chevalerie, qui emprunte son rituel aux anciens Mystères, est une forme nouvelle de l’ancienne religion. Son origine est obscure.
    Quelques auteurs la font dériver d’un Ordre équestre de Rome. Déjà les équités (les chevaliers) formaient l’élite de la société gauloise (d’où équité).
    D’autres la font remonter à des tribus qui, sous le nom de Normands, ont envahi au IXe siècle l’Europe méridionale. Pinkerton, Mallet et Percy attribuent l’origine de la Chevalerie aux Scandinaves.
    Cette institution possédait un cérémonial très compliqué et très symbolique. Comme les anciennes sociétés secrètes, elle avait trois degrés :
    1° Le Page (qui correspond à l’Apprenti Maçon) ;
    2° L’Écuyer (qui correspond au Compagnon) ;
    3° Le Chevalier (qui est le Maître).
    L’éducation du Page était faite avec le plus grand soin. Il était confié à la garde d’une haute et noble Dame, qui lui enseignait tous les devoirs de déférence qu’il devait remplir envers la Femme.
    On lui expliquait ce qu’est l’honneur et pourquoi le respect de la Femme est son premier devoir.
    Sur la légende du Graal :

    C’est la lutte de sexes qui est au fond de tous les conflits.
    Dans les anciens Mystères, on avait expliqué la loi des sexes, dont les Rose-Croix gardaient le secret.
    Mais ce n’était pas seulement une fleur qui représentait le sexe féminin ; c’est aussi un vase, une coupe, un calice, et c’est cette coupe qu’on appelait le Saint Graal.
    Il suffit d’annoncer qu’on possède quelque chose de précieux pour que tous essaient de s’en emparer. C’est ce qui nous explique qu’on essaie de prendre ce vase.
    On voit tout de suite que c’est de ce symbole sacré que l’Église va s’emparer pour en faire le calice.
    Puis, comme ce vase contenait le sang de la femme, il fallut aussi lui faire contenir le sang de l’homme, et c’est alors que des Pères, d’une imbécillité débordante, inventent la légende de Joseph d’Arimathie recueillant le sang de Jésus, coulant de la plaie qu’on lui fait au côté, pour qu’il ait aussi un organe sanglant qu’on puisse opposer à celui de la femme.
    Tout cela en attendant que l’hostie, qui est la contrepartie sexuelle de la sécrétion du vase, vienne s’y annexer.
    Abordons maintenant la question historique, car il y a toujours de l’histoire au fond des Mystères.
    Suite et lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/la-chevalerie-et-le-graal.html
    Cordialement.

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