Histoire du chapeau

Bolivar, borsalino, charlotte, faluche, mantille, panama… ces mots ne vous évoquent rien ? Et pourtant ils désignent tous ce fameux couvre chef connu de tous, le chapeau.

Mais que connaissons nous de l’histoire de cet accessoire de mode ? Pas grand chose.
« Chapel » est un mot médiéval venant de « caput » qui, d’après le dictionnaire de l’académie française de 1694 évoque « Une couronne de fleurs qu’on met sur la teste dans quelque resjoüissance, dans quelque feste solemnelle, citant : Les Prestres à la procession portoient un chapeau de fleurs sur la teste. »).
Le chapeau a toujours eu deux grandes fonctions :
- Une visée utilitaire : protection contre les intempéries
- Une visée esthétique ou sociale

La préhistoire n’a laissé aucune trace du couvre chef de l’homme des cavernes. Cependant rien n’exclu que l’Homme de Cromagnon ornait sa tête de quelque feuille de palmier pour se protéger du soleil…

Les premiers chapeaux connus reviennent de l’Antiquité en Egypte ou divers types de coiffures étaient utilisées, mais l’un d’antécédents les plus reconnus du chapeau a été le bonnet phrygien, un chapeau d’origine persane qui a été utilisée par les Grecs pour symboliser que tout ce qui le portait était un esclave à qui sa liberté avait été octroyée.

Le chapeau, initialement fut pratiquement essentiellement une coiffure masculine.

Dès le XIIIè siècle, on fabriquait des chapeaux en feutre pour homme. A cette époque, ne pouvaient être utilisés pour leur confection « que du feutre et de la soie de choix… ». Les femmes portaient plus volontiers des bonnets, guimpes et voiles, ceux-ci étant indifféremment des coiffes portées à l’intérieur comme à l’extérieur de la maison.
Il y eut quelques exceptions, la femme ne portait le chapeau que pour aller à la chasse.

 

A la fin du XVIIIè siècle, les femmes portèrent « le chapeau de bergère » pour les promenades, puis les « bonnets de passe ».

Le XIXème siècle, voit l’explosion du chapeau en tant que coiffure féminine. Il fait alors l’objet de créations les plus fantaisistes. Suivant les saisons et les modes, il se porte très haut sur la tête ou au contraire il couvre la nuque.

La coiffure masculine, pendant cette même période, s’assagit pour ne devenir qu’un « chapeau de bras ». Il a délaissé ses ornements brillants et colorés d’avant le XVIIIè siècle qui ne seront conservés pour les coiffures militaires, ou plus généralement d’uniformes.
En effet le chapeau peut être un signe distinctif d’une grande école, d’une administration, d’un régiment, voire d’une seule personne.

Pour la femme au siècle dernier, il est le symbole de la classe sociale et des bonnes convenances, seule l’ouvrière ose sortir dans la rue la tête découverte.

Mais la libération de la femme, sa participation de plus en plus grandissante à la vie active, lui seront fatales. Il sera abandonné, tout comme le corset. On le trouve encombrant, voire ridicule. Il n’est plus guère porté que l’hiver, retrouvant là sa vocation première : se protéger du froid, ou l’été et lors de cérémonies officielles, ou lors de mariages.

Quoi qu’il en soit, la période qui s’étend de la fin du XVIIIème siècle à 1960 vit le triomphe de cet accessoire.

 

Image libre d’usage, de modifications y compris à des fins commerciales
http://www.masculin.com            Chapeaux, bonnets et chapkas, hiver 2009

 

 

 

 

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