Les montres

Définition: Une montre est un instrument de mesure du temps qui se porte sur soi (au poignet, dans la poche ou suspendu), sa particularité à la difference d’une horloge est qu’il est possible de se déplacer avec elle.

Tableau du peintre espagnole Dali, symbolisant le temps qui passe

Composition:

  1. Organe moteur (et source d’énergie)
  2. Organe régulateur
  3. Organe de communication de l’information (l’organe qui va nous transmettre l’information de mesure du temps)
  4. Organes de transmission

Affichage: Peut etre analogique(aiguilles ou cristaux liquides), numérique ou bien les deux.

Les premières montres minuscules apparaissent au 16è déjà. En 1571, le comte de Leicester offre un bracelet munie d’une petite montre à la reine Elisabeth I. En 1722, un artisan parisien aurait fabriqué des montres-bracelets ou des bracelets-montres. En 1790, Jaquet-Droz propose des montres-bracelets à Genève. En 1806, l’impératrice Joséphine reçoit une montre-bracelet.

En 1811, Abraham Louis Breguet remet une montre-bracelet à complications – dont il a reçu commande en juin 1810 – à la reine de Naples, Caroline Murat. Les horlogers de l’époque proposaient aussi, pour la clientèle féminine, des montres-pendentifs, de taille plus réduite, que l’on suspendait au cou à l’aide d’une chaîne ou d’un ruban. C’était plus un bijou qu’un objet fonctionnel : il est en effet peu commode pour celle qui la porte d’y lire l’heure.

Jusqu’au début du xxe siècle, le modèle de montre le plus répandu est la montre de poche (ou de gousset), le gousset étant le nom de la petite poche du gilet prévue à cet usage. Les montres sont généralement attachées au gilet par une chaine. Elles sont souvent pourvues d’un couvercle. Le remontoir et la molette de réglage de l’heure se trouvent à 12 heures, dans l’anneau. Les montres-bracelets sont alors essentiellement destinées à la clientèle féminine.

Une montre-bracelet de fortune s’obtient en fixant au poignet leurs montres de gousset par des anses soudées à 12 heures et à 6 heures, ou par fixation du boîtier sur un « berceau » métallique fabriqué spécialement, à un bracelet en cuir ou en tissu muni d’un fermoir ou d’une boucle. Cette transformation permettait à l’utilisateur de consulter son garde-temps d’une manière plus rapide et plus pratique, tout en le rendant moins vulnérable aux chocs ou aux chutes. Le remontoir et la molette de réglage commencèrent à être placés latéralement à 3 heures.

On trouve cependant un grand nombre de montres-bracelets (souvent des montres de gousset modifiées, « demi-savonnettes », etc.) bien avant la fin du xixe siècle. Au départ, il s’agit plutôt d’articles de prestige. Ainsi la firme suisse Omega produit-elle la première montre-bracelet. Au début, il est assez courant de porter la montre au poignet droit : on fixe donc la couronne du remontoir à 9 heures (et non à 3 heures comme aujourd’hui).

Les premières montres-bracelets pour hommes sont considérées comme farfelues, voire très efféminées.

En 1914, la montre-bracelet fait encore figure de nouveauté, mais est très répandue :

« L’exposition nationale suisse de Berne (1914) est la consécration de la montre-bracelet dans toute sa variété, dans toute sa richesse et avec la décoration modeste et de bon goût que permet le peu de matière employée. Aucun des exposants ne s’est soustrait à la mode bracelet. Touchante unanimité ! »

— Adrien Brandt (vice-président d’Omega).

Pendant la première guerre mondiale, Omega produit des montres-bracelets militaires (équipées d’une grille métallique ajourée devant le cadran) La Grande Guerre achève d’ailleurs de populariser la montre-bracelet, qui ne cesse de se miniaturiser et de se perfectionner par la suite.

L’écharpe

L’écharpe a pour fonction première de protéger le cou du froid notemment durant la période hivernal. Mais en réalité elle se porte en toute saison, elle peut êtrte chaude ou au contraire dépasser sa fonction de protection pour remplir une fonction esthétique.
L’écharpe se présente comme un rectangle allongé de tissu ou de laine que l’on enroule aurtour du cou ou on jette sur les épaule, elle fait naturellement des plis.

Une écharpe est un accessoire ou une grande possibilité de looks est possible.

Nouer une écharpe

La façon de porter l’écharpe est également très variable : pour un look androgyne l’écharpe peut être nouée comme une cravate avec un pan plus grand que l’autre. L’écharpe peut être également enroulée très simplement autour du cou en mettant  les deux extrémités derrière, devant ou une devant et une derrière. Les baroudeuses préfererons les écharpe carré : on forme un triangle avec l’écharpe et on noue les extrémités devant.

 

Les styles d’écharpes
Les écharpes très longue, dite « oversize » : le but étant de faire de nombreux tour avec l’écharpe qui devient presque un vêtement parmi d’autre.

L’été on utilise des écharpes très légères généralement fine mais elle doit toujours rester longue.

Les keffiehs ou les chèches sont aussi, parfois, portés comme des écharpes : ils sont présents à presque tous les défilés des grands couturiers. Il permet de donner une touche « ethnique ».

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http://www.suede-magazine.fr/14/image/mode-h-et-h-hiver-2008-2009.jpg

 

Les cannes

Définition: La canne est le nom générique d’un accessoire allongé en forme de batôn, touchant le sol et tenu à la main, principalement destiné à aider la marche, bien qu’il puisse remplir d’autres fonctions (mode, outil, arme, sport, etc.) terme vraisemblablement emprunté à l’italien canna, issu du latin canna « roseau » . La canne connaît d’innombrables déclinaisons de forme, d’usage, voire de dénomination.

Geronimo

 

La canne peut etre classée en quatres catégories:

  • la canne d’agrément, voire de prestige, dite aussi « canne vestimentaire », qui est un accessoire raffiné de la tenue masculine qui s’affiche.
  • la canne orthèse, plus indispensable au déplacement et à la marche (médicale)
  • la canne à système qui est ingénieuse et qui cache toute sorte d’usages et d’objets plus ou moins utilitaires, inoffensifs ou non.
  • la canne sportive, traditionnelle (art martial) ou plus contemporaine (bâton de randonnée).

Mais ces différentes catégories de cannes se recoupent et s’intèrpénetrent, et constituent finalement des accesoires multi-usages.

Composante de la canne:

Le bâton (ou fût) de la canne classique est souvent en bois, parfois sculpté, marqueté, incrusté ou gainé (en cuir ou tressage, par exemple), choisi en fonction de ses qualités esthétiques ou plastiques, précieux ou non (ébène, érable, chataigner, palissandre, etc.). Il peut être aussi en jonc, en métal ou en matériau composite (modèles sportifs). Le bâton est plutôt de section cylindrique mais peut être carré (voire, plus rarement, triangulaire ou ovale) pour les modèles sportifs notamment. En principe le bâton est droit et lisse (hormis les cannes sculptées) mais il peut être torsadé, noueux et de forme vermiculaire.

La poignée. En principe, le bâton s’orne, d’une manière distincte, d’un pommeau (milord ou en boule) ou d’une crosse (classique, en équerre ou Derby), où l’or, l’argent, l’ambre et l’ivoire peuvent servir de support à de véritables œuvres d’art, éventuellement incrustées de pierres précieuses ou de nacre. On trouve aussi des pommeaux et des crosses aux formes les plus diverses, notamment des têtes humaines ou d’animaux. Toutefois, la poignée est le plus souvent en bois, en métal ou en matière plastique sur les modèles contemporains courants, voire en caoutchouc ou liège pour certaines poignées destinées à la randonnée. Quand la canne a une vocation sportive très marquée la poignée fait corps avec la canne, raison pour laquelle celle-ci renoue volontiers avec sa dénomination native de « bâton » (cf. infra).

Les éléments annexes. À l’extrémité inférieure, on trouve l’embout (férule), généralement en caoutchouc, ou en métal en forme de pique (parfois amovible), tandis qu’à l’extrémité opposée, la présence éventuelle d’une dragonne peut permettre l’attache au poignet. Également au niveau supérieur, le bâton peut être renforcé, ou décoré, par une ou des bagues (viroles) et se voir doter d’un accroche-canne. Certaines cannes sont même munies d’amortisseurs.

La longueur de la canne est variable pour un confort de marche optimum. Pour utiliser judicieusement une canne pour soulager le poids du corps il faut que le coude soit à 30° de flexion. À cette angulation le muscle triceps brachial (à la face postérieure du bras) est à son maximum d’efficacité. En plus d’une longueur suffisante ou réglable par tubes télescopiques, une petite astuce permet d’obtenir cet angle idéal du coude. En adoptant une posture relaxée, les pieds écartés dans une position confortable habituelle, bras le long du corps, la poignée de la canne doit être au niveau du pli de flexion du poignet. Selon la forme du pommeau, par exemple avec des poignées courbées, il est parfois plus facile d’inverser la canne (poignée contre le sol) afin de contrôler si la férule arrive au niveau du poignet. Généralement, les cannes pour les hommes mesurent entre 90 et 96 cm. Pour les femmes, cela varie entre 85 et 90 cm. En principe la canne est portée du côté opposé à la jambe, ou au pied ou à la hanche affaibli, quel que soit le côté de la main dominante. Pour marcher, il faut avancer simultanément la jambe affaiblie et la canne puis basculer la jambe saine en avançant. Le corps opère un transfert de poids sur la jambe saine et ainsi de suite. Lorsqu’une canne est utilisée pour maintenir l’équilibre, il faut se fier à son corps et adopter la position qui offre le plus de confort.

Bande annonce Daredevil, célèbre héros muni d’une canne, il porte parfois une canne d’aveugle mais d’autre fois une canne qui lui permet de se défendre…

Les lunettes

Les lunettes comme accessoire de mode… Et oui, vous pouvez trouver ça étrange, mais pourtant…
Les lunettes sont à la base un dispositif permettant de pallier les problèmes de vue. Longtemps considérée comme plutot laide mais malheureusement indispensable. Porter des lunettes quand on est « myope comme une taupe » pouvait autrefois se présenter comme un véritable handicap social (l’épaisseur des verres, la grosseur des montures) malgré un certain design  apparu dans les années 1990. Les termes de « bigleux », « binoclar », « serpent à lunettes » le prouve et ont longtemps peuplés les cours d’école, mais le sort des lunettes à bien changé depuis…

 

 

L’apparition du design s’accentue dans les années 1980-1990, de nombreux designers lançant leur collection, les lunettes devenant un accessoire de mode, mêlant ergonomie et esthétique.Chaque année, les nouvelles collections de montures sont présentées lors de salons internationaux de l’optique, tels le SILMO à Paris ou le MIDO à Milan.
Aujourd’hui porter des lunettes n’a jamais été aussi « cool », la preuve étant que on a jamais autant vendu de lunettes sans correction !

 

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leptithebdo.net

 

Le Parapluie

Définition: Un parapluie est un dispositif, portable et se repliant, permettant de se protéger de la pluie. On distingue aussi les parasols et les ombrelles qui sont construits sur le même principe, mais ne sont pas forcément étanches et ne protègent généralement que du soleil.

Pingouin le célèbre énnemi de Batman, souvent armé de son parapluie mitrailleur

Le parapluie Georges Brassens, Brassens auteur d’une chanson intitulée « Le parapluie »

Conception: Le dispositif varie en taille et en forme, mais sa conception est fondamentalement la même : baton (ou mât) central soutient des tiges articulées (les baleines) par l’intermédiaire d’un anneau coulissant (ou coulant). Lorsque l’anneau est en position basse, les baleines sont complètement aplaties le long du mât ; lorsque l’anneau est en position haute, les baleines sont déployées et leur tension tendent la toile en cercle autour du mât.

Le nombre de baleines varie de quatre (pour les parasols carrés utilisés sur les marchés de plein air) à huit ou dix en général pour les parapluies. Elles sont réparties à intervalles réguliers sur le pourtour du mât.

Sur les parapluies et les ombrelles, la tige centrale comporte une poignée à son extrémité inférieure, pour une meilleure prise en main.

Historique: Vers 1730, un artisan parisien a l’idée de fabriquer des ombrelles en toile cirée pour se protéger de la pluie, le parapluie est né. Mais il y en eut plus tôt puisque les Chinois l’ont inventé au ive siècle.

En 1852, Samuel Fox introduit le très novateur « U », conçu pour l’acier du parapluie squelette nervurées de façon à combiner légèreté, augmenter la force et améliorer ses côtes élasticité.

Le manche télescopique est quant à lui attribué à l’Allemand Hans Haupt en 1930 ; même si dès 1705 le Français Jean Marius avait inventé un système pliant le parapluie en trois afin de le ranger dans une poche.

On lui donne différentes dénominations dans l’argot, telles que Pépin, Pébroc ou Riflard, selon les régions de son utilisation.

Les différents types de parapluie: Il existe différents modèles et types de parapluie, plus ou moins adaptés aux attentes des usagers et aux circonstances de leur emploi.

Les antivents, particulièrement résistants aux intempéries, les parapluies a béquille offrant un appuie tel une canne, des plus ou moins long, à déploiement automatique ou manuel, possibilité également d’un manche télescopique permettant un transport simplifié, ou encore d’une bandoulière. De 8 à 10 le plus souvent, le nombre de baleines peut aller pour certains parapluies jusqu’à 16, ce qui offre une résistance plus importante. Pour finir certains sont personnalisés à des évènements, circonstances et activités particulières, telles que le golf ou les mariages.

 

 

Histoire du chapeau

Bolivar, borsalino, charlotte, faluche, mantille, panama… ces mots ne vous évoquent rien ? Et pourtant ils désignent tous ce fameux couvre chef connu de tous, le chapeau.

Mais que connaissons nous de l’histoire de cet accessoire de mode ? Pas grand chose.
« Chapel » est un mot médiéval venant de « caput » qui, d’après le dictionnaire de l’académie française de 1694 évoque « Une couronne de fleurs qu’on met sur la teste dans quelque resjoüissance, dans quelque feste solemnelle, citant : Les Prestres à la procession portoient un chapeau de fleurs sur la teste. »).
Le chapeau a toujours eu deux grandes fonctions :
- Une visée utilitaire : protection contre les intempéries
- Une visée esthétique ou sociale

La préhistoire n’a laissé aucune trace du couvre chef de l’homme des cavernes. Cependant rien n’exclu que l’Homme de Cromagnon ornait sa tête de quelque feuille de palmier pour se protéger du soleil…

Les premiers chapeaux connus reviennent de l’Antiquité en Egypte ou divers types de coiffures étaient utilisées, mais l’un d’antécédents les plus reconnus du chapeau a été le bonnet phrygien, un chapeau d’origine persane qui a été utilisée par les Grecs pour symboliser que tout ce qui le portait était un esclave à qui sa liberté avait été octroyée.

Le chapeau, initialement fut pratiquement essentiellement une coiffure masculine.

Dès le XIIIè siècle, on fabriquait des chapeaux en feutre pour homme. A cette époque, ne pouvaient être utilisés pour leur confection « que du feutre et de la soie de choix… ». Les femmes portaient plus volontiers des bonnets, guimpes et voiles, ceux-ci étant indifféremment des coiffes portées à l’intérieur comme à l’extérieur de la maison.
Il y eut quelques exceptions, la femme ne portait le chapeau que pour aller à la chasse.

 

A la fin du XVIIIè siècle, les femmes portèrent « le chapeau de bergère » pour les promenades, puis les « bonnets de passe ».

Le XIXème siècle, voit l’explosion du chapeau en tant que coiffure féminine. Il fait alors l’objet de créations les plus fantaisistes. Suivant les saisons et les modes, il se porte très haut sur la tête ou au contraire il couvre la nuque.

La coiffure masculine, pendant cette même période, s’assagit pour ne devenir qu’un « chapeau de bras ». Il a délaissé ses ornements brillants et colorés d’avant le XVIIIè siècle qui ne seront conservés pour les coiffures militaires, ou plus généralement d’uniformes.
En effet le chapeau peut être un signe distinctif d’une grande école, d’une administration, d’un régiment, voire d’une seule personne.

Pour la femme au siècle dernier, il est le symbole de la classe sociale et des bonnes convenances, seule l’ouvrière ose sortir dans la rue la tête découverte.

Mais la libération de la femme, sa participation de plus en plus grandissante à la vie active, lui seront fatales. Il sera abandonné, tout comme le corset. On le trouve encombrant, voire ridicule. Il n’est plus guère porté que l’hiver, retrouvant là sa vocation première : se protéger du froid, ou l’été et lors de cérémonies officielles, ou lors de mariages.

Quoi qu’il en soit, la période qui s’étend de la fin du XVIIIème siècle à 1960 vit le triomphe de cet accessoire.

 

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http://www.masculin.com            Chapeaux, bonnets et chapkas, hiver 2009

 

 

 

 

Présentation du blog

Pourquoi s’intéresser aux accessoires de mode ? A quoi servent ils ? Quelle est leurs histoires ?

Comme les vêtements, les accessoires de mode ont une fonction à la fois utilitaire et symbolique.
Par exemple, les sacs à main permettent de transporter des objets. C’est leur fonction utilitaire. D’un point de vue symbolique, les sacs à main sont des objets qui signalent un statut social, un mode de vie selon leur marque, leur confection, etc.

C’est pourquoi nous avons voulu nous intéresser à certains accessoires. Savoir ce que les montres, les cannes, les chapeaux et autres objets à apparence futile pouvaient bien receler comme trésor.

 

L’image d’en tête est libre de droits d’usage, de distribution ou de modification y compris à des fins commerciales et à été prise sur http://fandebeaute.fr/wp-content/uploads/2011/08/Breakfast-at-Tiffanys-journ%C3%A9e-1.jpg