Akken révèle l’identité des territoires – entretien avec Laurence Giuliani, dirigeante d’Akken

Lancée il y a quelques mois, la start’up nantaise Akken propose, avec son projet Sonopluie, une balade sonore en parapluie géolocalisé. Un « contrepied poétique » aux traditionnelles visites guidées, qui sera présenté durant le Festival International du Tourisme (FIT).

Sonopluie Akken

Si vous croisez cet été, en plein cagnard, des touristes flanqués d’un parapluie ouvert, ne vous formalisez pas : il y a de fortes chances que leur présence ait quelque chose avoir avec Akken, une toute jeune start’up ligérienne. Depuis le mois de janvier 2017, la société développe, en collaboration avec les professionnels du tourisme, une balade sonore en parapluie géolocalisé. « C’est le projet Sonopluie », détaille Laurence Giuliani, dirigeante d’Akken. « Notre objectif est de révéler l’identité des territoires, en proposant un contrepied poétique aux visites guidées que l’on retrouve traditionnellement sur les sites touristiques. »

Akken fait en réalité du « sur mesure » pour chacun de ses partenaires touristiques : « Nous passons du temps sur place, sous forme de résidences d’artistes et de compositeurs, pour aller à la rencontre des gens qui y vivent. Nous nous intéressons principalement à la donnée humaine, pour retracer l’histoire contemporaine des lieux et créer un écho entre la grande Histoire et les petites histoires », complète cette ancienne directrice d’Office de Tourisme.
« Sonopluie est une réponse aux enjeux du slow tourisme en même temps qu’aux attentes des visiteurs, qui souhaitent aujourd’hui s’affranchir des contraintes et trouver des offres très personnalisées ». Sous le cocon-parapluie, le casque sur l’oreille, c’est une véritable expérience d’immersion que propose Akken, pour faire entendre à chacun des échos sonores, issus du travail de résidence, en correspondance directe avec l’environnement dans lequel le visiteur se trouve. « C’est un projet très connecté, mais avec une vraie simplicité d’usage », note Laurence Giuliani. « Un objet connecté au service de la déconnexion », conclut-elle.