Inviter l’art contemporain à la BUA

qu_il_plaise_informerL’initiative de mettre des galeries d’art contemporain au cœur des BU est venue d’une volonté délibérée et cohérente de Jean-Claude Brouillard, directeur de 1971 à 2002 et Olivier Tacheau, directeur de 2003 à 2012.

Contrairement aux deux histoires de collaboration précédentes avec la médecine préventive comme avec le service d’orientation et d’insertion professionnelle où la BU s’est contentée du “pouvoir de dire oui” pour faciliter des idées nées loin d’elle, le volet “Arts plastiques contemporains” de la politique culturelle de l’université d’Angers est d’abord né à la BUA avant d’être adopté en 2013 par la Direction de la Culture qui ne cesse, depuis, de lui donner légitimité, cohérence, visibilité et rayonnement. Continue reading

Coopérer avec le SUIO : Infocampus et portes ouvertes

infocampus_2017_accueilTout est parti du constat qu’à la rentrée, les étudiants ont avant tout besoin de se loger, se déplacer, sécuriser leur prévoyance santé, se repérer dans une ville nouvelle pour eux, d’acquérir de nouveaux rituels dans leurs premiers pas hors des habitudes du foyer parental.

Une fois ces besoins assouvis, ils sont en mesure d’assimiler leur métier d’étudiant*. Mais pas avant.

*  Selon la jolie formule du sociologue Alain Coulon, auteur en 1997 d’un ouvrage éponyme.

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Cyclobiblio 2018 : Angelle

Cyclobiblio Angelle

La BU d’Angers est partenaire en 2018 de Cyclobiblio Angelle – Angers La Rochelle.

Cyclobiblio, c’est une conférence itinérante et informelle de bibliothécaires qui sur les routes de France (ou d’ailleurs) échangent, visitent et imaginent les mille manières de faire vivre des bibliothèques d’aujourd’hui, en prise avec les communautés qu’elles desservent, et sont davantage affaire d’hommes et de femmes que de livres et procédures.

En pratique

Le Cyclobiblio 2018 partira d’Angers le 2 juin prochain : la journée d’ouverture sera l’occasion de faire découvrir et partager les bibliothèques angevines et de partager des moments rares avec des collectifs engagés. Continue reading

Prototype d’aménagement “comme à la maison” à la BU d’Angers

Cet article a été rédigé par Roman Spilotros, stagiaire DCB26 à la BU d’Angers de septembre à décembre 2017.

Présentation du projet

Les deux groupes de travail que j’ai animés ont été chargés de prototyper pour chaque site un espace confortable où les étudiants pourraient se sentir comme chez eux. L’enjeu majeur de ce projet était d’anticiper les usages de ces espaces et, une fois que ceux-ci seraient mis en place, de voir comment les usagers se les approprieraient.

A Saint-Serge, le groupe de volontaires comptait Sonia C., Céline C., Nicole H. et Pascale L.
A Belle-Beille, le groupe comportait Florent C., Katia F., Valérie F., Nolwenn G. et Véronique T. Continue reading

Besoins et usages (former à la signalétique en bibliothèque, épisode 5)

(Retrouvez les épisodes 1, 2 et 3 et 4).

Cette étape a pour objectif d’appliquer des méthodes de recherche sur les usages (en anglais User Experience ou UX pour faire plaisir à N. Clot) à une reprise ou à la mise en place d’une signalétique. Si ces techniques vous sont familières, vous resterez en terrain connu. Sinon, outre ce livre, consultez ceci.

1. Audit de contenu

J’en ai parlé un peu ici. La démarche consiste à faire la liste exhaustive de tous les contenus d’une signalétique : chaque affiche, chaque flyer, chaque panneau, chaque écran… tous les éléments d’information visuelle doivent être relevés ( Utilise, utilisable, désirable| p. 43). Pour ce faire, utilisez un tableur associé à des photos et posez-vous quelques questions en associant contenus et espaces : les premiers sont-ils concentrés dans certaines zones ? Ces contenus respectent-ils les différents principes d’une bonne signalétique ? Continue reading

Principes (subjectifs) d’une bonne signalétique (former à la signalétique en bibliothèque, épisode 4)

Former à la signalétique implique, à un moment ou à un autre, de prendre position. A mon niveau, les réponses ne portent pas sur des questions de couleur ou de forme. J’ai adopté quelques principes, mais ils ne sont pas esthétiques.

Cohérence : avec l’environnement graphique de l’établissement et entre les différents éléments qui la composent (exemple : la charte graphique d’une municipalité).

Simplicité : penser la signalétique pour le plus grand nombre : idéalement, elle devrait compréhensible par tout le monde. Un peu comme en littérature (“In signage and wayfinding, you must kill all your darlings“, a (plus ou moins) écrit W. Faulkner. A moins que la citation ne s’applique à un autre sujet).

Sobriété : le forme ne devrait pas prendre le pas sur le fond (autrement dit, le 1% artistique ne devrait pas être investi dans la signalétique).

Visibilité : poteaux, surfaces vitrées, luminosité… la signalétique ne devrait pas être cachée

Réversibilité : quel sera le devenir de la signalétique dans 10 ans ?

Durabilité : au niveau des matériaux, des couleurs…

Utilisateurs : “une bonne signalétique doit “répondre aux attentes du public plutôt qu’à celle des professionnels” (N. Bonnevide | 2011 | Imaginer une signalétique à l’image de la bibliothèque | In Concevoir et construire une bibliothèque | p. 237)

Bienveillance & ouverture : quel message délivre votre signalétique ?

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Se repérer dans la signalétique (former à la signalétique en bibliothèque, épisode 3)

(L’épisode 1 est ici, le 2 ).

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L’objectif de l’audit de contenu est de dresser la liste exhaustive des éléments de signalétique propres à un espace recevant du public. Une première étape, centrale, consiste à supprimer les éléments de signalétique superfétatoires en améliorant les services ou en supprimant les dysfonctionnements qui y sont liés. Comme souvent, moins, c’est mieux.

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Ce que peut la signalétique. Et ce qu’elle ne peut pas (former à la signalétique en bibliothèque, épisode 2)

(Pour lire l’épisode 1, c’est ici).

Former des professionnels aux enjeux de la signalétique en bibliothèque quand on n’est ni graphiste, ni architecte et que l’on a des goûts discutables : voilà l’enjeu. L’objectif est double : acquérir des compétences en analyse des espaces et des comportements d’orientation des usagers pour mettre en place ou rénover une signalétique en bibliothèque ; améliorer la signalétique des espaces intérieurs de la bibliothèque, sous forme de formation-action. Et la méthode tient en quatre axes, affinés au fil des années.

La première séquence s’appuie sur la méthode dite de l’audit de contenu. Le groupe, individuellement ou par binôme, passe au scanner tout ou partie d’un bâtiment recevant du public (hall de bibliothèque, hôpital, UFR…).

Comment ? Avec un carnet de note et un appareil photo, un smartphone ou une tablette. Le but est de répertorier de manière exhaustive tous les éléments de signalétique d’un espace, du “Tirez” de la porte d’entrée à l’interdiction de fumer des années 1990. Sans porter de jugement, à ce stade. Continue reading

Former à la signalétique en bibliothèque (1)

(Retrouvez les épisodes 2 et 3, 4 et 5).

En 2013, un groupe de travail (votre serviteur, SG et ES) a repensé l’ensemble de la signalétique de la bibliothèque Belle Beille. Cette dernière offrait en effet un type de signalétique indiquant la tripartition des espaces en zones (com, calme et silence) et… rien de plus : les collections, les espaces, les services ou encore les toilettes n’apparaissaient nulle part dans un bâtiment de près de 8000 m².

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Le projet, entre sa conception et sa réalisation, a mis plusieurs mois à se concrétiser – de février à septembre 2013 exactement. Il aura permis, outre de proposer un dispositif d’orientation visuelle cohérent au sein de la BU, de nous former, en profitant de l’expertise de Raphaëlle Bats (ENSSIB).

Les années passant, nous avons ajouté et parfois corrigé des éléments, en lien étroit avec le graphiste et l’imprimeur qui nous ont épaulé. La découverte des outils et méthodes UX a alimenté qui plus est notre réflexion – et si c’était à refaire, nous ne referions sans doute pas exactement de la même manière.

La signalétique d’un bâtiment recevant du public est en effet au croisement de plusieurs problématiques : les espaces, les usages, les services (dont les collections)… et les usagers, bien sûr. Y travailler régulièrement (pour la signalétique provisoire, mais pas que) constitue un bon exercice de remise en cause des présupposés professionnels qui nous habitent et, parfois, nous empêchent de mettre le doigt sur les améliorations possibles.

J’ai été amené les années suivantes à intervenir auprès d’un public d’étudiants en filière “Métiers des bibliothèques” pour expliquer la démarche menée. Chemin faisant, ces interventions se sont charpentées : d’une simple visite des lieux, elles ont progressivement pris la forme de travaux pratiques. L’enjeu, à mon petit niveau, est le suivant : comment former à la gestion d’un projet de signalétique en bibliothèque quand on n’est ni graphiste, ni architecte et qu’on a des goûts [hum]?

 

Accueillir les lycéens à la BU : Opération révisions (épisode 2)

L'opération Bac 2015 à la BUA

L’opération Bac 2015 à la BUA

Nous voici donc en 2015, dans une période de flottement manifeste autour de la question des lycéens en BU. Plus de visites massives, plus de formations, plus de partenariats…. Et pourtant les lycéens sont là, et particulièrement à l’approche des révisions du bac. Parallèlement, la BU Saint Serge connaît déjà un contexte de saturation des places assises à certaines périodes de l’année, dont celle-ci. Nous souhaitions mieux gérer la présence lycéenne, déjà remarquée en 2014, qui n’était pas sans poser des problèmes de cohabitation avec nos usagers étudiants habituels, peu enthousiastes à la vue de ces nouveaux arrivants parfois peu acculturés aux règles d’usage des lieux, venant occuper parfois bruyamment « leur » bibliothèque et qu’ils considéraient comme peu légitimes. Il s’agissait donc de faire cohabiter sereinement nos actuels et nos futurs usagers dans les espaces mais aussi dans leurs usages.

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