James Bond Girl

Une James Bond girl est un personnage féminin qui a un lien affectif avec James Bond, que ce soit dans un film, un roman ou un jeu vidéo. Par extension, on qualifie également de James Bond Girl les comédiennes qui incarnent ces personnages.

Les interprètes les plus caractéristiques sont Eva Green, Halle Berry, Michelle Yeoh et Jane Seymour.

Ces jeunes femmes au physique avenant sont souvent des espionnes, des victimes ou des criminelles rencontrées par 007 au cours de ses différentes missions. Elles entretiennent rapidement (à quelques exceptions près) une relation amoureuse/sexuelle avec Bond.

Toutes les femmes croisées par Bond ne font pas partie du « club » : par exemple, M au féminin et Miss Moneypenny ne sont usuellement pas considérées comme des James Bond Girls.

La quasi-totalité des romans et nouvelles de Ian Fleming inclut un personnage féminin, voire quelquefois plusieurs.

Bien qu’elles possèdent quelques traits de caractère propres, les Fleming Girls ont de nombreux points communs :

  • leur âge : entre 20 et 30 ans, soit dix ans environ de moins que Bond
  • leur beauté, qui répond à un schéma-type : de beaux visages, des peaux bronzées ou remarquablement pâles, de belles formes, une façon masculine de se comporter
  • leur érotisme : elles sont souvent peu vêtues, ne portant que bikinis et nuisettes, voire complètement nues
  • leur indépendance : contrairement aux femmes de la bonne société des années 50, elles ne restent pas au foyer mais travaillent pour la plupart
  • leur passé douloureux : Tiffany Case a été abandonnée par son père et violée à douze ans par un gang de voyous, Honey Rider a elle aussi été battue et violée…
  • un nom à double sens, évoquant leur attrait sexuel : des sages « Kissy » (de kiss, baiser en anglais) et « Mary Goodnight » (bonne nuit en anglais), aux plus osés « Honey Rider » (suggérant qu’elle aime chevaucher) et « Pussy Galore », qu’on peut traduire par « Minou à gogo » en argot anglo-saxon.
  • leur passage éphémère dans la vie de Bond : un seul roman, puis de très rares allusions dans les suivants, même pour la seule Madame Bond, qui ne survit pas au jour de ses noces.

Fleming décrit lui-même sa conception de la James Bond Girl parfaite dans son quatrième roman, Les Diamants sont éternels :

« La femme idéale doit savoir faire la sauce béarnaise aussi bien que l’amour. Il faut aussi qu’elle soit douée de tous les petits talents de société habituels. Des cheveux d’or. Des yeux gris. Une bouche à damner un saint. Un corps parfait. Et naturellement un grand sens de l’humour, de l’élégance, et une dextérité convenable aux cartes. Il attend d’elle, encore, qu’elle ne commette pas d’erreur de parfums comme la plupart des Anglaises. Qu’elle sache s’habiller : il adore les robes noires surtout sur une peau bronzée, pas trop de bijoux et des ongles exempts de vernis. »

 

James Bond en musique

Le James Bond Theme, la fameuse chanson qui accompagne le traditionnel générique des James Bond d’EON Productions, a été composé par Monty Norman en 1960 puis orchestré pour la première fois par John Barry pour James Bond contre Docteur No en 1962. À l’origine, cette chanson était une chanson créée par Monty Norman dans les années 1950 sous le titre de A House for Mister Biswas. La version « retouchée » donnera le James Bond Theme. La paternité de cette musique a été la source d’un long procès entre les deux auteurs, mais Monty Norman a finalement eu gain de cause en 2001.

Barry a continué la composition des musiques de onze films de Bond en plus de sa contribution (non créditée) pour Docteur No, et devient crédité avec la composition de 007, un morceau utilisé comme thème alternatif dans plusieurs films, tout comme le célèbre thème orchestré On Her Majesty’s Secret Service. James Bond Theme et On Her Majesty’s Secret Service ont tous deux été remixés de nombreuses fois par des artistes célèbres, tels que Art of Noise, Moby, Paul Oakenfold et Propellerheads. Les Beatles ont utilisé une partie du James Bond Theme dans l’introduction de leur chanson Help.

John Barry fut suivi par d’autres compositeurs et producteur de musique comme George Martin, Bill Conti, Michael Kamen, Marvin Hamlisch et Éric Serra. A partir du début du XXIe siècle, David Arnold devient le compositeur attitré de la série, et compose, en tout, la musique de cinq James Bond, jusqu’à Quantum of solace. En 2012, c’est au tour de Thomas Newman de prendre la relève pour « Skyfall »

Les chanson des films de James Bond ont été interprétées par des plusieurs vedettes de la chanson. 

Au Service Secret de Sa Majesté est le seul film à n’avoir qu’un thème purement instrumental, une ballade de Louis Armstrong : We Have All the Time in the World


Les incontournables Bond

Sean Connery est encore inconnu lorsqu’il prend le rôle de Bond. Il interprètera ce personnage au cinéma de 1962 à 1967 puis en 1971. Les producteurs n’avaient en effet pas les moyens de se payer une vedette pour un film de série B. Il impose l’image d’un tueur au sang-froid, sombre, cynique et quelque peu machiste, proche de celui que décrivait Fleming dans ses romans. Sean Connery obtient un succès immédiat et qui le propulse au rang de vedette internationale.

Roger Moore devient en 1973 et à 45 ans, le plus vieil acteur à débuter pour le rôle de James Bond et sera à 58 ans, en 1985 le plus vieil l’acteur à avoir joué James Bond. Roger Moore parvient à imposer l’image de James Bond plus léger, plus raffiné, moins noir et moins ancré dans la réalité. Il apporte un humour particulier à la série qui flirte avec la parodie et une certaine démesure avec des gadgets de plus en plus sophistiquées, des filles de plus en plus sexy et des décors de plus en plus impressionnants qui deviendront si caractéristiques de la série.

Pierce Brosnan reprend le rôle de l’agent secret après quelques années d’absence de 1995 à 2002. Après ces années de ballotements, la prestation de Brosnan est décisive et celui-ci est attendu au tournant. GlodenEyes est un succès planétaire et relance la carrière de Pierce Brosnan tout en redonnant un souffle à la série. Pierce Brosnan renoue avec la tradition du James Bond plus classe et flegmatique tout en restant sérieux et ténébreux. Son James Bond est aussi moins machiste.

Daniel Greg incarne en 2006 un James Bond qui rompt avec certains codes de la série : il est bien plus petit que ses prédécesseurs et blond. Son premier film, Casino Royale, reçoit un accueil chaleureux, aussi bien de la part de la critique que des spectateurs. Quantum of Solace, son deuxième film, adopte un ton moins sombre et concentre plus de scènes d’action. En2012, il reprend le rôle pour la troisième fois dans Skyfall.